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 " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]

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Paolo

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MessageSujet: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Sam 7 Avr - 22:02


Cela ne faisait que quelques jours que Paolo était entré au service de Cesare, le frère aîné de sa bien aimé Lucrézia mais déjà, il était confronté à un problème de taille. L'un des chevaux dont il avait la charge, un élégant étalon, avait un comportement très inquiétant. L'adolescent, qui connaissait bien les bêtes depuis le temps qu'il les fréquentait, lui avait rapidement diagnostiqué une fourbure et malgré tous ses efforts pour le remettre sur pieds, il constaté avec consternation que son état ne cessait d'empirer.

Ce matin là, en commençant le travail, il l'avait trouvé étendu dans son box, couvert de sueur. La pauvre bête refusait de s'alimenter depuis la veille et souffrait terriblement. En examinant le dessous de son pied, le jeune palefrenier avait découvert que ce qu'il redoutait le plus s'était produit : l'inflammation avait provoqué le basculement d'une de ses phalanges, phalange qui était venue perforer la sole devant la pointe de la fourchette et les blessures qu'il avait contracté dans des circonstances mystérieuses aggravaient considérablement l'affaire.

- Pauvre Pégase...

Conscient que le sort de l'animal était scellé, le paysan s'était assis à ses côtés dans l'espoir de parvenir à l'apaiser. Il n'avait jamais eu à abattre l'un des pensionnaires de l'écurie de Giovanni Sforza, son ancien maître mais cette fois, il savait qu'il n'aurait pas le choix et cela ne l'enchantait guère, même si une mort rapide était préférable à une longue agonie. Ses doigts se mouvaient encore lentement sur l'encolure de la bête quand le bruit des sabots d'une autre monture était parvenu jusqu'à ses oreilles.

Vif, mais sans toutefois faire de mouvements brusques pour ne pas perturber l'équidé, il s'était levé pour accueillir le nouvel arrivant, qui n'était autre que le cardinal en personne. Il l'avait salué avec respect, laissé mettre pied à terre puis il s'était saisit des rênes qui lui étaient confiées tout en se demandant comment lui annoncer la nouvelle sans risquer de le mettre en colère.

- Votre Éminence... puis-je vous parler ?

Il s'était interrompu le temps que l’ecclésiastique acquiesce avant de reprendre la parole :

- C'est à propos de votre cheval... J'ai fais tout ce que j'ai pu pour l'aider à se rétablir mais son état n'a cessé de s'aggraver jusqu'à aujourd'hui.

Sa responsabilité n'était pas vraiment engagée car lors de son arrivée, les jours de l'animal étaient déjà en danger, ce qui ne l'empêchait pas de craindre le courroux de son nouveau maître. Après tout, Sforza n'avait pas été tendre avec lui...

- ... Il est condamné mon seigneur...

Les yeux baissés vers le sol, il avait attendu une réaction, qu'il espérait non violente...




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Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Dim 8 Avr - 13:33

    Cesare revenait d’une visite au couvent de Sainte Cécile pour inspecter les lieux, voir si les sœurs ne manquaient de rien et apercevoir Ursula. La jeune femme avait passé son temps à éviter le cardinal prétextant qu’elle était fortement occupée et qu’elle s’en excusait auprès de son Éminence. Le jeune homme était donc revenue de cette matinée, l’esprit pensif et contrarié. En clair, Cesare Borgia n’était pas d’humeur ce jour-ci. Il retourna au palais Latran afin de réfléchir et préparer de nouvelles stratégies, il y avait beaucoup trop d’ennemis et il fallait s’en débarrasser le plus tôt possible. Le cardinal arriva dans l’écurie de la famille, Paolo était exclusivement chargé de ses chevaux. Ce dernier d’ailleurs vient à sa rencontre en le saluant comme il se doit. Borgia lui adressa un hochement de tête en signe de bienséance avant de sauter de son cheval avec classe. Paolo pouvait voir dans le regard du clerc qu’il n’était pas de très bonne humeur, quoiqu’il l’avait déjà vu ainsi le jour de leur rencontre. Le jeune homme était quelque un de froid et de méprisable au premier abord. En silence, l’ ecclésiastique donna les rênes de son cheval à Paolo. Alors qu’il n’envisageait pas de débuter une quelconque conversation avec le palefrenier par manque de temps, ce dernier prit la parole car il souhaitait parler de quelque chose à son Éminence. Cesare le regarda intrigué. Paolo comptait-il lui parler de Lucrezia ? Il en frémissait d’avance. Néanmoins, il autorisa le palefrenier à prendre la parole, celui-ci s’exécuta. Lorsqu’il évoqua le mot « cheval », le cardinal fut rassuré un court instant dans le sens où il ne s’agissait pas de sa sœur. Cependant, Borgia était toujours contrarié, son cheval….le clerc y tenait ! Il aimait collectionner les plus beaux chevaux et il aimait pouvoir galoper avec, cela lui apporter une sorte de liberté qu’il n’avait pas en étant ecclésiastique. Cesare jeta un œil en direction du box où se trouvait Pégase. Pauvre bête…dire que c’était son meilleur cheval de course…

    « Saleté de Juan ! »


    Laissa échapper le cardinal en songeant à sa dernière course de cheval. Juan avait osé tricher pour arriver à ses fins faisant tomber Cesare de sa monture. Déjà qu’il aurait pu le blesser, il avait blessé son cheval ! Borgia porté du mépris et de la haine envers son frère cadet. Le clerc contourna son palefrenier afin d’aller voir de plus près son animal mourrant. Il était au sol et ne prenait pas la peine de se lever tant la douleur était forte. Cesare s’agenouilla pour caresser son étalon et observa la blessure, ce n’était pas joli à voir. Fou de rage mais, ne laissant rien paraître au premier aspect. Il se redressa délicatement et sortit du box pour attraper une cravache, d’un pas décidé il se dirigea en direction des chevaux de Juan Borgia et tout cela sous les yeux de Paolo. Cesare était prêt à se venger de son frère.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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Paolo

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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Dim 8 Avr - 14:14


Au lieu de s'en prendre à lui, le Cardinal avait pesté contre son frère. Était-il à l'origine de l'état de sa monture ? Paolo l'ignorait mais il savait à quel point il était aisé de s'attacher à un animal si bien qu'il avait gardé ses distances quand son maître s'était agenouillé auprès de son " ami " mourant. Il ne voulait pas que sa présence l'empêche de lui faire des adieux décents s'il souhaitait le faire ni de laisser sa tristesse s'exprimer s'il en ressentait le besoin.

