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 PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys

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MessageSujet: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Lun 14 Mai - 18:16

    Au crépuscule, des chevaux avancent tranquillement dans la forêt sombre de la frontière franco-italienne. Un petit comité composé principalement d'hommes bien armés, regardaient autour d'eux. Une femme était présente avec eux, une belle jeune femme caché sous sa cape vert émeraude. L'un des hommes s'approcha de la présence féminine et lui jeta un sourire.

    Christian: « Tu ne dit rien depuis que nous avons pris la route, Aliénor. Je commence à croire, que tu es amoureuse !
    »


    La jeune femme jeta un regard noir à son frère ainé et fit avancer son étalon pour partir vers celui qui semblait être le chef de cette petite bande. Christian semblait bien moins malheureux que sa sœur à quitter l'Italie. Depuis, quelques semaines, il souriait, aidait et écoutait Luigi de Médicis, l’excitation de se retrouver bientôt à la tête du royaume semblait lui donner des ailes et lui faire gonfler la tête. Si personne ne disait rien, Aliénor elle ne pouvait s’empêcher de faire taire son frère en utilisant un langage danois et en sifflant d'impatience et d'agacement entres ses dents blanches. Son cœur saignait, son cœur avait cesser de battre, ses larmes s'étaient taris, son humeur sombre grossissait. Une partie d'elle-même était rester en Italie, emprisonnée par l'image du cardinal Cesare Borgia. Il ne se passait pas un instant sans qu'elle ne pense à son Agapès. Le jour, la nuit son esprit la hantait pour son plus grand damne et, la princesse se sentait sombrer dans un mutisme plus en plus inquiétant aux yeux de son frère. Par moment, elle avait des geste bizarres, son regard se faisait lointain et un sourire se dessinait alors sur ses lèvres puis, un bruit la réveillait de sa rêverie et alors, la jeune femme replongeait dans la noirceur de ses pensées. Le garde Luigi de Médicis était responsable de la sécurité des enfants royaux. Cela devait être un immense tracas pour lui entre l'insouciance du prince et le mutisme sombre de la princesse. Parfois, il arrivait que la danoise lui parle pour l'interroger sur les lieux, en-dehors de ça, elle ne parlait pas.

    « Nous sommes en France. La nuit vas tombé, ne devrions-nous pas nous arrêter ? »

    demanda la danoise au soldat sans pour autant le regarder. Le prince qui avait entendu se mit à dire assez fort qu'il était d'accord sur le fait qu'un bon repas leur ferait du bien. La danoise se retourna en jetant un regard méprisant envers son frère.

    « Il va finir par nous faire repérer..»

    Aliénor fit demi-tour pour aller voir son frère et lui passait un sacré sermon sur le fait que les français n'étaient pas amis avec les italiens et notamment les danois, étant donné qu'ils étaient chez les français, il serait pas mal qu'il se taise jusqu’à qu'il soit en territoire germanique. Alors que la danoise avançait, elle évita de peu une flèche qui se planta dans la gorge d'un des soldats. Le cheval de la danoise se cabra, la jeune femme tomba et le reste s'enchaina rapidement.





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Luigi de Medicis

  NOLI ME TANGERE :
  CRÉDITS : LilDay lord-harington meerareed
  CÉLÉBRITÉ : Kit Harington
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  ARRIVÉ(E) À ROME : 13/04/2012

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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Lun 14 Mai - 21:11

Cela faisait plusieurs jours qu’ils avaient quittés Rome. Il n’avançait pas très vite, étant une petit compagnie quand même conséquente. Et puis les nobles devaient être préservés, puisqu’ils étaient des pièces fragiles et des cibles trop potentielles. Il ne fallait donc pas foncer tête baissée. Luigi n’était pas seule pour assurer la défense de l’équipée. On lui avait confié des hommes, mais pour une raison qu’il ne comprenait pas, ce n’était même pas les siens. Autant dire qu’il avait flippé en attendant de connaître leurs noms, parce que s’ils se tapait des mini Torelli, le Danemark ils pouvaient lui dire adieu. Des indisciplinés qui les auraient mené à leur perte. Heureusement, on lui avait filé de bons soldats qui obéissaient à ses ordres et qui étaient suffisamment intelligents pour prendre des initiatives s’il n’y avait pas le temps d’obtenir son aval. Ils avaient donc plutôt bien, mais toujours sur leurs gardes. Luigi se concentrait sur leur objectif, pour éviter de penser à ce qui s’était passé juste avant leur départ. Il était méfiant envers chaque bruit, chaque mouvement. Et il ne parlait que si on lui adressait la parole ou pour donner des ordres, se faisant discret. Il était persuadé qu’à certains moments, les escortés en oubliait sa présence. Mais il restait là, à sa place, à surveiller avec attention.

De temps à autre, le jeune prince venait lui parler. Il le trouvait plutôt sympathique, et joyeux d’ailleurs. Il était visiblement heureux de retrouver son pays, qu’il allait de toute évidence gouverner sous peu. Il semblait avoir hâte de régner, tâche qui était sans doute forte intéressante, mais également éprouvante. Certaines situations pouvaient être très compliquées pour les monarques, et Luigi préférait son statut de condotierri et de comte de Sienne, qui lui causait déjà suffisamment de tracas. Il avait également cessé de penser au fait qu’il allait probablement rater la bataille alors qu’en tant que soldat, c’était sa place d’y être. Il s’était fait à l’idée d’escorter. Les ordres sont les ordres et, bien que ces derniers temps il était quelque peu sorti du rang en raison de certains événements, il était loyal, obéissant et sérieux. Il n’avait donc pas ruminé, exécutant sa mission avec la concentration nécessaire.

Il commençait à se faire tard et ils avançaient doucement à travers les bois. Ils étaient à la limite de la frontière entre la péninsule italienne et le royaume de France. Il s’agissait d’un point sensible, et il ne devait pas négliger la surveillance. La princesse, en revanche, semblait s’impatienter. « Nous sommes en France. La nuit vas tombé, ne devrions-nous pas nous arrêter ? ». Il se tourna pour lui répondre poliment et sans signe d’animosité : « Bientôt Votre Altesse. Il y a une auberge à à peine deux lieux d’ici qui pourra nous accueillir. ». L’établissement en question devait être comme les précédents : propres mais sans surplus de confort. Ca ne le dérangeait pas mais, le prince et la princesse devait trouver cela bien peu accommodant. Il n’y avait que cela de toute façon. Peu après, le prince annonçait sa hâte de manger, ce que sa sœur ne sembla pas forcement apprécier. « Il va finir par nous faire repérer..» et la demoiselle commença à sermonner son frère. Elle semblait anxieuse. Si le prince était heureux de quitter Rome, ce n’était visiblement pas son cas. Son visage était fermé depuis le départ, et comme ailleurs. Il avait donné pour ordre de ne pas réagir aux conversations entre les deux escortés, puisque cela était privée. Il n’écouta qu’à demi, juste au cas ou, mais sans réagir.

