† N'ayez pas foi en eux †
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Dim 22 Avr - 13:08


Cesare avait semblé apprécier le geste de son palefrenier, ce qui avait contribué à donner à ce dernier le courage de garder le bras tendu en direction de Juan. S'il le décidait, il pourrait le blesser très sérieusement mais il était prêt à tous les sacrifices pour pouvoir continuer à voir Lucrézia. Jouer au héros ne l'intéressait pas. Il se serait bien abstenu de le faire s'il avait eu le choix mais il n'avait pu se résoudre à laisser son maître se faire malmener sans réagir.

Le Cardinal ne l'aimerait jamais comme un frère, même s'il le laissait fréquenter sa sœur, notamment à cause de son statut. Il ne le considérerait jamais comme un égal, ni comme un père digne de ce nom pour son neveu et, comme venait de lui signaler le gonfalonier, il pourrait décider de lui tourner le dos du jour au lendemain. Pourquoi faisait-il tout de même preuve d'autant de dévouement en sachant toutes ces choses ?

Comme il n'avait effectivement plus de famille depuis plusieurs années, il n'avait rien d'autre à perdre que la demoiselle dont il était tombé amoureux et le fils qu'ils avaient eu ensemble. Et puis, l’ecclésiastique avait été le seul à faire preuve de bonté à son égard lorsqu'il était arrivé à Rome et il demeurerait certainement le seul Borgia à lui offrir sa complicité et sa protection...

Paolo s'était attendu à sentir la lame de la dague de Juan s'insinuer dans sa chaire ou, au mieux, à voir son poing heurter son visage. Au lieu de cela, son maître avait été poussé sur lui avec violence. Le choc avait été assez rude mais ce n'était rien comparé à ce qu'il aurait pu subir. Soulagé que l'ivrogne se soit éloigné, il avait laissé échapper un discret soupir. Toutefois, en croisant à nouveau le regard de Cesare, il avait deviné qu'il était prêt à s'élancer en avant pour corriger son frère et faire durer les hostilités.

Debout derrière lui, il s'était autorisé à venir poser l'une de ses mains sur le haut de son bras pour le dissuader d'agir de la sorte. Il n’exerçait aucune pression si bien qu'il n'aurait aucun effort à faire pour se " libérer " s'il choisissait de ne pas tenir compte de sa recommandation silencieuse mais il craignait que les choses finissent par mal tourner si le " duel " s'éternisait...




On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Dim 22 Avr - 22:09

    Cesare était toujours le dos collé à Juan, sa gorge goûtait à le froideur de la lame. Allait-il mourir ici dans cette écurie ? N’était-il pas voué à d’autres projets qu’une mort cynique ? Il était persuadé que non. Son frère ne le tuerait pas, il le regretterait et perdrait toute l’affection de leur père. Paolo prit son courage à deux mains et proposa de se faire saigner au lieu de son maître Le cardinal lui était reconnaissant mais, il ne laisserait pas le palefrenier souffrir, il ne tenait pas à ce que l’homme de la vie de sa sœur. Juan semblait quant à lui indifférent au geste du palefrenier, préférant se moquer de lui par un rire cristallin qui répercuta jusqu’à ses oreilles. Le gonfalonier répondit à sa question. Il ne souhaitait pas impressionner son frère. Chose qui fit rire le jeune homme mais se rappelant qu’il avait une larme qui le menaçait de mettre un terme à sa vie, Cesare s’abstenait. Le clerc répliqua néanmoins à Juan :

    « Dans ce cas pourquoi faire cela si ça ne résume à rien ? »

    Et voilà que son frère repart à la chasse en lui crachant que l’ainé lui faisait pitié d’accorder de l’importance à un paysan et non à son petit frère. Juan ne savait pas qui était ce palefrenier, il était bien plus qu’un simple pauvre pour Lucrezia Cesare se préoccupait du morale de sa petite sœur, la voir souffrir était pour lui de la torture. Oui, entre choisir cette situation ou voir Lucrezia pleurer, il préférait la première option. Juan n’avait pas tort lorsqu’il disait à Paolo qu’il se sacrifiait pour un homme qui du jour au lendemain pouvait lui tourner le dos. La sympathie du cardinal était incertaine, il jouait selon les situations. Si la relation du palefrenier avec Lucrezia apprenait à se savoir, il serait contraint à prendre des choix. De plus, le palefrenier était soumis à son maître il y avait toujours une dépendance. L’adolescent pouvait en profiter pour ne plus être soumis à son maître. Bien évidemment, il avait tout à perdre et Cesare était bon pour le moment. Son cadet décida de lâcher son frère, il le poussa sur le jeune homme manquant de le faire tomber et de tomber également. Borgia jeta un regard à Paolo avant de se retourner vers son frère. Juan reprit la parole pour dire que leur rivalité ne cesserait jamais enfin jusqu’à ce que l’un deux meurt. Cette remarque ne plaisait guère à Cesare. Comment son frère pouvait-il penser une telle chose et l’affirmer ? Certes, le cardinal y avait pensé aussi mais il n’avait jamais songé passer à l’acte. C’était son frère après tout, qu’il soit détestable ou non, il l’aimait et il ne se permettrait pas de faire souffrir sa famille. Si pour un grand nombre la mort de Juan pourrait satisfaire plus d’un, pour sa famille, ils seraient malheureux. Pourtant, outre la tristesse qu’il ressentait, son côté sombre prenait le dessus. Il s’agissait de la partie obscur de l’ecclésiastique, il avait une envie de vengeance. Faire taire une fois pour toute le gonfalonier et lui montrer de quoi il était capable. Cesare serait prêt à tuer, à le tuer. D’une rapidité dont il avait le secret, le clerc s’empara de son épée et dans un élan de rage il s’apprêta à lancer le coup fatal :