Il ne s'était pas attendu à ce qu'il se relève aussi vite pour s'emparer d'une cravache mais ce geste l'avait fait tressaillir. Giovanni Sforza était un homme colérique qui, pour calmer ses nerfs, n'hésitait pas à s'en prendre à tout ce qui l'entourait. Il avait presque tué l'une de ses femmes de chambre après une partie de chasse infructueuse et il n'avait pas hésité à le brutaliser également à plusieurs reprises.

Aussi, lorsqu'il avait vu Cesare se diriger vers les chevaux de son cadet pour les battre, il s'était senti obligé d'intervenir :

- Votre Éminence, je vous en prie...

Timidement, même s'il savait qu'il n'avait aucun droit d'agir de la sorte et que son attitude risquait de lui coûter une douloureuse punition, il était venu se placer devant lui dans l'espoir de le ralentir.

- Ne les malmenez pas, ils ne sont pas responsables de ce qui arrive...

Il s'était tenu prêt à se protéger le visage au moment ou le regard de l'homme d’Église s'était posé sur lui. Lui tenir tête alors qu'il lui permettait de voir Lucrézia le peinait mais il ne pouvait se résoudre à le laisser massacrer des bêtes innocentes sans réagir.

S'il voulait absolument un coupable, il préférait encore qu'il s'en prenne à lui. Il n'avait pas à payer pour l'incompétence du palefrenier qui l'avait précédé mais savoir que l'un des étalons dont il s'occupait souffrait et allait trouver la mort dans les minutes à venir lui suffisait. Et puis, avoir à en abattre deux ne faisait pas partie de ses projets...

- Vous risquez d'effrayer les autres mon seigneur... Évitez à Pégase de produire des efforts pour se redresser je vous en conjure...




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Dim 8 Avr - 17:23

    Le cardinal était hors de lui, Juan poussait de plus en plus les limites de sa patience à travers des provocations méchantes et insupportables. Son frère cadet cherchait sans cesse à rabaisser le cardinal. Ils étaient bien loin de l’amour fraternel de leur jeunesse. Le jeune homme s’était relevé et avait prit en possession une cravache prêt à se venger de son cadet. Il ne laisserait pas à Juan la chance de l’humilier une fois de plus. La seule idée qui lui vint sur le coup de l’impulsivité était de frapper ses animaux pour l’empêcher à son tour d’avoir une monture convenable pour ses activités. Mais, voilà que le palefrenier s’interposa pour l’empêcher de faire quoique ce soit. Pour qui se prenait-il ? Il n’aimait pas qu’on lui interdise quoique ce soit ! Pourtant, l’ecclésiastique arrêta son geste pour ne frapper ni Paolo, ni les chevaux. Le palefrenier avait raison, les chevaux n’y étaient pour rien dans toute cette histoire….alors si c’était le cas pourquoi Juan s’était permit de faire une chose pareil ?! La supplication de l’adolescent lui faisait rappeler qu’il n’était pas comme Juan. Cesare savait qu’il était beaucoup plus intelligent que lui, il ne fallait pas se rabaisser à son niveau même si c’était tentant. Borgia lâcha finalement la cravache et jeta un regard à Paolo qui n’avait pas bougé. Il n’avait aucune raison de le malmener, ce n’était pas de sa faute. Il soupira et lâcha alors :

    « Tu as raison, ces bêtes n’y sont pour rien mais, ils ne méritent pas d’avoir pour maître un tyran. On va leur redonner leur liberté. »

    Cesare Borgia avait une idée en tête, certes plus pacifique que la précédente. Il contourna Paolo et s’approcha des chevaux de son frère. Juan n’allait pas apprécier de se retrouver sans monture, l’idée était alléchante. Il caressa le cheval blanc de son frère et jeta un regard à Paolo :

    « Ouvres les boxs ainsi que l’entrée principale. Nous nous occuperons ensuite de Pégase. »

    Il caressa une dernière fois le cheval de Juan avant de laisser Paolo ouvrit tout les boxs appartenant à son frère. Le cardinal se faisait un plaisir de ruiner la journée de son cadet. Cesare se dirigea ensuite une nouvelle fois vers les boxs qui lui appartenait pour rentrer dans celui où se trouvait son cheval mourrant. Il l’observa sans un mot cherchant une solution à son malheur. L’animal risquait de souffrir quelques jours en plus s’il ne faisait rien maintenant. Il caressa l’animal de ses doigts. Borgia pouvait être un homme froid et sans scrupule, il savait aussi aimer. Le cardinal pouvait entendre les chevaux partir au galop en dehors des écuries du palais Latran.



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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Dim 8 Avr - 19:41


Paolo avait été soulagé de voir Cesare baisser sa cravache. Un autre l'aurait certainement battu pour l'insolence dont il venait de faire preuve mais une fois encore, il lui avait prouvé qu'il pouvait être un homme bon. Le dénommé Juan en revanche ne lui ressemblait visiblement pas. Le jeune palefrenier espérait que leurs routes ne se croiseraient jamais car un homme qui était capable de nuire à son propre frère était capable de tout...

Il avait obéit sans discuter lorsque son maître lui avait demandé de libérer les chevaux qui appartenaient à son cadet, conscient qu'ils ne tarderaient pas à être récupérés par des gens du peuple qui béniraient le ciel pour le précieux présent qu'il leur aurait offert. Les plus fougueux des étalons étaient partis au galop sans demander leur reste mais il lui avait fallu accompagner la jument du cheptel jusqu'à la grande porte du palais pour qu'elle consente à suivre les autres. L'adolescent les avait regardé s'éloigner pendant quelques instants avant de rejoindre l'homme d’Église au chevet de Pégase.