Quelques instants plus tard, un de ses soldats se prit une flèche en pleine gorge. Alerté par son râle de mort, Luigi se tourna vivement en dégainant son épée. La princesse était à terre tandis que le prince sortait également son arme. Il lança un coup d’œil à ses hommes et leur ordonna « Protégez-les ! » tout en lançant son cheval pour qu’il se mette juste devant l’escortée qui était à terre. Déjà, des hommes sortaient des bois pour les attaquer. Il para un coup venant de la droit, enfonçant la seconde suivante sa lame dans le corps de l’individu, en passant par le haut de l’épaule. Ils étaient extrêmement nombreux et de toute évidence français. Il n’avait le temps de jeter des coups d’œil vers ses hommes ou vers le prince, se concentrant sur la défense de la jeune danoise. Il vit un homme arriver droit sur son cheval alors qu’il échangeait des coups avec un autre et s’empressa de descendre avant de tomber avec sa monture. Il dégaina une dague pour trancher la gorge de celui qui venait de tuer la jument tandis qu’il continuait d’attaquer l’autre. Les soldats français commençaient à se masser autour d’eux. Ils étaient bien trop nombreux, et s’il continuait de se défendre par les armes, un coup risquait de venir blesser ou tuer les escortés. Il n’y avait plus aucun choix, c’était une embuscade et elle était trop bien préparée pour qu’ils en réchappent. Mais alors qu’il envisageait la chose, un ennemi lui lança « Tes hommes sont morts soldat ! Epargne ta vie et celle de ta protégée avant qu’il ne soit trop tard. ». Un coup d’œil furtif lui permit de confirmer qu’il disait vrai. Mais ou était le prince ? Il fronça ses sourcils et regarda l’homme qui s’était adressé à lui, méfiant. Puis il lâcha son arme à ses pieds et leva légèrement les mains en signe de soumission. Il restait malgré tout devant la princesse pour éviter qu’on ne vienne l’agresser. Puis il prononça : « Nous souhaitons parler à un supérieur. ». Il pouvait négocier la libération de son escortée.





Dernière édition par Luigi de Medicis le Jeu 31 Mai - 21:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mar 15 Mai - 18:56

    C'était une journée funèbre pour Aliénor. Comme tout les autres jours depuis son départ. Tout lui paraissais enveloppé dans un atmosphère noire, son chagrin s'engouffrait dans son âme avec des hurlements stridents tel un cri de torture. C'était une douleur qui apporte l'interruption de son votre cœur, la cessassions d'un plaisir qui ne se renouvellera jamais. Doucement, elle semblait de plus en plus diaphane et sombre. Dans ses rêves,ses souvenirs, l'image de Cesare était embellis. Il était plus grand, plus beau,plus suave, plus intelligent, bien que séparé sans doute à jamais d'elle, le cardinal ne l'avait pas quittée, il était toujours là dans les murailles de l'âme de la princesse qui semblaient garder son ombre, sa trace.
    Personne ne semblait réellement ce soucier de la princesse qui comme une fleur en manque de soleil et d'eau, se faner doucement.
    Elle avait passé trop de temps loin de son soleil et de son eau mais, plus les jours avançai plus la danoise se savait condamner à vivre qu'avec le souvenir du cardinal.
    La réplique du prince avait donc énervait sa sœur, il n'avait fait que remuer le couteau dans la plaie. Lasse, la jeune femme partit se renseigner sur la suite des évènements vers le capitaine de substitution: Luigi de Médicis.

    Un homme de courage, de bravoure et d’honnêteté. Un bel homme en plus de cela bien qu'il était loin d'égaliser son éminence Borgia. Il était fort discret et sérieux, tellement que, le prince en oubliant souvent la présence du garde. Heureusement, la princesse était là pour le remettre à sa place. Il n'était pas encore au Danemark alors, inutile de prendre des décisions pour le reste de la troupe. Le seul véritable chef ici, était le Comte. Quand la jeune femme s'approcha pour demander s'ils allaient bientôt s'arrêter, le jeune homme lui répondit que pas très loin se trouver une auberge capable de les accueillir. Encore du chemin en plus, la demoiselle lâcha un soupir de mécontentement et d'impatience plus directement adressais au Prince qui se mit à parler aussi fort que s'il avait été dans une taverne. La jeune femme fit demi-tour pour aller sermonner son frère, le traité d'imbécile et lui faire comprendre que s'il était pas suffisamment intelligent pour comprendre qu'ils étaient en dangers, il ferait mieux de renoncer à régner sur le Danemark. Toutefois, la belle n'eut pas le temps de dire un mot à son frère. En effet, une flèche qui la rata de peu passa devant elle et partit se planter dans la gorge d'un des mercenaires. Le cheval de la danoise se cabra, Aliénor tomba à terre. Les hommes sortirent dans un tintement leurs armes brillantes et les combats s'engagèrent. Une horde d'hommes armés et en armures sortirent des bois en hurlant. Le comte hurla l'ordre de protéger les danois et vint avec son cheval se mettre près de la princesse encore à terre. Christian se battait tel un roi, son cheval fut toutefois tué et se fut son tour de se retrouver à terre. Sa tête heurta le sol et il ne se releva pas. La jeune femme avait vu la scène et voulut rejoindre son ainé or, tant d'hommes de leur escorte tombaient et ceux un par un. Le sang gicler, les armes s'entrechoquaient, les chevaux mourraient. Le capitaine descendit de son cheval. Il se battait avec hargne, courage et force. Un des français qui venait de massacrer sans pitié l'un des mercenaires se tourna avec un sourire édentée vers la princesse qui se surprit à prendre une épée et à son tour participer au combat. Loin d'être aussi que les hommes mais, se débrouillant avec les peu de leçon qu'elle avait apprise au Danemark, Aliénor réussit à le blesser. « Tes hommes sont morts soldat ! Epargne ta vie et celle de ta protégée avant qu’il ne soit trop tard. » Avec un sourire amer, la jeune femme compris que ce pourceau de français avait raison. Les armes tombèrent au sol, la danoise se rapprocha de son défenseur et à son tour admit la défaite non sans un regard remplis de haine vers leurs bourreaux. Le comte demanda de voir le supérieur, pendant que les deux jeunes gens négocier, le prince en profita pour se réveiller et constater à son tour leur défaite. Personne ne le remarqua, il partit alors discrètement, en espérant chercher de l'aide au plus vite. Le français qui auparavant c'était adresser au Médicis accepta de les emmener vers le chef, non sans attacher les deux rescapés de cette tuerie. Outrée, la danoise se laissa faire non sans bouillir de rage. Les hommes firent avançai les deux nobles, Aliénor se retourna et constata que son frère n'était plus là parmi les corps transpercé. La rage laissa place à l'inquiétude. Où était-il ? Mort ? Cela m'étonnerait, la belle ne voyait pas le corps de son frère. La princesse fit volte-face et jeta un regard alarmant à celui qui maintenant était son protecteur. S'adressant à lui en italien afin que les français ne comprennent pas, elle murmura: « Je ne vois pas mon frère, on peu pas le laisser là, il est peut-être blesser. Ce ne sont que des éclaireurs, nous ne verrons même pas le Roi. Nous pouvons essayer de s'enfuir ? » L’innocence ou plutôt l'inquiétude de la danoise, la pousser à croire qu'il y avait encore un espoir. Un ordre venant des français intimèrent à la "femme" de se taire. La femme ?! Pour qui la prenait t-ils ?! « Non mais, pour qui vous prenez-vous, modérez votre langage, je suis pas une simple bonne femme et j'exige que vous me montriez plus de respect ! » Un rire parcourut les français qui laissèrent tomber l'affaire, ce qui rendit plus folle de rage encore la princesse.
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mar 15 Mai - 19:33