    « TU VAS REGRETTER TES PAROLES !!!! »

    Cesare fut arrêté dans son geste par une main sur son épaule : celle de Paolo. Il ne le serrait pas et pourtant le fait qu’il posa sa main sur lui, le ramena à la réalité. Le cardinal n’était pas seul, il ne pouvait pas faire ça devant ses deux jeunes gens. Tout comme il ne pouvait pas tuer son frère. Borgia jeta brusquement son épée au sol où le bruit de la lame retentit. Le clerc jeta un regard noir à Juan, il voulait tout dire.

    « Sors d’ici Juan !!! Tu n’as plus de chevaux, tu n’as donc plus rien à faire ici, ni ton palefrenier d’ailleurs. »

    On pouvait entendre dans sa voix cette élan de haine et de colère qu’il tentait de contenir pour ne pas éclater. De plus, le fait d’inclure le palefrenier de Juan là dedans, permettait à Cesare de le renvoyer de la tutelle de son cadet, ainsi il ne souffrirait plus de ses coups.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas

«  Unholy Knight ϟ j u a n »
Juan Borgia

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : tiny. (avatar)
  CÉLÉBRITÉ : David Oakes
  PARCHEMINS : 1098
  ARRIVÉ(E) À ROME : 01/04/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mar 24 Avr - 16:22

Juan s'en était pris à son frère et pourtant, il lui avait pas encore fait du mal, du moins pas physiquement, son sang ne coulait toujours pas en dehors de sa peau, cette peau qui en presque la sienne. Ces deux frères qui ont environ deux ans de différence et qui ont vécu ensemble, qui se sont toujours soutenus dans leur enfance contre les autres enfants détestables, Cesare venait à la ressource de son frère cadet et Juan le remerciait à sa façon et vice-versa. Ils s'amusaient à se courir après avec une épée en bois et à se battre, tels des jeux d'enfants. Le jeune cadet pouvait compter sur son frère, lui faisant confiance, mais ce n'est plus tellement le cas de nos jours, Juan ne sait pas s'il peut encore se fier à lui, voyant que tous les deux ont pris un chemin différent, mais malgré tout, ils restent des Borgia et surtout, deux frères. Les jeux auxquels qu'ils jouaient, il y a quelques années ne sont plus les mêmes, du moins, ils ont pris une autre tournure, très différente de l'enfance. Et pourtant, ces souvenirs remontent, il y a à peine dix ans, peut-être un peu plus, sachant qu'il n'a que dix-huit ans aujourd'hui. Cela fait un bout qu'ils ne se sont pas sourit ou même pas mis d'accord sur un point, ou bien leur ancienne complicité. Oui, cela faisait bien longtemps et ce n'était pas près de revenir apparemment. Cesare ne se montrait pas plus malin que Juan même. Il sortait des répliques comme s'il se foutait de ce qu'il se passait et qui voulait peut-être montrer qui était capable de tenir tête à son frère cadet en essayant de le remettre à sa place. Et pourtant, cela ne servait à rien puisque ça ne faisait qu'augmenter une haine qui était déjà présente. C'est peut-être la petite quantité d'alcool qui avait en lui qui le rendait ainsi, Juan s'était pris aux deux palefreniers, avec raison selon lui et aussi à son frère qui, encore le provoquait à sa façon. C'était aussi à son tour de provoquer son ainé, il le faisait en le traitant de faible surtout et qu'il n'en vaut même pas la peine. Juan continuait tout de même de pointer sa dague sur les trois hommes devant lui, plus ou moins loin. Il restait sur ses gardes pour se mettre à reculer de quelques pas, la porte n'étant pas très loin de lui.

Juan était donc prêt à sortir, mais il eut la surprise, peut-on appeler ça surprise, de voir son frère s'emparer de son épée et de le pointer sur son cadet comme s'il allait pour le tuer. Il fronça les yeux, mais avait légèrement reculé en le fixant dans les yeux, il voyait dans les yeux de son frère, la rage et probablement la haine. Et se tournant vers Paolo qui semblait essayer de faire calmer son frère. Juan tourna la tête vers l'épée qui venait de tomber au sol avant de sourire de façon assez sarcastique, moqueur peut-être même. « Tu vois quand tu veux. Tu montres enfin ta véritable nature, Borgia. Tu seras toujours ainsi même si tu iras traverser la terre pour aller aider un homme blessé. Tu n'y peux rien, c'est dans nos veines, dans notre sang. » Borgia secoue légèrement la tête en s'avançant de quelques pas pour le regarder. « Je ne regrette pas ses paroles, mais toi, tu regretteras ce geste. » Il n'était pas du genre à oublier les évènements de genre et son frère le sait. Juan le regarde de façon assez sérieuse avant de regarder les deux autres. « Dites-vous que je ne serai jamais très loin de vous et donc, ne faudrait pas que je tombe sur l'un de vous. » Juan les regardent de façon un peu menaçante, car en même temps, c'était bel et bien une menace. Il remet en place sa dague là où elle va, dans son fourreau. Il pousse fortement la porte de l'écurie en criant: « DÉSORMAIS, JE N'AI QU'UN SEUL ET UNIQUE FRÈRE. » Juan ne se tourne même pas vers l'écurie, la porte étant bien ouverte et les gens très curieux de savoir ce qui se passait là-dedans, avec ses cris et ses bruits. Il s'éloigne et finit par partir ailleurs, là où son frère ne sera pas.