Même s'il s'efforçait apparemment de ne pas le montrer, l'aîné des Borgias était affecté par l'état de sa monture. Silencieux, son serviteur avait approché un seau d'eau d'eau fraîche de la bouche de la bête agonisante avant d'humidifier ses lèvres avec douceur. S'ils n'intervenaient pas et décidaient de laisser faire la nature, la fièvre et la maladie finiraient par l'emporter au bout de quelques jours durant lesquels sa souffrance ne ferait que croître. Si son propriétaire lui ordonnait au contraire de l'abattre, la douleur serait brève et il pourrait reposer en paix.

- Je crains qu'il n'y ait plus qu'une chose à faire mon seigneur...

Comment réagirait-il s'il se trouvait à la place de l'équidé ? Apprécierait-il que l'on mette fin à ses tourments ou s'accrocherait-il désespérément à la vie par peur de la mort ? Il l'ignorait et cette incertitude le faisait douter de sa capacité à accomplir son devoir. Il n'avait affaire qu'à une bête mais il estimait que toute vie était précieuse et ne devait pas être ôtée à la légère.

Il ne savait pas si l’ecclésiastique avait des habitudes spéciales en matière de mise à mort si bien qu'il l'avait laissé choisir de quelle façon il souhaitait voir partir son compagnon. En attendant que la décision soit prise, il s'était redressé pour éviter de transmettre son stress à l'étalon qui le sentirait immédiatement...




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Lun 9 Avr - 12:33

    Cesare était revenu auprès de son animal pour l’observer et réfléchir. Il n’y avait plus aucune solution. Les chevaux de Juan quant à eux reprirent leur liberté. Le cardinal se doutait bien que son acte allait avoir des répercussions auprès de Juan mais surtout du Saint Père. Borgia était prêt à assumer toutes les conséquences y comprit les gifles ! Son cadet était un cafard qui méritait ce qui lui arrive. Préoccupé par ses pensées, il en oublia l’amant de sa sœur qui était venu le rejoindre avec un seau d’eau. Il le laissa faire silencieusement. Paolo prit la parole pour dire que la mort était inévitable. Cesare était bien conscient de la chose, il ne pouvait pas laisser souffrir la bête quelques jours de plus. Le clerc releva la tête pour s’adresser au palefrenier. Ce dernier pouvait voir sur le visage de l’ecclésiastique toute sa haine vis-à-vis de son frère ainsi qu’un peu d’injustice dans son regard.

    « Oui abrégeons ses souffrances. »

    Il caressa une nouvelle fois la bête qui se laissait aller sans pour autant perdre goût à la vie. Cesare fixait toujours Paolo et ajouta :

    « As-tu déjà tué Paolo ? Ne serais-ce qu’un animal ? »

    Le cardinal se doutait de la réponse, s’il avait tué ne serait-ce qu’une fois il ne l’aurait sans doute pas empêché de frapper les chevaux de son frère. Cela pouvait paraître étrange mais, lorsque l’on tue, on peut y prendre facilement goût. Cesare ressentait cette sensation lorsqu’il tuait ses nobles sans valeurs ou encore ses cardinaux et autres personnes qui croiseraient sa route. Il se sentait supérieur et invincible. Borgia devait admettre qu’il avait aimé tuer le mari d’Ursula de ses propres mains, il était bien loin du poison attribuait au cardinal Orsini. Le jeune homme avait envie de recommencer mais cette fois il voulait tuer son frère…Juan devenait trop présent et sa présence devenait invivable…Cesare savait que ce n’était pas très orthodoxe pour un ecclésiastique de penser cela néanmoins, il était pécheur et n’en n’était plus à son premier péché. Borgia se redressa, il attendit que Paolo lui réponde et se dirigea à l’extérieur du box pour jeter un coup d’œil aux alentours afin de voir ce qui pourrait leur servir pour tuer l’animal.



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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Lun 9 Avr - 13:37

Paolo n'avait pas immédiatement pensé à la réaction qu'aurait le dénommé Juan en découvrant que tous ses chevaux avaient disparus mais à présent qu'il y songeait, il se disait qu'il aurait certainement des ennuis s'il se trouvait dans les parages lorsqu'il se mettrait en colère et chercherait le responsable de la fuite de ses bêtes. S'en prendrait-il à lui même s'il n'était pas son serviteur attitré ou se contenterait-il de massacrer son pauvre palefrenier pour le manque de réactivité dont il avait fait preuve ? Mais d'ailleurs, où se trouvait ce malheureux en ce moment même ? L'adolescent l'ignorait car il ne l'avait vu nulle part mais il trouvait étrange qu'il ait ainsi déserté son poste sans demander à quelqu'un de le remplacer...

Quand Cesare s'était redressé, visiblement prêt à abréger les souffrances de sa monture, il avait cessé de faire les cents pas dans l'écurie pour écouter ses ordres. Il ne s'était pas attendu à ce qu'il lui demande s'il avait déjà eu l'occasion de tuer par le passé mais il lui avait répondu sans mentir :

- Non mon seigneur, jamais.

Il n'avait pas honte de cela même si son employeur pourrait considérer qu'il s'agissait d'une lacune. Son travail consistait avant tout à s'assurer que les bêtes étaient en bonne santé, qu'elles étaient prêtes à servir leurs cavaliers en temps et en heures et que les locaux dans lesquels elles séjournaient demeuraient propres, pas à ôter la vie à qui que ce soit.

Il assumerait ses responsabilités s'il était contraint de le faire mais il ne prendrait aucun plaisir à tuer et prierait certainement pour n'avoir jamais plus à recommencer. En voyant le Cardinal revenir avec les mains pleines, il avait compris qu'il souhaitait étouffer l'étalon. C'était certainement la méthode la moins douloureuse et la plus rapide pour l'euthanasier mais il leur faudrait parvenir à le tranquilliser et à l'immobiliser s'ils ne souhaitaient pas risquer de prendre un coup de sabot pendant qu'il se débattrait.