Certes, la jeune princesse avait saisi une épée pour elle aussi se défendre, mais à deux, dont une mal entraînée, contre plusieurs dizaine, c’était impossible. S’obstiner dans le combat était beaucoup trop risqué, ils n’avaient aucune chance d’en sortir en vie. Il devait protéger la princesse, et pour cela, il fallait admettre la défaite. Son arme à terre, il se rendit. Etant donné leur statut, il pouvait aisément demander à rencontrer un responsable, puisque cette petite équipe était de toute évidence faite d’éclaireurs et donc, de gens peu importants. Celui qui s’adressait à eux ignorait sans doute leur réelle nature, mais étant donné leurs vêtements et leurs bagages, leur richesse se devinait. Qui disait riches disait puissant, les soldats étaient assez futés pour deviner qu’il ne fallait pas les descendre et même les garder bien en vie. Par contre, le prince n’était pas debout. Alors qu’il jetait un coup d’œil aux corps à terre, qu’un homme passait au fil de l’épée, du moins les survivants, la danoise lui fit remarquer également. « Je ne vois pas mon frère, on peu pas le laisser là, il est peut-être blesser. Ce ne sont que des éclaireurs, nous ne verrons même pas le Roi. Nous pouvons essayer de s'enfuir ? ». Avant de répondre quoi que soit, il attendit d’être sûr de ne pas le voir au sol. Inutile de proférer des mensonges. Ils étaient attachés désormais, mais l’italien restait leur meilleure arme. Ces imbéciles ne le comprenait sans doute pas, il fallait donc se dépêcher de régler cette affaire avant de se retrouver face à un individu plus compétent qui pourrait avoir des bases en cette langue. Il murmura à son tour : « Il n’est pas ici, il a du s’enfuir. Ne dites rien, il aura plus de chance d’aller prévenir des renforts si les français ignorent sa présence. Quand à la fuite, nous verrons. ». Une chose était sûre, ce n’était absolument pas le moment opportun. Tous les regards étaient sur eux, ils étaient attachés et d’ailleurs, il sentit une main sur son corps. Alors qu’il tourna la tête en fronçant les sourcils pour vérifier de quoi il s’agissait, un autre homme intima à la jeune femme de se taire sur un ton qu’elle ne sembla pas apprécier. Déjà elle répliquait : « Non mais, pour qui vous prenez-vous, modérez votre langage, je suis pas une simple bonne femme et j'exige que vous me montriez plus de respect ! ». Pendant ce temps, le jeune Medicis comprit que le toucheur était en train de lui enlever toutes ses armes. Luigi étant un véritable arsenal à lui tout seul, l’individu commençait à agrandir les yeux au fur et à mesure qu’il en trouvait de nouvelles. Il était inquiet, non pas pour les affaires de la danoise qui se retrouvaient par terre, mais bien parce qu’il craignait qu’on trouve toutes ses armes. Lorsque le soldat se releva, Luigi eut le soulagement d’en sentir encore une, bien dissimulée dans le doublet de son haut, que l’imbécile n’avait pas pu sentir d’un simple touché. C’était une bonne nouvelle.

Ils arrivèrent enfin devant un responsable. Grand, blond, sans doute âgé de quarante ans, il se tenait droit, le regard déterminé fixé sur ses deux otages. Son épée se trouvait sur son côté. Il demanda un bref rapport à l’un de ses hommes sur l’événement, rapport pendant lequel Luigi lança un regard à la princesse, essayant de lui faire comprendre qu’elle devait le laisser faire et surtout, qu’elle devait garder son calme. Il ne fallait surtout pas empirer leur situation qui était déjà bien critique. Une fois le rapport terminé, le responsable les regarda l’un après l’autre. Il les identifia immédiatement comme noble et demanda avec calme : « Ou allez-vous ? ». Luigi ne laissa pas le temps à son escortée de répondre et prit directement la parole, d’un ton clair et qui se voulait calme lui aussi. Ils n’étaient pas perdus. « J’escorte Aliénor du Danemark jusqu’à son pays natal. Nous ne sommes que des voyageurs et ne prenons pas parti au conflit qui oppose votre souverain à certains princes italiens. ». Il évita soigneusement de donner son nom. La révélation de leur identité était nécessaire. D’une, elle permettrait à la jeune danoise de ne pas se faire violer, étant trop précieuse. Et de deux, la menace que représentait le souverain danois qu’il apprenait que sa fille avait été capturée par les français était non négligeable. A défaut de les laisser reprendre la route, le responsable les garderait en sécurité. Ce genre de prisonnier était bien traité et Luigi le savait. Il jouait sur cette carte là pour garder la princesse en vie.



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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mar 15 Mai - 21:00

    En comparaison, la princesse était une piètre jouteuse face au redoutable soldat. Elle réussit toutefois à éviter les coups et le blesser. Le comte fut bien plus perspicace que la demoiselle et finit par capituler. La danoise se rapprocha du dernier survivant de son camp. On recensa les corps, certains même en profitèrent pour les dépouillaient, cette vu horrible dégouta la princesse qui détourna le regard. Dans un murmure italien, la jeune femme signala au garde que le prince avait disparu, il se mit à regarder les alentours et constata à son tour la disparition de l'héritier. Le Médicis lui répondit dans un murmure à peine perceptible, la danoise dut se rapprocher pour comprendre les paroles de son protecteur. Ce dernier précisa que le prince avait dut prendre la fuite, qu'il valait mieux pour le moment que tout deux se taisent et qu'ils verraient par la suite la fuite. La danoise jeta un regard implorant au Médicis. Pourvus qu'il est raison, pourvus que Christian, son seul frère soit en vie, elle pouvait bien donner sa propre vie pour que lui sauve la sienne. Étant donné qu'Aliénor venait de perdre Cesare, plus rien ne compter excepté la vie de sa famille, elle pouvait bien se sacrifier pour tout les gens qu'elle aimait. Les mains ainsi liés, la princesse baissa la tête et sentit tout son courage disparaitre. Une main, un peu trop aventureuse se mit en quête. Elle commença sur ses hanches, la jeune femme compris qu'ils cherchaient d'éventuel armes sur elle. C'était ridicule car, comment une fille tel qu'elle pourrait porter une arme ? Celui qui semblait être le chef éclaireur demanda à la jeune femme de se taire, ce qui déplut à la princesse qui n'avait pas pour habitude qu'on lui dise ce qu'elle devait faire. Pendant ce temps, les armes du comte lui était retirer une par une. C'était inquiétant, sans armes, ils avaient peu de chance de s'en sortir. L'un des français continuer pendant ce temps à faire une fouille au corps de la danoise. Toutefois, il cherchait à profiter un peu, ce qui déplut à la jeune femme qui se retourna pour protester une fois de plus, quand l'homme lui posa sa main sur sa poitrine.

    Ils continuèrent la route, visiblement le camp ne devait pas se trouver trop loin car, très vite ils arrivèrent en face d'un responsable. Il semblait froid, dur comme l'acier et déterminé. Il demanda un rapport détaillé, auquel la danoise parlant français compris les paroles des éclaireurs. Ceux-ci racontaient qu'ils inspectaient les environs à la recherche d'une éventuel escorte composait d'italiens selon ce que leur espion leur avaient dit. Espion ? Y aurait-il un traitre ? Ils poursuivirent sur la description des mercenaires, l'embuscade et la tuerie. Un frisson glacé parcourut l'échine de la demoiselle quand ils s'amusèrent à décrire la scène. Enfin, le chef se tourna vers les prisonniers et se mit à parler avec un calme déconcertant. « Ou allez-vous ? » La danoise enfermé dans ses idées noires, ses sentiments obscurs et l'inquiétude au sujet de son frère, se renferma dans un mutisme.
    Ce fut donc au Médicis de parler avec une voix clair et calme. Le garde mit en évidence, qu'il escortait la princesse jusqu'à son pays natal et précisa qu'ils ne prenaient pas parti dans les affaires franco-italienne. Le responsable posa son regard sur la danoise puis, sur le garde. A coup sur, ils n'allaient rien leur arrivaient mais, les français en profiterait surement pour faire du chantage sur le roi du Danemark afin que celui-ci retire ses troupes de l'armée italienne. Aliénor sentait que tout ceci allait mal se terminer.

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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mar 15 Mai - 21:41

Ils infligèrent le même traitement de fouille à la jeune princesse. Luigi n’était pas surpris de cela envers lui, mais envers elle, c’était plus inhabituel. Ils ne semblaient vouloir prendre aucun risque. Quoiqu’il en soit, la jeune princesse n’apprécia pas les mains du soldat sur son corps. Elle ne devait pas avoir l’habitude, puisqu’elle était censée être vierge. D’autant plus que l’individu n’y allait pas avec une douceur de gentleman, il était rude et peut être un peu trop profiteur. Luigi lui lança un regard noir et menaçant. Il avait beau ne pas être en position de force, il était aussi là pour veiller à ce que la dignité de la jeune danoise soit respectée. Le soldat bâcla la fin de la fouille, renonçant face au mécontentement de la jeune femme et de son protecteur. Il s’éloigna sans piper mot.