Juan « Do you love me, brother ? »
Cesare  « I would kill for you. »
Juan « But do you love me ? »
Cesare « As I love myself. »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mer 25 Avr - 11:53


Paolo avait été soulagé et heureux que son geste ait une influence sur la décision de son maître. Il ignorait s'il aurait été jusqu'à tuer son propre frère mais puisqu'il était entré dans une colère noire, il avait préféré éviter de le laisser prendre ce risque. Après s'être débarrassé de son épée en la jetant sur le sol de l'écurie, Cesare avait renvoyé le palefrenier de son cadet devant lui avant de lui ordonner de quitter les lieux. Le malheureux paysan avait semblé soulagé qu'on lui redonne sa liberté, même si cela impliquait qu'il se retrouve sans ressources le temps de retrouver du travail. La dernière menace que son ancien maître avait proféré lui avait fait comprendre qu'il devrait quitter la ville au plus vite s'il souhaitait rester en vie. Paolo quant à lui, devrait continuer de compter sur la protection de l’ecclésiastique pour échapper à son courroux.

Il avait été peiné par la dernière phrase que le gonfalonier avait prononcé avant de s'éclipser, conscient que les paroles faisaient parfois plus mal que des coups. L'impétueux général des armées Papales regretterait sûrement d'avoir renié son aîné lorsqu'il prendrait conscience de la gravité de son acte, du moins, s'il avait un cœur, mais pour l'heure, le mal était fait. Désireux de laisser son employeur digérer ce qui venait de lui être dit, il s'était abstenu de lui adresser la parole pendant quelques minutes. Attirés par les éclats de voix, quelques curieux s'étaient rassemblés aux alentours de l'écurie, dont la porte était restée ouverte. L'adolescent les avait brièvement rassurés mais il leur avait fait comprendre, en repoussant les lourds panneaux de bois brut, qu'il valait mieux qu'ils se dispersent avant que le maître de maison quitte les lieux à son tour.

Pendant qu'il s’exécutait, son collègue avait eu le temps de se redresser. Encore un peu sonné mais néanmoins capable de marcher, il s'était incliné devant Cesare pour le remercier de la bonté dont il avait fait preuve à son égard, avait croisé son regard puis il avait définitivement disparu de la demeure des Borgias. Désormais seul avec le Cardinal, Paolo l'avait approché pour venir s'immobiliser à environ un mètre devant lui. Il demeurait silencieux mais il restait à sa disposition. Il doutait qu'il veuille lui parler de ce qui venait d'arriver mais il lui demanderait peut-être de lui seller un cheval pour aller se défouler en galopant un peu...




On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Jeu 26 Avr - 21:24

    Cesare se rendait compte de son geste. Il n’avait pas besoin de la parole bien veillant ou stupide de son frère pour comprendre qu’il regretterait. Le cardinal ne souhaitait pas tuer Juan et pourtant…Son cadet le poussait à bout, il devenait trop encombrant dans cette famille. Le gonfalonier décida de partir et cria qu’il n’avait plus qu’un seul frère : Joffre. Borgia tressaillit. Comment pouvait-il dire une chose pareil ? Même Cesare n’oserait jamais dire une telle chose, il aimait Juan avec ses qualités et ses défauts même quant il est bourré il l’aimait. Son frère ne semblait pas réagir de la sorte. Comme si Cesare ne comptait plus dans son existence. L’ecclésiastique était bouleversé par de telles paroles. Il essaya de ne rien montrer mais, son mutisme et sa droiture en disait long. Des bruits de chuchotements se firent entendre, des personnes s’étaient approchés de l’écurie pour espionner ce qui se passait. Borgia allait s’énerver d’avantage, il allait leur bondir dessus mais, Paolo prit l’initiative de faire arrêter ses commérages en fermant les portes après que bien évidemment le palefrenier de son frère le remercie et parte. Cesare se pencha pour ramasser son arme, il passa délicatement ses doigts sur la lame comme pour l’observer et il la rangea aussitôt à sa ceinture. Le cardinal ne savait plus quoi faire. Il devait aller voir sa mère mais, cette dernière remarquerait ce qui ne va pas. Il n’avait pas non plus la tête à aller voir Lucrezia et Giovanni, ni quiconque. Paolo se plaça devant lui et le regarda dans l’attente d’un ordre ou autre. Cesare n’avait pas la force de lui ordonner quoique ce soit. Il soupira et jeta un coup d’œil à la cuisse du palefrenier :

    « Comment va ta jambe ? Tu as enfin vu ce qui me servait de frère. »

    Le jeune homme soupira une seconde fois et contourna Paolo pour se diriger vers ses chevaux et les observer comme pour choisir lequel il allait prendre. Oui, sûrement que le cardinal allait partir se promener à cheval pour se changer les idées. Cesare songea à ce qu’avait dit Juan au sujet de sa personne. Il était un Borgia et quoiqu’il fasse cette marque le poursuivrait toute sa vie, il avait du mal au fond de lui, il n’était pas si gentil que le palefrenier le voyait, son frère avait raison.




Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Jeu 26 Avr - 22:27


Cesare s'efforçait de ne pas le montrer mais il était évident qu'il était encore choqué par les paroles de son cadet. Il aurait pu décider de briser quelques objets pour se défouler mais au lieu de cela, il était resté figé. Le palefrenier avait baissé les yeux vers le sol lorsqu'il lui avait demandé comment allait sa jambe : il appréciait qu'il se soucie de sa santé mais le fait qu'il s'inquiète pour lui alors que son moral était manifestement au plus bas le gênait un peu.

- Bien mon seigneur. Je ne sens déjà presque plus rien.

Il avait quelque peu altéré la réalité mais il estimait que ce n'était pas le moment de se plaindre. Et puis, il avait connu bien pire... L'individu qui servait de frère à son maître était vil. Paolo ne le portait pas dans son cœur mais il ne lui était pas permis d'exprimer son animosité. Aussi, il s'était contenté de hocher la tête pour réagir à la déclaration du Cardinal, en affichant un air désolé.

Il l'avait laissé le contourner pour rejoindre ses bêtes sans dire un mot et ne l'avait rejoint qu'au bout de quelques minutes. A l'évidence, Cesare observait d'avantage ses chevaux pour se changer les idées plutôt que pour élire celle qu'il allait monter.

- Merci d'être intervenu. Il semblerait que la dette que j'ai contracté auprès de vous lors de notre première rencontre ne cesse de croître...


Il avait fait preuve d'un peu plus d'audace qu'à l'accoutumée en prononçant ses derniers mots mais à aucun moment il ne s'était montré insolent ou irrespectueux. Il espérait que son interlocuteur comprendrait par leur biais qu'il ne comptait pas le trahir de sitôt et que ce qui venait d'arriver ne changeait en rien l'idée qu'il se faisait de sa personne.

S'il avait été plus proche de son employeur, il se serait permis d'ajouter une remarque sur la colère, qui poussait souvent les gens à agir de façon irrationnelle mais comme il n'était encore pour lui que le paysan qui avait engrossé sa sœur, il avait préféré s'abstenir d'ouvrir à nouveau la bouche...






On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Sam 28 Avr - 21:36

    Le cardinal avait demandé par politesse comment allait la jambe de son palefrenier, a vrai dire il était ailleurs et ne se souciait nullement de la réponse. Cesare ne répondit rien, il était songeur et triste. Il avait beau chercher d’où venait le problème entre Juan et lui, il ne trouvait pas véritablement de réponse. Peut-être était-ce du au fait que Rodrigo souhaitait un fils dans l’Église et un dans l’armée. Eux qui étaient si proches avaient du se séparer pour emprunter des chemins différents. Son frère était à présent un étranger devant ses yeux. Non pas qu’il ne le reconnaissait pas comme sa famille loin de là mais, il ne reconnaissait plus le Juan qu’il avait toujours aimé. C’était bien cela, la haine avait fait place à la tristesse. A croire que le gonfalonier préférait ses chevaux à sa famille. De plus, le clerc avait honte de la réaction de son frère. Comment pouvait-il se montrer si insensible face à son propre frère devant des personnes ? Certes, il s’agissait des paysans mais, il en oubliait que c’était grâce à eux que beaucoup de choses fonctionnent. Leur père avait pourtant tenté d’expliquer cela à Juan mais ce dernier continuait à se montrer supérieur à ces hommes. Cesare lui, préférait s’allier avec eux. C’est en adoptant cette stratégie et obtenant l’appuie du peuple que le cardinal triomphera dans ses actions politiques. Le jeune homme décida de contourner son palefrenier pour observer les chevaux. Rare était les fois où Cesare Borgia était désarçonné, il ne savait pas quoi faire. Il redoutait déjà un éventuel repas de famille. Rodrigo n’apprécierait pas cette dispute entre les deux frères, lui qui désirait une famille unie et soudée. Le rêve de Rodrigo partait petit à petit en fumée, si Juan et Cesare continuaient dans cette voie, il risquait d’avoir de lourdes conséquences….peut-être la mort d’un d’entre eux comme l’avait suggérer le cadet. La mort…devait-il en arriver là ? Borgia espérait toujours trouver une autre solution pour ne pas produire un tel acte. Une voix l’extirpa de ses pensées : celle de Paolo. Le cardinal s’était approcher d’un de ses chevaux pour lui caresser la crinière. Il resta silencieux avant de finir par lui répondre :