- Je peux lui confectionner un mélange qui le fera somnoler si vous m'y autorisez.

Il s'était déjà servi de cette mixture à base d'herbes pour prodiguer des soins qui nécessitaient que le " patient " demeure immobile et il était certain qu'elle lui faciliterait à nouveau grandement la tâche cette fois-ci...




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Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mar 10 Avr - 11:02

    Cesare demanda à Paolo s’il avait déjà tué notamment un animal car, à vrai dire il n’imaginait pas le palefrenier tuer un homme de sang froid. Sa réponse affirma ses dires. Ce à quoi le cardinal répliqua comme s’il se parlait à lui-même :

    « Je m’en doutais. »

    Le jeune homme contourna son sujet pour aller à l’extérieur du box pour y récupérer quelques objets qui pourrait lui servir à tuer la bête. Borgia envisagea de lui ligoter les pattes afin qu’il ne bouge pas, il s’était ensuite emparé d’une sorte de couverture qui traînait dans les parages. Si Paolo n’avait jamais tué, il le ferait. Le clerc n’avait pas froid aux yeux et ne voulait pas infliger cette supplication au palefrenier. Il revint quelques minutes plus tard vers son serviteur et posa délicatement au sol ses objets. L’adolescent lui proposa d’adoucir la souffrance en lui préparant une mixture. Ce breuvage serait la bienvenue puisqu’il ne fallait pas tuer un homme mais une bête dont le poids était beaucoup plus impressionnant.

    « Fais donc. »

    Cesare le regarda partir pour préparer sa mixture. En attendait l’ecclésiastique devint pensif , il songea à comment s’y prendre. Si Micheletto était dans les parages, il l’aurait sûrement fait mais, Cesare l’avait envoyé à la recherche de Della Rovere. Les minutes passèrent et le palefrenier fit son apparition. Le cardinal s’écarta pour laisser ce dernier lui donner le breuvage pour apaiser la bête. Quant ce fut fait, il donna une corde à Paolo.

    « Nous allons lui attacher les pattes ensuite, je m’occupe du reste. »

    Cesare allait être l’ange noire, celui qui prend la vie quant il le juge nécessaire. Il ôterait la vie de l’animal. On dit de Dieu qu’il a un pouvoir absolue sur le monde, sur l’univers. Borgia lui avait le pouvoir de vie ou de mort, il pouvait égaler Dieu. Certes, le cardinal blasphème contre la Sainte Eglise dont il est l’un des représentant mais n’est-ce pas vrai ? Si Cesare souhaite tuer ce cheval, Dieu l’en empêchera comment ? Il ne fera rien. Il commença à attacher par les pattes avant les cordes sans trop lui faire de mal. Borgia pouvait sentir que le palefrenier ne semblait pas très à l’aise et pourtant, il n’en n’avait pas terminé, il lui demanderait de l’accompagner à une course.



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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mar 10 Avr - 11:58


Paolo avait brièvement détaillé les objets dénichés par le Cardinal avant de quitter l'écurie pour se lancer dans la préparation de sa mixture. Il connaissait les ingrédients qui la composaient par cœur si bien que le plus délicat pour lui serait de parvenir à mettre la main dessus. Fort heureusement, les plantes dont il avait besoin pour créer son calmant n'avaient pas été difficiles à trouver. Le jeune homme les avait écrasées ensemble avant d'ajouter un peu d'eau à la préparation. L'odeur qu'elle dégageait était forte, tellement qu'elle rebutait parfois les bêtes qui devaient l'ingurgiter mais il savait comment leur faire avaler sans heurts. Un verre du jus qu'il avait obtenu aurait certainement suffit pour droguer un homme adulte de solide constitution mais puisqu'un cheval pesait bien plus lourd, il avait du adapter les doses à sa morphologie.

Une fois de retour aux côtés de son maître, il s'était arrangé pour que la bête avale l'intégralité du liquide, sans aucune violence, puis il avait récupéré la corde qu'il lui avait confié, prêt à se soumettre à ses ordres. Le breuvage ne ferait pas effet immédiatement si bien que l'étalon risquait de paniquer s'il sentait que l'on entravait ses membres. Toutefois, conscient qu'il était déjà gênant que l’ecclésiastique pense à tuer sa monture par lui même à cause de son inexpérience en matière de mise à mort, Paolo s'était exécuté. Les nœuds qu'il avait fait étaient de bonne qualité mais ils s'étaient efforcé de ne pas trop serrer les liens afin que Pégase ne souffre pas d'avantage.

Il ne savait que trop bien ce que l'on ressentait lorsque l'on se retrouvait en position de faiblesse mais il ignorait si les animaux pouvaient ressentir le même stress qu'un être humain dans une situation similaire. L'équidé avait-il conscience qu'il vivait ses derniers instants ? Puisque la potion commençait à agir, c'était difficile à dire mais pour l'heure, il paraissait serein. Une fois que le quadrupède avait été soigneusement attaché, le paysan avait commencé à surveiller son pouls. Enfin, quand il avait estimé qu'il était suffisamment lent pour qu'ils puissent passer à l'action, il avait relevé les yeux vers Cesare.

- Je pense que c'est le bon moment.

Il s'était interrompu avant de reprendre :

- ... Êtes vous certain que vous ne souhaitez pas que je m'en charge votre Éminence ?

Il le ferait s'il le lui ordonnait, pourvu qu'il ne perde pas sa confiance...