Ils arrivèrent devant le responsable qui demanda un rapport avant de demander où allaient l’équipée avant d’avoir été arrêtée et massacrée. Ce à quoi Luigi répondit très clairement, mentionnant le titre de la jeune femme et leur destination. Le calme était de mise, et nécessaire. Un haussement de ton risquait d’aggraver leur situation, et ils avaient peut être une chance de s’en sortir presque indemne. Oh certes, Luigi avait reçu des coups d’épée : une légère coupure au niveau du coude gauche, et des hématomes. Largement supportable, certaines entraînements étaient bien plus douloureux que cela. Il encaissait la douleur sans ronchonner ni grimacer. Il avait l’habitude et puis, il se devait de se montrer un minimum fort. S’il flanchait, les choses allaient mal se passer. Il était inquiet certes, ce serait stupide de dire le contraire, mais il n’était pas défaitiste ni pessimiste. Aucun mal ne leur sera vraiment fait maintenant que la princesse a été présentée comme il se doit. C’est un argument, voir une arme imparable dans ce genre de situation. Après les avoir détaillés avec attention, le responsable, sans doute un capitaine, finit par lâcher. « Je suppose que cela ne vous ennuie pas si vous devenez nos hôtes l’espace de quelques jours. ». Le Medicis ne se fia pas à l’amabilité des mots choisis. Hôtes signifiait otages, et personne n’était dupe. Les quelques jours venaient en revanche inquiéter davantage le Medicis. Ils ne seraient pas relâché sur le champs. Peut être le capitaine voulait-il les amener à son roi, pour en tirer une rançon. Quoiqu’il en soit, ils étaient maintenant prisonniers. « Avons-nous le choix ? » répondit-il, toujours d’un ton calme. Le capitaine hocha légèrement la tête pour confirmer que la réponse était évidente. Ce n’était pas le cas.

Toujours les mains liées, ils se mirent à avancer un peu plus dans les bois. Après une centaine de mètre, ils arrivèrent dans un petit camp. Plusieurs dizaine d’homme vivait ici, provisoirement. Ils étaient bien armés, et le camp bien organisé. Luigi le détailla. Les tantes bleues annonçaient la nationalité française. Elles étaient toutes de petite taille, à l’exception de celle du centre qui était probablement destinée au capitaine. Elle n’en restait pas moins incomparable à celle d’un roi ou d’un prince. Ils y étaient menés par une escorte, le capitaine leur emboitait le pas. A l’entrée dans la tante, une délicate odeur de cochon grillé et de champignons aux herbes vint leur titiller les narines. Luigi avait un peu faim, mais il préférait se méfier de se retrouver sous cette tante. Le capitaine ordonna à ses soldats de détacher les deux otages. Le Medicis fronça les sourcils, quelle était donc cette mascarade ? Alors que les individus exécutaient l’ordre, le chef remarqua la perplexité de ses otages et s’expliqua : « Ne vous y méprenez pas, vous n’allez pas resté détachés. Mais des personnalités telles que vous doivent être bien traitées. Le roi de France seraient atterrés si je vous laissais mourir de faim. Je vous en prie, asseyez-vous. ». La couleur était donnée, ils allaient être attachés. Le capitaine était certes aimable dans ses paroles, mais son ton était sec, ne tolérant aucune critique. Luigi s’assit sur une chaise et ne bougea pas pendant un moment. Se jeter sur la nourriture serait extrêmement malpoli. Il décida d’engager la conversation, peut être allait-il obtenir des informations. « Vous sembliez nous attendre. Nous sommes surpris d’être ici, veuillez nous excuser … Nous ne pensions pas être considérés comme ennemis des français. ». Luigi pesait chacun de ses mots, afin de ne pas froisser le capitaine. Il jeta un coup d’œil à la danoise, il serait préférable qu’elle entre dans son jeu. Peut-être pouvaient-ils amadouer le chef à deux.




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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 16 Mai - 16:55

    La princesse fut à son tour réduite à une simple condition de prisonnière. On lui fit une fouille au corps, un peu trop corps à corps. Les mains du français semblaient apprécier les courbes de la danoise qui ne tarda pas à protester quand il posa sa main sur sa poitrine. Le regard noir et menaçant n'échappa pas au français qui bâcla en vitesse la fouille au corps. La danoise se retourna à son tour pour bien vérifier que les mains de l'homme ne viendrait pas la tâtonner encore, pour terminer son "travail". On les mena alors jusqu'à un responsable, lié par des cordes, les mains jointes. Les brulures ne tardèrent pas à venir dut au frottement des cordes sur la peau diaphane de la princesse. Le responsable demanda un rapport puis, on fit les présentations. Comprenant la situation, la danoise tenter de masquer ses sentiments et garder un visage inflexible. Le Médicis se chargeait de tout, avec de la chance il s'en sortirait. La jeune femme regarda son protecteur, il était amoché mais, il s'en sortirait. Quoique.. s'ils devaient s'enfuir, la santé du garde pourrait se détériorer. Le chef passa en détail les deux personnes en face de lui. Son regard acier et magnétique n'avait strictement rien d'attirant au contraire, il faisait peur. Dans un subtil, sous-entendus, il fit comprendre que la princesse comme l'italien étaient leurs prisonniers.

    La demoiselle pâlit subitement, elle devinait d'avance ce qui allait se jouer. Les alliances allaient encore changer, le roi danois allait rentrer dans une terrible colère, ses deux enfants étaient loin de lui et peut-être en danger. La question du Médicis était inutile, le responsable d'un hochement tête lui fit comprendre qu'ils n'avaient guère le choix. On les fit alors avançaient un peu plus dans les bois, les mains liés comme des lapins que l'on ramenaient de la chasse. Puis, ils arrivèrent sur un camp improvisé, fort bien équipé. Aliénor balaya le camp de regard pour plus tard savoir où trouver les armes, de la nourriture et des chevaux. Les tentes étaient toutes bleus, l'une d'entre elles était bien plus grandes et se trouvait au centre de tout les autres. Les deux lys blanc représentaient la France des Valois. On les fit rentrer, une odeur suave et alléchante de cochon grillé aux champignons et herbes rappela à la danoise qu'elle n'avait toujours pas manger. A la grande surprise de Luigi de Médicis, on les détacha et leur proposa de prendre place à leur table. La danoise jeta un regard au garde et prit place parmi les siège en bois peu confortable qu'offrait la tente. On les servit et malgré la faim, la princesse se refusa de se jeter sur le repas avant que le français n'est gouter. L'italien en profita pour prendre la parole, tendit que la danoise détailler son repas avec méfiance. Il jeta un regard sur sa protégée et lui rendit son regard, elle n'avait rien écouter à vrai dire. Son assiette lui paraissait très étrange. « Vous pouvez manger Votre Altesse après tout, vous nous êtes plus utile vivante que morte. » La danoise fronça à son tour les sourcils alors que le chef se tourner vers l'italien. « J'aimerai pouvoir vous répondre mais, vous vous êtes pas encore présenter. » Ce fut au tour de la danoise de sauver la vie du garde en prenant la parole. « Comment ? Vous ne reconnaissez pas Henryk de Schleswig ? L'ambassadeur du roi Jean Ier et plus qui est mon précepteur. » Le français reposa son regard sur l'italien pour voir si la danoise mentait. Elle espérait que le garde la suive dans son mensonge car, s'il apprenait qu'il n'était qu'un garde qui plus est italien, les français le jugeraient inintéressant donc, ils pourraient l'assassiner. Or, la réputation d'Henryk de Schleswig n'était plus à faire, il était connu pour son prestige, sa carrière et sa jeunesse.
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 16 Mai - 17:52