    « Il n’y a pas de dette Paolo. C’est moi qui avait donné l’ordre. Je dois assumer les conséquences de mes actes. »


    Cesare ne regrettait pas d’avoir fait libérer les chevaux notamment en voyant comment Juan avait traité les palefreniers. Néanmoins, il regrettait la tournure des évènements. Il avait espéré que son frère réagisse autrement tout comme avant après tout ils n’étaient pas leur première crasse. Son cadet avait pu le tuer lors de la course, il suffisait que son cheval tombe sur lui ou qu’un autre arrive. Ce qu’avait fait Cesare n’était en rien meurtrier, il n’avait mit personne en danger.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Sam 28 Avr - 22:43


Cesare était intervenu parce qu'il estimait que c'était juste. Il lui avait donné l'ordre de libérer les chevaux de son cadet et il assumait son acte jusqu'au bout. Toutefois, Paolo n'en démordrait pas : tant qu'il serait à son service, il s’évertuerait à tout faire pour le remercier de lui permettre de fréquenter Lucrézia. Constatant que son maître était toujours dans un état second, le jeune paysan avait décidé d'essayer de lui changer les idées en lui faisant part d'une bonne nouvelle, nouvelle qu'il pensait lui annoncer avant l'arrivée de Juan.

- Puis-je avoir votre attention pendant quelques instants ?


Mystérieux, il s'était doucement emparé du licol d'une jument qui se reposait dans un box situé à l'écart des autres, jument qu'il avait conduit jusqu'au centre de la pièce. Constatant qu'elle était un peu nerveuse, il avait murmuré quelques mots pour la rassurer avant d'inviter le Cardinal à se rapprocher. Lentement, il avait fait glisser sa main de son dos jusqu'à son ventre pour repérer ce qu'il cherchait et lorsqu'il l'avait trouvé, il avait relevé les yeux vers l'aîné des Borgia.

- Posez votre main ici. Juste là, contre son flanc.

Le palefrenier avait laissé son interlocuteur, visiblement un peu sceptique, s'exécuter avant de lui sourire et de le questionner :

- Vous sentez ?

La bête n'était pas malade et pourtant, l’ecclésiastique devait sentir une bosse sous ses doigts, bosse qui se déplaçait parfois, et qui finirait par devenir un adorable petit poulain...

- Naya a été saillie par Pégase quelques mois avant votre accident mon seigneur. Elle devrait mettre bas cet hiver.

Cesare avait perdu sa monture préférée mais la nature avait décidé de lui donner une chance de retrouver les gènes de son étalon dans un de ses descendants. La future mère avait commencé à prendre du poids et le phénomène ne ferait que s'amplifier jusqu'à ce qu'elle mette son petit au monde...




On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Dim 29 Avr - 12:56

    Cesare était toujours ailleurs, il ne comptait pas augmenter la dette de ce dernier car tout était de sa faute, il n’était que son complice dans toute cette histoire. Alors qu’il regardait toujours sans but ses chevaux, Paolo vint le rejoindre et lui demanda un peu d’attention. Borgia lui lança un regard intrigué et froid. Que voulait-il ? Il soupira et finit par hocher de la tête pour lui faire part de toute son attention. Le palefrenier s’éloigna de son maître pour aller récupérer dans un box une de ses juments. Le cardinal resta silencieux tout en observant la bête. Paolo lui fit ensuite signe de s’approcher du cheval, ce qu’il fit donc en silence, il avait les bras croisés contre son torse ce qui montrait qu’il n’avait pas la tête à supporter toute idiotie et autre et encore moins qu’il avait envie de plaisanter. Le palefrenier avait intérêt de le déranger pour une bonne cause. Paolo caressa l’animal et descendit sa main jusqu’au ventre de la bête, Cesare toujours silencieux le regarda intrigué. Que faisait-il ? Quant il lui demanda d’approcher sa main et de faire de même, le cardinal eu quelques hésitations. Puis il décroisa ses bras pour faire l’effort demandé, il passa sa main sur le ventre de la jument et eut une étrange sensation. Il touchait la vie.

    « Oui je sens. »

    Dit-il en adressant un sourire à Paolo. Le jeune homme s’était prit au jeu et il devait admettre que c’était impressionnant. Son palefrenier reprit la parole en expliquant que ce poulain appartenait à Pégase. Il trouvait cela miraculeux. Borgia gardait à présent ce sourire, il regarda son beau frère :

    « ça alors ! La vie fait parfois bien les choses ! Ce poulain appartiendra à Giovanni. Bien sur lorsqu’il grandira, j’imagine que Lucrezia va me traiter d’inconscient avant de fondre devant cet animal. »


    Il lâcha un petit rire joviale avant de regarde de nouveau Paolo et lui adresser un regard sympathique tout en caressant l’animal :

    « Tu prendras soin d’eux, ton fils sera fier de savoir tout l’amour que tu portes à ces animaux et à son poulain. »


    Cesare avait utilisé deux mots étranges : « ton fils. » , ainsi il montrait qu’il considérait Paolo bien plus qu’un simple serviteur, il le voyait en quelque sorte comme son beau frère malgré les classes sociales qui les séparent et le fait que Borgia soit le maître de ce dernier. Néanmoins, il montrait de l’estime envers le paysan et prouvait qu’il acceptait finalement sa relation avec sa sœur.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Dim 29 Avr - 13:41