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mar 10 Avr - 12:34

    Le cardinal laissa le soin à Paolo de faire boire le breuvage à son animal avant de l’aider à l’attacher. Cesare restait froid et insensible à cette tache, il ne montrait aucune peur ce qui pouvait stabiliser le cheval. Son maître ne ressentait rien alors il n’avait rien à craindre. En revanche, Paolo semblait ne pas être à l’aise. Borgia en conclue qu’il également jamais vu mourir un animal ou un homme. Ce serait sa première. Rien de bien réjouissant. L’ecclésiastique attrapa la couverture de laine et la plia tranquillement, le cheval qui somnolait et la délicatesse de son maître à ses côtés ne laissait rien présagé de ce qui allait arriver. Il n’y avait que Paolo et lui qui le savaient. Ses mains caressaient le tissue de ses doigts fins et il attendait, il attendait que la boisson fasse effet. Paolo lança le signal en évaluant son pouls. Le palefrenier proposa de tuer l’animal à la place de son seigneur. Cesare se retient de rire face à la demande. Le cardinal ne voulait pas de bavure et il ne voulait pas affliger des cauchemars à l’amant de sœur. Gardant pourtant l’air sérieux, il dit alors :

    « ça ira, tu m’as suffisamment aidé. »

    Cesare reposa son regard sur la bête qui semblait dormir ou du moins l’effet du breuvage semblait faire effet. Il caressa une dernière fois son visage avant de prendre en main la couverture et de la plaquer le plus rapidement possible sur le visage du cheval. Borgia s’était penché le plus possible sur l’animal pour empêcher l’air d’intervenir dans ce meurtre. L’animal se mit à pousser un gémissement et trembler pour se débattre. Les cordes firent son effet et empêchèrent l’animal de gesticuler d’avantage. Le clerc concentra sa force sur la couverture pour éviter que le cheval respire. Au bout d’une dizaine de minutes qui furent sans doute longue pour le palefrenier. Cesare Borgia fit signe du regard d’observer si le pouls continuait à battre. À la réponse négative, il retira doucement la couverture pour laisser voir le visage mort du cheval. Le jeune homme resta silencieux. Il était toujours en train de réfléchir, cette fois à l’idée de se débarrasser du cheval. À eux deux, ils ne pourraient pas le déplacer, un poids mort était très lourd à soulever. Brisant le silence, il regarda Paolo :

    « Nous allons le laisser ici…Je demanderais à des serviteurs de le déplacer et de le brûler.. »



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mar 10 Avr - 13:16


A l'évidence, le Cardinal ne le pensait pas capable de tuer sans bavure. C'était une bonne nouvelle pour lui qui n'avait aucune envie d'accomplir cette tâche ingrate si bien qu'il n'avait pas insisté, même s'il se sentait un peu coupable de le contraindre à abattre sa propre monture. Paolo savait qu'à défaut d'étouffer lui même l'animal, il devrait le regarder mourir si bien qu'il n'avait pas détourné les yeux quand Cesare avait plaqué la couverture sur sa tête pour commencer son ouvrage, même si les gémissements étouffés de la bête lui avaient fait de la peine. Les minutes qui s'étaient écoulées avant l'immobilisation complète du corps avaient été longues et désagréables à vivre. L’ecclésiastique avait bien faillit lui faire subir le même sort qu'à l'étalon le jour de leur rencontre si bien qu'il n'avait pu rester complètement insensible à sa mise à mort. Il avait été bref au moment de constater le décès et à l'instant où l'aîné des Borgias s'était redressé, il s'était autorisé à s'adosser contre un mur le temps de reprendre ses esprits. Il n'était pas fragile au point de s'évanouir devant un " spectacle " comme celui auquel il venait d'assister mais une première fois était toujours assez marquante.

Les deux jeunes hommes étaient restés silencieux jusqu'à ce que le propriétaire des lieux annonce qu'il ferait emporter le cadavre par d'autres serviteurs.

- Bien mon seigneur.

Le palefrenier savait qu'il devrait bientôt se remettre au travail. Il ne se doutait pas une seconde que Cesare lui demanderait de prendre la route avec lui si bien qu'il avait enchainé avec une question qui le taraudait :

- Que devrais-je dire à votre frère s'il m'interroge au sujet de la disparition de ses chevaux ?

Son maitre souhaitait-il lui faire savoir qu'il était à l'origine de son désappointement ou préférait-il qu'il l'ignore ? Paolo espérait qu'il prendrait les mesures nécessaires pour empêcher son cadet de s'en prendre à ses propres montures car même avec toute la bonne volonté du monde, le garçon d'écurie qu'il était ne pourrait l'empêcher très longtemps de leur nuire s'il décidait de le faire et qu'il était armé.




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Sam 14 Avr - 12:03

    Cesare comptait se débarrasser de l’animal le plus rapidement possible pour ne pas laisser pourrir sa dépouille dans l’écurie. De plus, le cardinal préférait le faire brûler que de le donner à nourrir, il tenait à son animal pour lui éviter une telle fin. Le jeune homme observa Paolo quelques instants, ce dernier reprit la parole pour lui demander ce qu’il devait faire si Juan venait à l’interroger sur ces chevaux. Le clerc eu un sourire amusé face à cette question notamment en songeant à la tête de son cadet lorsqu’il découvrirait la supercherie. Il tenta de reprendre son sérieux, désirant garder sa froideur habituel auprès de Paolo :

    « Tu lui diras que tu es parti faire une course pour moi et que tu n’étais donc pas sur les lieux à ce moment là. »

    Le cardinal avait sortit cette excuse dans le but de défendre Paolo, il se serait plutôt permit de lui faire dire d’autres remarques du style « c’est la volonté divine » ou encore accuser le palefrenier de son frère mais, il ne voulait pas courir le risque que l’adolescent se fasse toucher. Si Lucrezia apprenait qu’on l’avait violenté elle leur en voudrait. Cesare ne voulait pas voir de sa sœur de la déception dans son regard suite à ses faits et gestes. Après un léger silence, il reprit :

    « Juan n’est pas stupide, il saura d’où vient cet affront. Néanmoins, je souhaite qu’il n’utilise aucune de mes montures. Il marchera à pied et cela pour son plus grand bien. »


    Sa dernière phrase était de l’ironie bien évidemment. Il savait que cette histoire allait finirent en bagarre, son frère n’était pas du genre à se laisser faire bien au contraire. Mais, ces conflits devaient rester entre eux, le palefrenier n’y était pour rien et il n’avait rien à craindre tant qu’il avait la protection de Cesare Borgia. Le cardinal n’en n’avait toujours pas terminé avec son palefrenier. À l’origine, il était venu pour un but précis mais, son cheval l’avait éloigné de la voie divine de ses objectif.