Le repas était extrêmement alléchant vu que le Medicis avait fin. Il n’était pas un gros mangeur de nature mais il ne refuserait pas un petit quelque chose à manger. Mais il ne fallait pas tomber dans un piège de débutant. Qui savait ce qu’on aurait pu mettre dans ces succulents mets ? Luigi laissa sa fourchette là où elle se trouvait. Le capitaine remarqua la méfiance de ses deux otages puisqu’il affirma à la jeune princesse qu’elle pouvait manger sans crainte. Ce n’était que des mots, et il faudrait être fou pour s’en contenter. En revanche, il signala au Medicis qu’il ne s’était pas présenté. Exact, mais le faire serait trop dangereux. En tant que Medicis, il était d’un territoire par lequel les français pouvaient passer, et il ne voulait subir aucun pression pour accueillir à bras ouverts les envahisseurs. Sa situation était délicate en tant qu’italien, d’autant plus que son cousin s’était montré neutre jusqu’ici. La neutralité n’avait jamais été très bien perçue. Il réfléchissait à toute allure pour trouver de quoi se sortir de cette situation indemne. Mais ce fut la danoise qui trouva la solution, lui venant en aide au bon moment. « Comment ? Vous ne reconnaissez pas Henryk de Schleswig ? L'ambassadeur du roi Jean Ier et plus qui est mon précepteur. ». Il fut soulagé, mais le cacha bien. Et rassuré d’un autre côté, qu’elle puisse elle aussi garder son sang-froid et entrer dans ce jeu pour les garder en vie. Elle aurait pu spécifier son nom, mais elle ne l’avait pas fait. Il la remerciait intérieurement, mais n’en montra rien. Il ajouta : « Ce serait mal connaître Sa Majesté que de penser qu’il aurait laissé sa fille rentrer entre les mains d’un italien. ». Il fallait tenir la duperie. Tout ce qu’il espérait, c’était que le capitaine ne maîtrise pas le danois pour le mettre à l’épreuve. Il serait découvert à coup sûr.

Le capitaine hocha la tête comme pour affirmer les précédents dire du soldat. Tant mieux s’il le croyait. Il s’approcha de la table et se décrocha un morceau de viande qu’il plaça dans son assiette. Il se servit des champignons et se réinstalla correctement son sa chaise de bois. Il regarda ses deux otages l’un après l’autre, puis commença à manger. Il mâcha lentement, et avala. Le but de la manœuvre était sans doute de prouver que la nourriture était sûr. Luigi attendit quelques secondes, histoire de vérifier que ce n’était pas un empoisonnement non pas immédiat, mais plus lent. Et puis il s’approcha des plats pour en servir les couvertes. Il prit un morceau de viande et regarda Aliénor tout en demandant : « Puis-je vous servir Votre Altesse ? », histoire de lui signaler que la voie était libre. Alors qu’il remplissait son assiette de viande et de champignons, il jeta un coup d’œil autour d’eux. Trois soldats étaient placés à l’intérieur de la tante. Probablement le même nombre à l’extérieur. La tentative de fuite ne serait pas pour maintenant, bien que ce serait plus évident avec les mains détachées. Il reporta alors son attention sur le capitaine, qui n’avait ni confirmé ni démenti le fait qu’ils étaient ennemis des français. « Votre souverain marche sur Naples. Ne craint-il pas la réticence des familles italiennes ? ». Il cherchait par là à savoir si Florence devait s’inquiéter. Mais le ton qu’il utilisait était toujours calme et désintéressé. Vu la situation, ça passait pour être une simple politesse. Le capitaine continuait de manger. Il regarda le soldat et un léger sourire, presque malsain, se dessina sur ses lèvres. « Mon roi sait se montrer très persuasif. ». Luigi sentit un frisson glacé lui parcourir le dos. Il craignait pour les siens, mais n’en montra rien. Il termina de remplir l’assiette de sa protégée et réitéra la tâche pour la sienne.




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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 16 Mai - 22:34

    Son ventre crier famine, Aliénor avait faim et se serrait bien servit elle-même or, la méfiance, la prudence remportait sur le reste. Pour le moment, la jeune femme ne sentait aucune odeur suspecte bien que le repas avait un aspect étrange. Quoi de plus normal étant donné que la princesse n'avait jamais manger de porc. En effet, par son statut, Aliénor bénéficier des meilleurs mets soit des viandes dites délicates tel que des volatiles diverses composé de plusieurs épices, toutefois, le porc étant considérer comme une nourriture ordinaire et populaire, n'avait jamais été servie à la table de la danoise. C'est donc avec méfiance qu'elle regarda cuire le porc bien cuit. Devant la réticence des captifs, le chef les rassura sur le fait que tout était correct. Mais, tant qu'il n'aurait pas gouter, la demoiselle n'aurait pas avaler ne serais-ce qu'une bouchée. Le jeune Médicis posa une question pertinente or, le français lui rappela qu'il ne c'était pas présenter. Aie ! La situation s'empirait, l'italien semblait bien embarrassé c'est donc tout naturellement que la princesse fit passer son simple garde pour le bras droit du roi Jean Ier. Il joua le jeu en rajoutant que le roi danois n'était pas aussi stupide de laisser sa fille au main d'un italien. Si la situation n'aurait pas été aussi critique, la danoise aurait lever les yeux aux ciels avec un grand sourire. Le capitaine approuva les propos des deux menteurs tandis qu'il se servait de la viande. Il prit son temps pour mâcher et avaler ce que contenait son assiette, visiblement, le repas semblait sans risque excepté pour les kilos en trop. Avec une mine quelque peu dégoutée la danoise regarda son protecteur, il allait vraiment lui servir cette chose ? « Faites. » Pourvus qu'il lui en mette pas trop non plus, cette chose semblait immonde au gout mais, elle n'avait guère le choix que de laisser ses manières de noble de côté après tout, sa survie était plus importante. Le soldat tandis son assiette à la princesse qui attendit que son "repas" refroidisse. Le soldat en fit de même et en profita pour demander si le roi Charles n'avait pas peur des hostilités des familles italiennes. Des sourires se formèrent autour d'eux et le chef répondit avec un air malsain que le roi savait se montrer persuasif. Sans aucun doute. Aliénor avait entendu parler du souverain à la fleur de lys. Un homme à la figure repoussante mais, un redoutable adversaire que son père craignait et se méfier. Un des soldats s'approcha pour leurs servir du vin. Comme pour le repas, la jeune femme attendit que le chef goute avant d'y tremper ses lèvres à son tour pour faire passer le gout du porc qu'elle n'apprécier pas trop. Sa mine de dégout ne passa pas inaperçue car, le chef s'empressa de dire:« Veuillez nous excusez votre altesse, nos réserves sont restreintes et nous ne pensions pas avoir une si belle princesse à notre table ce soir. Demain, je vous promet de faire le nécessaire pour trouver un repas qui conviendra à votre si fin palais. » La danoise ne répondit rien, se contenta d'adresser un sourire forcé et de reprendre une bouché. N'étant pas simple d'esprit, Aliénor se doutait bien que derrière cette mascarade de flatteries et attentions, se cacher un intérêt.
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Lun 21 Mai - 12:02