Cesare avait semblé se prendre au jeu et le palefrenier avait atteint son but en parvenant à lui redonner le sourire. Heureux que son maître oublie temporairement sa dispute avec le gonfalonier, il avait continué de caresser le ventre de la jument avant de s'immobiliser en l'entendant annoncer que le poulain qui naîtrait dans les mois à venir reviendrait à son fils. Il lui était reconnaissant de prendre soin de Giovanni comme s'il était un enfant tout à fait légitime, de veiller à ce que Lucrézia ne manque de rien et de se montrer si bon avec le paysan qu'il était, tellement qu'il ne savait pas comment lui montrer.

- Giovanni a de la chance de vous avoir pour oncle.

Le sourire de Paolo s'était un peu terni lorsque son interlocuteur avait repris la parole. Il était heureux qu'il lui témoigne de l'estime bien évidemment, mais il ne savait pas s'il aurait l'occasion de voir son fils grandir...

- ... Vous croyez ?


A supposer qu'il n'ignore pas son existence, le petit garçon n'aurait aucune raison d'être fier de lui. Il était destiné à grandir dans un monde différent du sien, un monde où ses modèles seraient des nobles, des princes et des rois. Dans ces conditions, comment pourrait-il être fier d'être le fils d'un palefrenier ?

Les doigts de l'adolescent couraient toujours sur la peau de l'équidé quand son dernier cauchemar lui était revenu en mémoire. Avait-il vraiment bien fait de venir jusqu'à Rome pour rejoindre sa bien aimée ? N'avait-il pas été égoïste en agissant de la sorte ? N'aurait-il pas mieux fait de la laisser l'oublier et se remarier avec un homme de son rang ?

Il l'aimait trop pour renoncer à elle mais plus le temps passait, plus il se disait qu'il y serait peut-être contraint... Il avait été tenté de profiter de la situation pour demander au Cardinal ce qui, d'après lui, était le mieux pour sa sœur mais il avait peur de la réponse. Qu'adviendrait-il de lui s'il lui affirmait qu'elle serait bien plus épanouie s'il disparaissait ? Son amour était la seule richesse qu'il possédait, une richesse qu'il chérissait plus que sa propre vie si bien qu'il n'était pas sûr de pouvoir endurer sa perte...




On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mar 1 Mai - 13:16

    Face à son compliment vis-à-vis de Giovanni, Cesare se mit à sourire. Il aimait cet enfant comme son propre fils. Ce petit bout de chou mettait un peu d’innocence chez les Borgia. Le jeune homme avait dit que le fils de ce dernier serait sans doute fier de son père. Paolo demanda…et bien il ne savait pas ce qu’il lui demandait exactement puisqu’il s’arrêta en plein milieu de sa phrase. Que croyait-il ? Cesare ne répondit pas immédiatement pour réfléchir à la portée de ses mots. Il caressa toujours la crinière de l’animal.

    « Je ne vais pas te mentir Paolo, Sa Sainteté ne voudra pas que Giovanni connaisse son père. Il lui prévoit sans doute un dessein bien plus honorable. Il en va de même pour Lucrezia. Votre idylle ne durera pas éternellement. »


    Cesare savait qu’il n’y était pas allé de main morte, il voulait lui montrer ce qui en était de la réalité. Après tout à quoi bon lui mentir et dire que tout ira bien ? Pour le moment, personne ne se doutait de cet amour ci ce n’est Cesare, Giulia et Vanozza qui gardaient le secret pour préserver le couple. Borgia jeta un regard au palefrenier qui semblait perturber par ce qu’il venait de dire. Peut-être ressentait-il des coups de poignard lui arracher le cœur ? L’aîné connaissait ce sentiment là…le jour où Ursula avait mit un terme à leur liaison décidant de devenir bonne sœur au couvent de Sainte Cecile. Borgia se montra proche de Paolo en posant sa main sur son épaule de façon amical et de sorte à lui montrer qu’il compatissait.

    « Si tu veux un conseil, ne penses pas à l’après. Profites du moment présent tant que le temps te le permet. Il vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets. Profites de ma protection et n’envisages rien d’autre. »


    Le cardinal enleva sa main de l’épaule du palefrenier. À croire que depuis quelques temps, Borgia commençait à avoir confiance en cet homme. Il devenait donc plus sympathique tout en gardant ses limites. Cesare Borgia n’était pas du genre à se faire des amis, il fallait pour cela gagner sa confiance. Néanmoins, Paolo avait gagné sa confiance et il prenait le risque de lui accorder un peu d’importance quitte à ce que ces actes ne plaisent pas à Juan ou à son père.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mar 1 Mai - 14:26


La gorge de Paolo s'était serrée quand Cesare avait repris la parole. Il n'était pas assez naïf pour croire qu'il pourrait passer le reste de ses jours avec Lucrézia et leur enfant mais la vérité, lorsqu'elle était si cruelle, était tout de même douloureuse à entendre. Le Pape ne tarderait pas à trouver un nouveau mari à son unique fille, un homme digne de son rang qui pourrait lui offrir une vie heureuse et prospère. Il ne lui resterait alors plus qu'à s'effacer définitivement et à quitter Rome. Mais pour aller où ? L'adolescent avait l'impression que quelqu'un s'amusait à comprimer sa cage thoracique tant elle le faisait souffrir. Il n'avait pas trouvé le courage d'ouvrir la bouche, certain qu'il ne pourrait s'exprimer correctement dans son état si bien qu'il s'était contenté d'écouter ce que lui recommandait son maître.