    « J’aurais encore besoin de tes services pour la journée. À titre d’accompagnateur. »

    Cesare devait faire un tour auprès des Colonna habitant dans Rome. Il avait entendu parlé de vendetta de leur part. Il semblerait qu’ils n’aient pas appréciés être gouvernés par un Pape « catalan ». Borgia envisageait de les rallier à sa cause de force.




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Lun 16 Avr - 9:26


PS : j'ai posté pour être sûre de ne pas effacer ma réponse par erreur mais prends ton temps pour répondre^^



Cesare aurait pu choisir de faire don de la viande de son cheval mais il avait préféré se débarrasser de son corps d'une autre façon. Même s'il avait déjà souffert de la faim, Paolo pouvait le comprendre. Voir un animal auquel on s'était attaché être découpé et cuisiné devait être douloureux. Quoi qu'il en soit, il était sage d'évacuer au plus vite la dépouille des écuries : si elle venait à commencer à se décomposer, ce qui ne tarderait pas à cause de la chaleur, les autres équidés risquaient de tomber malades.

Le palefrenier n'avait pas été complètement rassuré par la réponse de son maître. Il ne connaissait Juan que par sa réputation mais il doutait que cette excuse bancale lui suffise. Enfin, le Cardinal connaissait certainement suffisamment son frère pour ne pas risquer de se priver des services de son nouvel employé à cause d'un accès de violence et surtout, de se mettre sa sœur bien aimée à dos.

L'adolescent était conscient que l’ecclésiastique se souciait bien d'avantage du bien être de la demoiselle que du sien, ce qui était parfaitement normal. Toutefois, l'amour que lui portait Lucrézia lui assurait une certaine sécurité car s'il venait à être blessé, elle serait très contrariée ce que son aîné semblait vouloir éviter à tout prix.

- Bien.

Il n'irait pas à l'encontre des ordres qui venaient de lui être donnés. Si le cadet de la famille Borgia se présentait, il feindrait l'ignorance et il s’efforcerait de le tenir éloigné des montures de Cesare. Et si les choses venaient à dégénérer eh bien...il aviserait.

Lorsqu'il avait appris que le Cardinal attendait autre chose de lui que son travail de palefrenier ce jour là, il s'était interrogé : où pouvait-il donc bien souhaiter qu'il l'accompagne et pourquoi ? Comme cela faisait un petit moment qu'il était entré à son service, il commençait à lui faire confiance si bien qu'il lui avait fait comprendre qu'il le suivrait sans faire d'histoires.

- Dois-je seller un autre cheval mon seigneur ?

S'il avait l'intention d'aller loin, le fils du Pape ne le ferait sûrement pas marcher. Son âne avançait d'un pas régulier mais il était lent, bien trop lent pour suivre des bêtes taillées pour la course si bien qu'il devrait se résoudre à lui faire un prêt s'il ne souhaitait pas qu'il le retarde...




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mer 25 Avr - 20:11

    « Oui à moins que tu veuilles m’accompagner à pied. »

    Dit le cardinal avec un sourire en coin. Cesare laissait montrer un peu de sympathie envers son palefrenier. Bien évidement, il reprit aussitôt son sérieux et son froid légendaire ne voulant pas montrer ses faiblesses. Borgia lui montra de la main un box où se trouvait un cheval noir :

    « Prends celui-ci »

    L’ecclésiastique se dirigea vers son cheval déjà préparé puisqu’il l’avait utilisé une heure auparavant. Il lui caressa le visage et finit par monter dessus en attendant Paolo. C’est donc avec élégance que Cesare Borgia était à cheval. Sans sa soutane rouge, il ressemblait à un dirigeant d’armée, il avait la carrure et le regard pour ce genre de rang. Pourtant, il était contraint à rester pieux et à laisser ce rôle à son frère Juan. Quelques minutes plus tard quand son palefrenier avait finit de se préparer une monture pour l’accompagner. Celui-ci arriva auprès de lui après avoir ouvert la porte. Les deux hommes sortirent du palais Latran. Il faisait encore jour puisqu’ils étaient en début d’après midi. Ils trottèrent, il faut dire qu’ils n’étaient pas pressés. Cesare souhaitait aller chercher du poison dans un quartier malfamé de la ville. D’ailleurs, il envisageait de laisser les chevaux à un palefrenier travaillant dans une auberge la plus proche afin de pouvoir se balader dans les rues sans aucun risque d’être volé. Borgia jeta un coup d’œil en direction de Paolo afin de voir le suivait toujours. Ce dernier était resté muet depuis qu’ils étaient partis. Trouvant qu’il ne connaissait pas assez l’homme qui convoitait sa sœur, il décida de lui arracher quelques mots pour en connaître plus sur la personnalité du paysan :

    « Sais-tu où nous allons Paolo ? »

    Cesare s’était permis de l’appeler Paolo. Le cardinal lui montrait sa sympathie et essaya de le mettre à l’aise. Bien évidemment, cela ne fait pas de doute dans le fait que Paolo restait toujours inférieur à lui mais quitte à faire un bout de chemin ensemble comme aujourd’hui et jusqu’à ce qu’il ne soit plus son palefrenier.



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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Jeu 26 Avr - 11:52


Paolo avait attendu que son maître lui donne ses ordres avant de se mettre au travail. Le cheval qu'il avait consenti à lui prêter était une bête magnifique qu'il avait sellé rapidement mais avec douceur, comme à son habitude. Une fois qu'il avait eu réglé ses étriers, il avait ouvert les portes de l'écurie et il s'était hissé sur le dos du gracieux animal pour suivre son employeur au petit trot.

L'adolescent aimait monter mais il avait rarement l'occasion de le faire. Par respect, il restait derrière le Cardinal, même si ses compétences en matière d'équitation n'étaient pas moins développées que les siennes. Son ancien maître ne supportait pas qu'on lui vole son statut de chef de file et puisqu'il n'était guère bavard, son escorte se déplaçait généralement en silence. Le paysan avait donc été un peu surpris que l’ecclésiastique lui adresse la parole, ce qui ne l'avait pas empêché de lui répondre :

- Non mon seigneur.