« Faites. ». Luigi servit la jeune princesse sans trop bonder son assiette. Il en fit de même et éprouva un soulagement dans son estomac après avoir avalé la première bouchée. Il avait déjà mangé de meilleurs mets, mais étant donné sa faim, ça ne le dérangeait pas plus que cela. Il restait poli avec des manières nobles. Il fallait toujours manger comme si votre fourchette risquait de se casser à tout moment. Vos gestes devaient être délicats et vous deviez manger lentement, même si vous mouriez d’envie de vous jeter sur la nourriture. Ce n’était pas divin, mais il avait faim et s’en contenta très largement. En revanche, la jeune danoise ne pu cacher son insatisfaction face aux saveurs. Elle allait devoir s’y habituer, ils ne pouvaient pas espérer mieux étant captifs. Mais le capitaine préférait la contenter et annoncer qu’il trouvera des aliments plus convenables pour la princesse. Luigi s’en méfiait, et puis il annonçait qu’il contait les garder. C’était mal parti, il ne semblait pas vraiment ouvert à la négociation. Ces sourires, ces amabilités, c’était de la moquerie. Il n’allait pas les laisser filer et n’allait pas essayer de négocier une quelconque rançon. De toute évidence, il allait les amener devant son souverain, ce qui n’était pas une bonne solution. D’une, il craignait pour la sécurité de la princesse et de la tournure que pourraient prendre les choses. Forcer le Danemark à s’allier à la France n’était pas chose impossible si l’argument était la fille du roi. Quand à lui, il risquait d’être reconnu, et il pourrait aussi faire l’objet d’un chantage pour que Florence et Sienne ouvrent leurs portes et leurs coffres aux français. Ils devaient absolument s’évader, et attendre l’occasion propice.

Ils terminèrent le repas dans de polies banalités. Chaque fois que Luigi tentait d’en savoir plus sur les projets du capitaine voir des français, l’interlocuteur esquivait subtilement et ne répondait jamais réellement. La frustration du Medicis était à son comble, il s’inquiétait. Trop de choses étaient en jeu, et ils étaient impuissants. A la fin du repas, le capitaine se leva pour annoncer ce qu’il en était. « J’ai demandé à quelques uns de mes hommes d’évacuer une tante afin de vous loger. Je regrette vraiment d’avoir à vous attacher, mais je ne peux prendre aucun risque. ». Luigi se leva et passa discrètement sa main dans son doublon, faignant de lisser son vêtement. Il glissa la lame qu’il lui restait dans sa manche, puis lança un regard noir au soldat qui s’approchait de lui pour lui nouer les mains dans une corde. Un autre homme faisait de même avec Aliénor. L’hypocrisie du capitaine et ses regrets feints commençaient à sérieusement taper sur les nerfs de Luigi qui ne supportait plus ce ton mielleux. Le Medicis le regarda, sans aucune sympathie ni politesse cette fois. Puisqu’il n’avait aucune chance avec ces procédés, il fallait passer à l’étape suivante. « Méfiez-vous capitaine. Vous brassez des puissances qui vous dépassent. ». La remarque sonnait comme une menace et c’en était une. Le courroux du roi du Danemark n’allait pas manger de faire trembler l’Europe, il faudrait être un fou pour l’ignorer. Le visage du capitaine perdit sa malice. Visiblement, les paroles ne lui plurent pas, sans doute parce qu’elles étaient vraies. Il fit signe à ses hommes d’emmener les deux otages.

Ils sortirent dans la principale tante. Luigi, une fois dehors, en profita pour à nouveau repérer les lieux et l’organisation de l’endroit. Il faisait sombre, la nuit étant tombé, mais des feux et des torches brûlaient ci et là. Ils approchèrent d’une autre tante. Elle se situait à côté des chariots de provisions, ce qui était un bon point. Ils pénétrèrent dans le lieu. Deux lits de camps se trouvaient de chaque côté. Il y avait deux tabourets de bois, et une table du même matériaux. C’était très sommaire, mais les soldats avaient eut l’amabilité de laisser plusieurs couvertures sur l’un des lits pour que les otages ne meurent pas de froid pendant la nuit. Un des soldats s’adressa à eux, en italien. « N’essayez pas de vous échapper, des soldats sont postés autour de la tante. ». Luigi l’aurait deviné, mais bon, étant donné que ce n’était pas dit sur le ton de l’agressivité, ça ne le gêna pas. Les soldats sortirent et on entendit des pas autour de la tante, ils s’installaient. Le Medicis commença à faire le tour des lieux.



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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 23 Mai - 16:46

    Le garde eut la bonté de vouloir servir la princesse, il eut aussi la grande idée de ne pas trop remplir l'écuelle qui servait d'assiette. Le repas semblait satisfaire l'italien voir tout les hommes autour de la princesse. En tout cas elle, à la première bouchée, elle voulut recracher. Le visage décomposait était visible, leurs kidnappeurs eu la fausse gentillesse de lui proposer des repas plus convenable mais, pour plus tard. La danoise grinçait des dents et ne broncha pas. Tout ceci s'annonçait mal, ils allaient devoir s'échapper et au plus vite. La belle regardait autour d'elle, son repas ne lui disait rien et elle s'efforçait d'avaler plutôt que mâché la brouillasse qu'ils qualifiaient de "repas". Aliénor constata alors qu'elle était entouré d'hommes, sans doute était-elle la seule femme présente sur le camp. Cela lui rappela les risques qu'elle encourait comme le viol. Sans doute aucune personne n'oserait la touché si elle se tenait tranquille mais, dans le cas contraire, la princesse ne doutait pas que les brutes français se jetteraient sur elle comme si elle n'était qu'un amas d'or.
    Le repas se termina dans le silence, tout les questions que le jeune Médicis avaient posé, n'avait pas obtenu de réponse ou elles étaient pour la plupart floue. A la fin du repas les gardes s'agitèrent et on les força à se lever.

    La danoise avait terminé son assiette, un miracle étant donné le contenu. Elle écouta avec attention les propos du chef, il avait donner une tente exprès pour eux et il regretter de devoir les attacher. Hypocrite ! La danoise enfermait dans son mutisme laissa le garde mutiler sa peau avec une corde. La menace du Médicis fit sourire la danoise ce qui lui valut de se faire pousser dehors, quel brute ! Enfin, d'autres pensées inquiétèrent la danoise. Étrangement, l'air frais lui fit l'effet d'une grande claque de fraicheur qui lui fit un bien fou. Elle se sentait plus ou moins mal mais, faisait de son mieux pour résister à l'envie de recracher tout son repas. Elle ne regarda même pas les lieux, ni où se trouvait sa tente. Une tente très rustique qui se composé de deux lits de camps de chaque côté, deux tabourets et plusieurs couvertures. Certes, c'était aimable au chef car, la température était bien plus fraiche qu'à Rome. Le soldat s'adressa alors à eux en un parfait italien pour leur dire de ne pas essayer de s'échapper car des gardes entouré la tente. Ils sortirent laissant l'homme et la femme seule. Le Médicis en profita pour faire l'état des lieux, la belle elle, se posa sur l'un des lits et lâcha un immense soupir de désespoir. Ils avaient laisser les mains liés aux deux captifs, ce qui agaça la danoise. Elle réussit avec difficulté à retirer sa cape elle-même mais, ce n'était pas le cas de sa robe dont les lacets derrière,commençait sérieusement à étouffer à moins que ce soit le repas qui la rende si mal. Enfin, découragée elle laissa tomber et s'allongea sur le lit de camp tout en suivant du regard le jeune Médicis.
    « Je me sens mal... » à peine eu t-elle le temps de prononcer cette phrase que déjà elle sortait dehors pour tout recracher visiblement sur un des gardes français qui laissa éclater sa colère. En effet, la princesse avait eut le temps de sortir mais, les deux gardes l’empêchèrent d'aller plus loin alors, elle dut salir les bottes en cuirs d'un des soldats. Celui qui fut épargner attendit qu'elle est terminé et demanda à l'autre d'aller chercher le médecin, de l'eau fraiche tandis qu'il ramenait la malade dans la tente. « Ca va ça va lâcher moi, je vais mieux. Desserrer seulement le nœud, il me faudrait de l'eau et demain éviter le porc ! » Le soldat ne broncha pas,s’exécuta à desserrer les cordes et repartit pour faire passer les ordres de la danoise.La princesse attendit que le garde s'en aille pour reposer son attention sur l'italien.« Approchez-vous s'il vous plait, » La belle se tourna de dos.« J'étouffe, pourriez-vous délacer rien qu'un peu les lacets. Je peux rien faire avec les mains liés. Par Freya, que faisons-nous ici.. »
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 23 Mai - 17:30