Il s'efforçait de profiter au maximum de l'instant présent mais avec l'épée de Damoclès qui pendait au dessus de sa tête, ce n'était pas toujours facile. Enfin, se lamenter n'arrangerait pas les choses... Le fait que le Cardinal pose sa main sur son épaule lui avait redonné un peu de baume au cœur. Il n'y aurait pas " d'après " mais il lui était reconnaissant de rendre le temps qu'il lui restait à vivre plus agréable.

- Je regrette sincèrement de vous mettre dans une situation si délicate mon seigneur...Vous, votre mère... Lucrézia...


Il savait qu'il n'avait pas le droit de s'attacher à la belle Borgia, d'autant plus qu'elle était unie à un autre homme lorsqu'il l'avait rencontrée mais son amour avait été plus fort que sa peur qu'un quelconque châtiment, terrestre ou divin.

- Je devrai vous supplier de me tuer avant qu'un scandale éclate et vienne ternir votre réputation...

Ce serait la seule solution efficace pour le contraindre à renoncer à la jolie blonde mais à 17 ans, le paysan n'avait encore rien vécu. Comment, dans ces conditions et en étant si profondément épris d'une demoiselle, aurait-il pu souhaiter mourir ?

- Pensez vous que Dieu me pardonnera d'avoir aimé votre sœur ?





On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mer 2 Mai - 12:40

    Cesare avait été franc vis-à-vis de Paolo. Qu’il ne se fasse pas d’illusion il n’y aurait jamais de remède à cette situation, si ce n’est la fin de ce couple. Borgia tenta néanmoins d’apaiser sa souffrance en gardant le côté positif. Le palefrenier s’excusa pour causer du tort à sa famille ou du moins les personnes qui étaient au courant de ce secret. Borgia ne répondit rien. Il avait des secrets bien pire que cela. Alors, il ne courrait pas à sa perte en préservant cet amour de toute curiosité. Quand Paolo dit qu’il voulait le supplier de l’achever afin d’éviter qu’on salisse sa réputation, Borgia se mit à rire. Sa réputation était déjà salit par des rumeurs absurdes tout comme il savait aussi bien les faire taire. Ainsi, si on apprenait pour Lucrezia et Paolo, le cardinal serait éteindre ses rumeurs.

    « Ton scandale ne sera rien en comparaison de la furie de ma sœur si elle apprenait mon crime ! »

    Oh oui si Lucrezia apprenait qu’il était arrivé malheur, que son frère en soit le commanditaire ou bien un simple inconnu, la jeune femme lui en voudrait toute sa vie. Bien sur, il n’avait pas pensé à tuer Paolo, enfin si ce n’est lors de leur première rencontre. C’est pourquoi il était amusé de la situation. Il n’avait pas à faire une telle chose. Pour le ressaisir, Borgia reprit son sérieux :

    « Allons donc ! Je te prie d’arrêter tes jérémiades et ne te préoccupes pas de notre réputation nous ne t’avons pas attendu pour avoir des ennuis et des frivolités. »

    Cesare était plus que sérieux. Peut-être parce qu’il n’appréciait pas les personnes qui se lamentaient sur leur sort, il détestait les personnes faibles. De plus, il n’aimait pas qu’on se soucis de lui. Quand Paolo demanda si Dieu lui pardonnerait d’aimer sa sœur. Borgia soupira. L’Église…même en dehors on lui demandait conseille vis-à-vis de Dieu. Ce genre de question ne plaisait pas à Cesare dans la mesure où il n’y croyait pas. Du moins, il était croyant mais, il en savait bien assez sur Dieu pour dire qu’il ne fera rien. Est-ce qu’il lui pardonnera lors de sa dernière heure venue ? Peut-être…peut-être pas…Il jeta un œil sur sa bague cardinalice .

    « N’as-tu donc rien retenu de notre rencontre Paolo ? Dieu est sourd, aveugle et sans pitié. »

    Cesare n’espérait rien de Dieu, il préférait créer sa chance et ses réussites. D’autant qu’il savait comment fonctionne le système. Pour abréger le temps passé au purgatoire, espérer que Dieu nous exécute, avoir la bénédiction divine tout ça avait un prix. Paolo, était pauvre et il n’aurait rien à espérer. Peut-être ira-t-il au Paradis pour ses bonnes actions fort possible mais, il y accéderait avec beaucoup d’embûches. Voyant que le cardinal avait été fort dans ses paroles, il décida de tempérer ses paroles :

    « Dieu pardonne bien pire alors pourquoi pas. Tu iras d’ailleurs te confesser auprès du cardinal Barbo. Je suis sûre que cela apaisera ta conscience et tes interrogations. »






Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas
avatar

«
»
Paolo

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : Tiny
  CÉLÉBRITÉ : Luke Pasqualino
  PARCHEMINS : 417
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/03/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mer 2 Mai - 17:19


Les Borgia étaient le sujet principal de nombreuses conversations, que ce soit chez les paysans ou chez les nobles. En conséquence, il était vrai qu'un scandale de plus ou de moins ne ferait sans doute pas une grosse différence pour eux. A présent qu'il s'était laissé allé, ce qui lui arrivait rarement, Paolo avait un peu honte de s'être montré aussi faible devant son maître. Il ne l'avait pas engagé pour l'écouter se lamenter si bien qu'il s'était promis qu'à l'avenir, il éviterait de l'importuner en lui exposant ses craintes.

Le discours qu'avait tenu le Cardinal au sujet de Dieu n'était pas encourageant mais il s'était abstenu d'ouvrir la bouche. Lorsqu'il lui avait annoncé qu'il devrait aller se confesser auprès de ses collègues toutefois, il n'avait pu s'empêcher de se raidir. Parler de ce qui le préoccupait pourrait en effet lui faire le plus grand bien mais l'idée de confier un secret aussi lourd que le sien à un parfait inconnu ne l'enchantait guère. Et s'il le dénonçait au Pape ? En théorie, il n'en avait pas le droit mais bon nombre d'Hommes, y compris parmi les religieux, étaient corrompus jusqu'à la moelle...

- Bien mon seigneur.


Il s'était interrompu un instant avant d'ajouter, encore un peu penaud :

- Je vous prie de me pardonner de vous avoir infligé une telle conversation, cela ne se reproduira plus.

Après avoir laissé à son maître le loisir de la flatter une dernière fois s'il en avait envie, il avait raccompagné la jument jusqu'à son box.

- Puis-je faire quelque chose pour vous avant de me remettre au travail ?

Il lui sellerait un cheval s'il désirait aller se promener mais les bêtes ne se panseraient pas toutes seules. S'il ne voulait pas terminer sa journée à une heure trop tardive, il avait tout intérêt à ne pas se disperser d'avantage...





On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper
Revenir en haut Aller en bas
avatar

«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

Le miroir de l'âme
Titres/Métiers/ Situation Familiale:
Relations:

MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   Mer 2 Mai - 22:18

    Paolo accepta d’aller se confesser sans se plaindre. Cesare était satisfait. Le jeune homme s’excusa ensuite auprès de son maître pour lui infliger ce genre de conversation, ce à quoi Borgia répondit :

    « Entre nous, je préfère ce genre de conversation à celle de mon frère. »

    Cesare avait dit cela avec de la tristesse dans sa voix. Juan…pourquoi ne se comprenaient-ils plus ? Leur relation resterait ainsi ? Sûrement, son frère ne semblait pas souffrir de leurs querelles incessantes. L’ecclésiastique ne pouvait que compter sur sa sœur et sa mère, les deux femmes de son cœur qui savait le comprendre et avec qui il ne se disputerait pas. Il y avait aussi Joffre mais, il ne voulait pas l’importuner avec ses problèmes, il avait aussi les siens avec Sancia. Voyant qu’il se reperdait dans ses pensées, la question de Paolo l’extirpa. Il le regarda et eu un moment d’hésitation. Il ne savait toujours pas ce qu’il comptait faire. Le cardinal jeta un regard à ces animaux :

    « Non, je vais marcher. » Il prit sa respiration et poursuivit : « Termines ton travail rapidement et prend ta journée, vas retrouver Lucrezia et Giovanni. »

    Cesare lui donna une tape amical sur l’épaule avant de le contourner pour partir. Il n’avait plus rien à faire ici et il avait besoin de prendre l’air. En plus de cela, son père risquait de connaître la nouvelle. Il risquait d’y avoir des énervements et des cris. Il soupira à cette idée. Borgia se dirigea finalement dans les jardins du palais, ensuite il rentrerait sûrement se reposer sans rien manger. Dans ces moments là l’ecclésiastique avait besoin d’être seuil, il avait besoin de réfléchir et appréhender la prochaine rencontre avec son cadet. Elle risquait d’être électrique et détestable. D’ailleurs, il repensa à un souvenir de leur enfance. Il s’agissait de la fois où les deux petits garçons jouaient à escalader un monument, ils avaient bien rit et s’étaient aidés pour monter jusqu’au sommet. A présent, plus rien n’était pareil, s’ils devaient refaire ce genre de bêtises, il était persuadé que Juan le laisserait tomber. Chacun pour soi maintenant….



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


Revenir en haut Aller en bas

«»
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV   

Revenir en haut Aller en bas
 

Quand J rencontre P et que C s'en mêle ▲ PV

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Quand haiti pourra-t-elle exporter vers RD?
» Quand l’État est en faillite, la Nation est en péril
» A QUAND UN NOUVEAU DEPART POUR EVITER UN AUTRE 29 FEVRIER ?
» Quand les dès sont jetés .....
» Quand on rêve éveillé. [Pv Jann et Sweety]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Borgia ::  :: Rome :: Les écuries-