Comment le saurait-il puisqu'il ne lui avait donné aucune explication ? Encouragé par la sympathie que lui témoignait l'aîné des Borgias, il avait légèrement talonné l'étalon qui le portait pour se mettre à sa hauteur. Il était curieux de savoir ce qu'il attendait de lui cet après-midi là mais il n'avait pas osé lui poser la question, de peur de le froisser. En règle générale, les puissants n'appréciaient guère que leurs serviteurs se montrent trop curieux.

Cesare était un homme charismatique. Son palefrenier avait déjà eu l'occasion de remarquer que de nombreux regards se tournaient vers lui lorsqu'il évoluait en ville si bien qu'il s'efforçait de lui faire honneur. Fort heureusement pour lui et contrairement à d'autres gens du peuple, abimés par le temps ou par la maladie, il présentait plutôt bien, même s'il n'avait pas sa noblesse, loin s'en faut.

Ses cheveux étaient aussi noirs que la robe du fougueux Capitain, sa monture, si bien qu'il formaient un " couple " harmonieux. La bête ne demandait qu'à galoper mais pour l'heure, Paolo était contraint de réfréner ses ardeurs...




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mer 2 Mai - 0:06

    Cesare était sur son cheval et se dirigea dans la Rome qui avait accueillit les grands puissants de l’antiquité. Son palefrenier était derrière lui. Le cardinal décida de lui adresser la parole voulant connaître la personne qui partageait la couche de sa sœur. C’est pourquoi il demanda s’il savait où ils allaient, avait-il une petite idée ? La réponse fut négative, Paolo semblait bien naïf ou pas assez curieux. Le cardinal ne savait pas s’il devait voir cela de façon positive vis-à-vis de sa sœur ou négatif. Peu importe, il n’allait pas le tester seulement sur une vulgaire question. Entre temps, l’adolescent était venu galoper à ses côtés. Cesare n’y voyait pas d’inconvénient, il préférait avoir des personnes à côté de lui que derrière car de dos tout les coups sont permis.

    « Nous allons au marché noir. Cet endroit est une merveille pour l’art de tuer un ennemi. »

    Borgia tira sur ces rênes de son cheval pour le faire accélérer. Lorsqu’ils arrivèrent dans une rue encore abordable de la ville, les deux hommes firent garder les chevaux. Cesare mit le capuchon de sa cape noire sur sa tête et observa Paolo :

    « Personne ne doit savoir que le fils du Pape est ici. »

    L’ecclésiastique avait enlever sa bague de cardinal pour la ranger dans sa poche. Cette bague permettait de montrer son rang et de privilégier de sa sacralisation c’est-à-dire que personne ne pouvait le toucher car ce serait porter atteinte à Dieu. Il emboîta le pas et entra dans le marché. Des cris des vendeurs, des gens pauvres et autres personnes étranges s’y trouvaient. On y trouvait également d’étranges produits comme de la magie, du vaudou et de la contrebande. Ce marché vendait des objets que l’on ne trouve pas dans le marché populaire de la cité. Borgia entra dans une sorte de cabane toujours en compagnie de Paolo. Il s’adressa à l’homme qui se trouvait à l’intérieur :

    « Donnes-moi de ton meilleur poison qu’on puisse le mélanger à n’importe quel breuvage. »

    L’homme exécuta et tout se passa pour le mieux. Au moment de payer l’homme, ce dernier remarqua sûrement par rapport aux vêtements que Borgia était un noble, il pourrait tirer des bénéfices avec plutôt que de ses simples pièces. Il allait l’attaquer quand soudain…



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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Mer 2 Mai - 11:37


Paolo était d'un naturel curieux mais avec le temps, il avait appris à ne pas trop poser de questions. Son ancien maitre n'aimait pas ça et il le lui avait fait savoir à plusieurs reprises. Cesare semblait différent sur ce point là aussi toutefois puisqu'il lui avait dit où ils se rendaient sans même qu'il ait à lui poser la question.

- Avez vous des ennuis votre Éminence ?


Être un Borgia impliquait certainement d'avoir de nombreux détracteurs. Qui comptait-il tuer avec ce qu'il récupérerait dans cet endroit lugubre et fort mal fréquenté ? L'adolescent n'y avait jamais mis les pieds mais il avait entendu dire qu'il valait mieux être armé et accompagné lorsque l'on s'y aventurait. Voilà qui expliquait peut-être pourquoi son maître avait tenu à ce qu'il voyage avec lui...

Après avoir confié leurs chevaux à un homme de confiance, ils s'étaient enfoncés vers les quartiers les plus sombres de Rome. L’ecclésiastique avait recouvert sa tête d'un capuchon en lui expliquant qu'il ne devrait pas être reconnu au cours de leur escapade et son palefrenier, qui comprenait parfaitement pourquoi une telle précaution était nécessaire, lui avait fait comprendre qu'il ne dirait ou ferait rien qui puisse le trahir.

Les gens qu'ils avaient croisé sur leur route étaient pour la plupart de pauvres bougres en haillons mais parmi eux rodaient des voleurs et d'autres individus beaucoup moins fréquentables. Le paysan avait presque été soulagé de rentrer dans une cabane miteuse à la suite de son employeur. Cependant, il lui avait suffit de croiser le regard du vendeur pour deviner qu'il était un brigand de la pire espèce, l'un de ceux qui n'hésitaient pas à vous poignarder dans le dos pour vous dépouiller de vos biens ou vous punir à la moindre contrariété.

Il avait donné à Cesare le poison qu'il lui avait demandé sans rechigner mais au moment de passer à la caisse, tout s'était accéléré. Paolo avait deviné, au moment où il avait vu le marchand esquisser un mouvement suspect, qu'il allait porter un coup à son maître. Jamais il ne se serait interposé entre Giovanni Sforza et un adversaire potentiel mais cette fois là, il n'avait pas pris le temps de réfléchir.