C’était extrêmement sommaire. Bien trop pour une otage de marque telle qu’Aliénor d’Oldenbourg. Cela signifiait plusieurs choses. D’une, que les français n’avaient pas prévu de prendre des otages puisque, comme l’avait signalé leur capitaine, une tente avait du être évacuée pour installer les deux individus. De deux, ils étaient loin d’attendre des personnalités importantes, sinon les meubles seraient de bien meilleure qualité, tout comme les repas. Il y aurait également plus de soldats autour de la tente alors que là, à vu d’œil, en observant les ombres et les plis du tissu, il y en avait trois ou quatre. Et là, c’était une bel avantage pour eux. Le dispositif de sécurité mis en place pour sauvegarder les otages et les maintenant en captivité était minimal. Ce groupe d’éclaireur n’était pas prévu pour ce genre de tâche. Une vingtaine de soldat, ça signifiait qu’un quart restait debout la nuit. Si trois ou quatre était assignés à la tente, le reste du campement était quasiment désert, les autres dormant. La nuit allait être leur moment de fuite, mais pas cette nuit. Cette nuit, il devait d’abord réfléchir à toutes les éventualités, bien se remémorer la disposition des tentes, et réfléchir au meilleur moyen d’éliminer les soldats un par un afin de pouvoir s’évader. Il y avait encore de nombreux points à réfléchir et à planifier. S’enfuir sans plan, ce serait une bien trop mauvaise idée. D’autant plus qu’il ne voyait pas de pot dans la tente. Ils allaient donc probablement avoir le droit de sortir pour aller faire leur besoin, accompagné par un soldat ce qui allait fortement déplaire à la jeune princesse. Mais c’était des occasions supplémentaires de repérer les lieux, et Luigi allait les saisir dès que le soleil se lèvera de nouveau. Il se donnait la journée du lendemain pour élaborer un plan d’évasion efficace et le plus sûr possible, bien que ce mot soit inapproprié à une telle chose.

Après avoir décidé de tout cela, il se retourna vers la jeune danoise qui s’était allongée sur le lit. Elle était probablement épuisée, lui aussi d’ailleurs. Les journées de voyage étaient éreintantes. Mais il la trouvait un peu pâle. Il fronça les sourcils et s’apprêtait à lui demander si elle allait bien, mais avant qu’il ne prononce le moindre mot, il avait déjà sa réponse. « Je me sens mal... ». Et puis elle se leva rapidement pour se précipiter vers la sortie. Luigi la suivit et grimaça lorsqu’elle déversa le contenu de son estomac sur un soldat français qui était loin d’apprécier la chose. Son compagnon l’envoya chercher un médecin tandis qu’il les ramenait à l’intérieur de la tante. Le Medicis continua de l’observer. « Ca va ça va lâcher moi, je vais mieux. Desserrer seulement le nœud, il me faudrait de l'eau et demain éviter le porc ! ». Le français s’exécuta puis partit aussi vit qu’il était arrivé. Le soldat le suivit du regard, il avait l’air faible pour obéir ainsi à un otage sans même chercher à négocier quoique ce soit. Peut être que ça pourrait lui être utile, mais pas sûr. Et puis la jeune femme se tourna tout en s’exprimant : « Approchez-vous s'il vous plait. J'étouffe, pourriez-vous délacer rien qu'un peu les lacets. Je peux rien faire avec les mains liés. Par Freya, que faisons-nous ici.. ». Luigi hésita un moment. Il n’était pas sûr que ce soit une excellente idée, ce n’était pas du tout son rôle. Mais ils étaient seuls, et la laisser demande à un français c’était l’assurer qu’il allait laisser courir ses mains sur la jeune princesse. Il s’exécuta donc mais à contrecœur. Il leva ses mains liées et attrapa le lacet pour le desserrer en évitant soigneusement de toucher la jeune femme. Il murmura, peut être pour lui-même : « C’est très inconvenant … ». Mais ils devaient cohabiter dans cette petite tente, ils allaient devoir y mettre du leur. Il termina sa tâche et laissa retomber ses mains. Un soldat entra. Il avait une écuelle d’eau dans la main, qu’il posa sur la table de bois. Il se tourna vers la princesse et dit, d’un ton peu assuré et peu audible : « Il n’y a pas de médecin. ». Et il partit très rapidement, comme pour éviter le courroux de la danoise. Luigi soupira et s’approcha du récipient qu’il saisit difficilement de ses deux mains. Il s’approcha d’un des lits et s’assit sur un tabouret qui se trouvait à côté. Il observa Aliénor et affirma : « Vous devriez vous allonger Votre Altesse. Le repas, inhabituel pour vous, a affaibli votre constitution. Et vous avez besoin de vous reposer pour la suite. ». Il avait insisté sur ces deux derniers mots. Il voulait qu’elle comprenne qu’ils n’allaient pas rester là et que Luigi réfléchissait sérieusement à leur fuite. Mais comme certains soldats semblaient parler italien, en discuter clairement leur était impossible. Il lui tint l’écuelle d’eau pour qu’elle puisse se servir du liquide.



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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 30 Mai - 14:01

    L'italien vérifier les lieux, il tourner dans la pièce, la princesse le suivait du regard pour finalement laisser tomber. Elle se sentait mal, le repas était horrible. Plus jamais elle ne retoucherai à ça, d'ailleurs, c'était impensable que des personnes puissent manger cela. La demoiselle était silencieuse, pâle comme la mort, son faux garde danois la regardait, elle lui avoua se sentir très mal. La belle se leva alors soudainement pour se tourner vers le garde français qui fut très mécontentent de se voir servir d'écuelle par la princesse. Elle termina au bout de quelque minutes et jamais, elle ne s'était sentie aussi bien. Le second garde français encore intact s'approcha, agacée, fatiguée, la danoise le renvoya sur les roses avec un ton sec et des ordres précis. La jeune femme retourna dans la tente, elle avait encore des tournis, sa tête lui faisait mal, la France lui réussissait pas, avait-elle le mal du pays ? Non c'était plutôt la maladie de l'Amour, loin de celui qu'elle aimait, Aliénor se mourrait. Seule excuse valable à ses yeux. La jeune femme se tourna vers l'italien et lui demanda de desserrer les nœuds de son corset, il hésita mais, finit par obéir non sans marmonner que tout ceci était inconvenant. La princesse leva les yeux aux ciel et se retourna quand il eut terminer. « Vous savez ce qui est inconvenant... le fait que vous ayez perdu l'héritier du trône et que je sois prisonnière avec pour seul garde un italien. Tout ceci est la faute du Pape, il n'a pas respecter les clauses du contrat...» La jeune femme termina par se rassoir sur le lit de camp. Un soldat rentra avec une écuelle d'eau qu'il posa sur l'unique table en bois. Il précisa alors qu'il n'avait pas de médecin et partit avant de subir le blizzard danois. « Pas de médecin dans un camp d'éclaireur ? Ils se fichent de nous ! » La demoiselle regarda l'écuelle et constata avec fureur qu'ils n'avaient même pas prit la peine de lui servir ne serais-ce qu'une coupe. C'était scandaleux, la France, était très peu hospitalière et Aliénor se chargerait de faire savoir sa pensée. Auparavant, elle devait se reposer, réfléchir, se calmer et le jeune Médicis était de son avis. Le garde lui fit habilement comprendre qu'il allait trouver une solution, qu'ils s’échapperaient. L'optimiste du garde n'était pas du tout partagée par la danoise qui se voyait déjà à la cour du roi de France les fers aux mains. Le garde l'aida à boire en tenant l'écuelle, la belle termina tout et vint s'allonger sur le lit de camp.
    « C'est inacceptable, mon père, mon fiancé ne laisserons pas passer cela.. » Elle se retourna pour se morfondre seule des grands malheurs qui lui arrivaient, perdre son amour, son frère, son protecteur, son cardinal Valinni,le soleil tout ça pour arriver enchainée tel une esclave devant le roi de France. Tout ceci aura pour conséquences de changer une fois encore les alliances, à coup sur le roi du Danemark ne laisserait pas tomber une tel chose, après tout, son héritier se promenait seul dans les bois à la merci des loups, brigands et français, quand à sa fille, son soleil sa vie, elle était prisonnière chez celui qu'il pouvait considérer comme étant son ennemi.