Vif, il avait mis Cesare hors de portée de l'attaque de son interlocuteur en le poussant brusquement sur le côté. L'objet qui fondait vers lui avait été intercepté par son épaule et, furieux que son plan ait été contrarié, l'agresseur lui avait envoyé son poing dans l'estomac. Le souffle coupé, le palefrenier s'était rattrapé à ce qu'il avait pu pour éviter de s'effondrer. Il espérait que sa diversion aurait permis à son accompagnateur de dégainer son arme et de se tenir prêt à riposter...




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Lun 7 Mai - 1:13

    « Pas encore mais ça ne saurait tarder. »

    Dit-il d’un ton sérieux sans pour autant être désagréable. Borgia n’était pas agacé par sa question, au contraire il trouvait cela intéressant. Bien évidemment, on ne pouvait pas tout lui demander mais il voyait bien que Paolo n’était pas du genre à le harceler de questions, il savait s’abstenir ce qui était parfait. Le jeune homme avait des ennemis lui et sa famille mais, pour le moment il préférait garder le poison qu’il allait acheter pour une occasion qui viendra sûrement très prochainement, il ne se faisait pas de soucis la dessus. Paolo et Cesare pénétrèrent dans un magasin, il demanda un poison des plus puissant n’aimant pas rater sa cible. Alors qu’il allait pour payer, rien ne se déroula comme prévu. Borgia tendit les ducats quand soudain il se retrouva poussé contre une étagère. Le cardinal eu mal sur le moment. Cependant, le clerc avait d’autre chose à penser que la douleur : l’action, Paolo venait de recevoir un coup de poing dans le ventre devant ses yeux. Le palefrenier lui avait évité la mort, il lui était redevable et pouvait compter sur lui dès à présent. Il repenserait à tout cela plus tard. Il devait les faire sortir de là sinon ils risquaient de finir embroché sur une lame pour quelques pièces. Rapidement, Borgia sortit sa dague et se précipita vers les deux hommes. Le cardinal improvisait, il n’avait peur de rien et Micheletto lui avait enseigné quelques techniques. C’est donc tête baissé que le jeune homme rendit le coup de poing que le commerçant avait fait en lui faisant sur le visage. Cesare regarda Paolo comme pour lui dire de s’éloigner. Ainsi débuta une valse de coups. Mais, le commerçant eu le malheur de sortir à son tour une arme prêt à le tuer. Borgia n’avait plus aucune raison de réfléchir, il poignarda l’homme sous les yeux de Paolo, se tachant les vêtements au passage. Quelques goûtes de sangs avaient éclaboussés. Tu ne tueras point disait la Bible…trop tard, encore un péché. Pourtant, il s’agissait là de légitime défense. Peu importe, ils ne leur arriveraient rien, le préfet de Rome était détenu par son frère. Cesare reprit sa dague ensanglanté qu’il essuya avec un vieux chiffon qui traînait et la rangea, il s’approcha de son palefrenier :

    « Tu vas bien ? »




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MessageSujet: Re: " Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire. " [ Cesare ]   Lun 7 Mai - 18:53


Le coup que Paolo avait reçu à l'estomac l'avait rendu nauséeux. Plié en deux, toujours accoudé à l'étagère à laquelle il s'était accroché, il s'efforçait de respirer lentement en attendant que la douleur passe. Cesare avait su tirer profit de son intervention pour prendre l'avantage sur ses agresseurs. Incapable de lui venir en aide, il l'avait regardé se battre avec une certaine admiration. Il était seul contre deux et pourtant, il se démenait pour emporter la victoire, comme si la peur n'avait aucune emprise sur lui. Il n'avait pas été choqué de le voir poignarder mortellement son adversaire car même si voir un être humain rendre son dernier soupir était désagréable, il savait qu'il n'avait fait que se défendre.

Le palefrenier avait opiné du chef quand il lui avait demandé s'il allait bien. Conscient qu'il leur était impossible de s'attarder dans le magasin dont ils venaient de tuer le propriétaire, il s'était redressé pour suivre le Cardinal jusqu'à l'endroit où ils avaient laissé leurs chevaux en arrivant. Les regards que les individus louches du quartier malfamé qu'ils avaient du retraverser pour regagner le Palais Latran lui lançaient le mettaient encore plus mal à l'aise qu'à son premier passage si bien qu'il n'avait pas traîné, malgré son léger handicap temporaire.

Lui qui était ordinairement si à l'aise sur une selle avait souffert en lançant sa monture au trot. La moindre secousse lui donnait l'impression qu'il allait rendre son déjeuner mais il avait tenu bon. L'aîné des Borgia devait être assez satisfait de leur escapade, même si elle avait bien faillit lui coûter la vie. Il avait récupéré le poison qu'il recherchait et il était certain de ne pas avoir de problèmes avec quiconque à cause de l'affrontement qui l'avait opposé aux bandits car il était issu d'une famille influente.

L'adolescent n'avait pas agit comme il l'avait fait pour s'attirer ses bonnes grâces, même si monter dans son estime était une bonne chose pour lui. Son maître était le frère de sa bien aimé et l'oncle de son fils, il était donc tout à fait normal qu'il fasse tout son possible pour le garder en bonne santé lorsque l'occasion se présentait.

Une fois de retour aux écuries, il s'était laissé glisser de sa monture avec un certain soulagement. Il était resté appuyé contre son flanc durant quelques instants afin de reprendre ses esprits puis, il l'avait attachée, tout comme celle de son seigneur, en attendant de les débarrasser de leur équipement.

Enfin, les deux hommes avaient échangé quelques mots avant de se séparer pour vaquer à leurs occupations respectives. L'adolescent avait le sourire ce soir là lorsqu'il s'était endormi, malgré ce qu'il avait vu au cours de sa journée pour le moins mouvementée. Il avait l'agréable sensation que Cesare ne le voyait plus simplement comme un parasite qui s'était entiché de sa sœur, ce qui était vraiment important pour lui...




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