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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 30 Mai - 17:12

Il délassa le corset de la jeune femme pour lui permettre de respirer, tout en grognant puisque ce n’était pas son rôle. Ce à quoi la jeune femme répondit : « Vous savez ce qui est inconvenant... le fait que vous ayez perdu l'héritier du trône et que je sois prisonnière avec pour seul garde un italien. Tout ceci est la faute du Pape, il n'a pas respecter les clauses du contrat... » . Il n’avait pas perdu l’héritier, celui-ci avait eut l’opportunité de s’échapper et il l’avait fait. Mais parler des priorités de la guerre avec une femme qui n’en connaissait pas les ficelles était sans fin, bien que la jeune danoise était sans doute suffisamment cultivée et intelligente pour en comprendre les subtilités. Quand à la responsabilité sur souverain pontife dans cette affaire, il n’en dira pas un mot. Il préféra remarquer : « Je sais que c’est difficile à croire mais cela pourrait être pire. » . Il est vrai qu’ils n’avaient ni l’un ni l’autre été blessé. Luigi avait réussi à se faire passer pour un danois et Aliénor n’était pas partie à la rencontre du roi de France. Ils s’en sortaient, après tout, plutôt bien. Alors qu’elle s’assit sur le lit de camp, un soldat vint annoncer qu’il n’y avait pas de médecin. Il déposa une écuelle d’eau que le Medicis s’empressa d’attraper tout en proposant à la princesse de s’allonger pour se reposer, tout en lui faisant comprendre qu’ils n’allaient pas rester captif. Il lui tendit ensuite le récipient pour lui permettre de boire mais elle pesta d’abord sur l’individu, « Pas de médecin dans un camp d'éclaireur ? Ils se fichent de nous ! » , avant de boire l’eau apportée puis de s’allonger. Elle marmonna « C'est inacceptable, mon père, mon fiancé ne laisserons pas passer cela.. » . Elle n’était pas préparée à ce genre de situation qui, en même temps, étaient loin d’être une habitude. Mais s’énerver ne servirait à rien, à part à la fatiguer, bien que c’était légitime. Quoiqu’il en soit, il ne voulait pas entretenir l’énervement et préféra jouer la carte de l’apaisement. « N’en parlons plus et dormons Votre Altesse. » . Il se leva pour se coucher dans son lit. Il tira difficilement les couvertures sur lui et se permit de souffler les quelques bougis qui donnaient un semblant de luminosité à la tente. Mais il ne dormit pas bien cette nui-là, il pensait.

Le lendemain matin, il se réveilla à l’aube. Il attendit un moment, assis sur son lit, quand enfin un soldat entra pour leur apporter une bassine d’eau de rivières et un plateau sur lequel se trouvait du pain et quelques fruits. Le repas fut frugal, et Luigi ne mangea qu’un bout de bain et quelques grains de raison. Il laissa la danoise se servir de l’eau fraîche en premier, estimant qu’elle préférerait éviter de passer après lui. Il se rafraîchit le visage ensuite et se trempa les mains, mais difficile de faire plus avec les cordes qui l’emprisonnaient. On vint ensuite retirer tout ce qui avait été apporté. C’est à ce moment que Luigi décida de commencer à se préparer une arme. Il fit très attention à se mettre dos à l’entrée, histoire d’avoir le temps de réagir si quelqu’un entrait. Il fit comprendre à son escortée que son activité ne devait pas être découverte, mais ne lui en dit pas plus de peur qu’on les entende. Il attrapa un des tabourets et en déficela l’un des pieds. Cela lui prit un moment, car ses gestes étaient restreints. Une fois que ce fut fait, il sorti la lame qu’il avait réussi à sauvegarder de sa manche pour la ficeler autour du morceau de bois. A chaque fois qu’il entendait des pas s’approcher, il jeta tout l’attirail à terre et faisait d’être blasée, se passant les mains sur le visage et de les cheveux et soupirant. Et puis, une fois que la personne se fut éloignée, après ou sans être entré dans la tente, il reprenait sa tâche. Et enfin, son arme fut prête.

Le reste de la journée se déroula sans encombre. De temps à autre, un soldat entrait pour vérifier que tout allait bien. Ils eurent même le droit à une visite du capitaine, mais l’accueil que lui réserva les deux otages ne lui plus guère alors il ne s’attarda pas. Ils dinèrent de lapin aux olives, et Luigi fit signe à la princesse de bien manger car il ne savait pas quand serait leur prochain repas. La nuit tomba, alors ils firent mine de se coucher. Alors que la lune brillait dans le ciel, il se leva sans faire un bruit, coupa ses liens avec son arme et s’approcha de la jeune danoise qui s’était endormie. Il posa doucement sa main sur la bouche de la jeune femme pour la réveiller en silence, et posa un doigt sur sa bouche pour lui indiquer de se taire. Il lui fit un signe de tête pour lui signaler que le moment était arrivé de s’enfuir. Il la laissa bien se réveiller et coupa ensuite ses liens. Il s’approcha d’une ombre de soldat qui faisait le guet autour de la tente. Le manche ajouté à la lame lui permettait d’atteindre sa cible à travers la toile. Il examina attentivement la silhouette de l’homme, pour ne pas manquer sa cible. Et puis il donna un coup sec. La lame transperça le tissus puis la gorge du soldat. Luigi la retira immédiatement, tout en tirant le corps en arrière pour l’arrêter dans sa chute avec ses mains, à travers la tente. Et il l’accompagna tout doucement vers le sol, pour qu’il ne tombe pas dans un grand bruit. Comme il occupait un pan de la tente, ses camarades ne le virent pas. Il fit de même avec le second soldat, de l’autre côté. Il ne restait plus que celui de l’entrée. Il approcha doucement de cette dernière. Il entraperçut le soldat à travers la fissure du tissus, mais ne vit rien d’autre. Il planta alors sa lame dans la gorge du soldat, comme il avait fait pour ses compagnons, et sortit de la tente pour se glisser sur derrière lui, étant cacher par son gabarit. Il le maintint debout le temps de jeter un coup d’œil alentour au-dessus de l’épaule du corps. Il restait deux gardes debout, à l’autre bout du camp, assis près d’un feu à boire et à jouer aux dés. Les chevaux étaient à mi-parcours entre leur tente et les soldats, tandis que celle des provisions leur était voisine. Il passa sa tête dans la tente et murmura à la danoise : « Prenez des provisions, je me charge des chevaux. » . Il assit doucement le soldat pour l’accoler contre un poteau de la tente, pour faire croire qu’il dormait. Puis il se faufila derrière le tissus des autres tentes pour approcher au plus près des montures, sans faire de bruit. Il attrapa les brides de deux juments qui était encore scellées, prêtes à l’emploi en cas d’alerte. Il entendit les rires des deux soldats qui jouaient. La partie la plus délicate s’annonçait. Amener les chevaux jusqu’au bout du campement. Il avança à petits pas, derrière les tentes toujours, en espérant ne pas réveiller d’individus. Il y était presque, presque.

Mais il entendit quelques pas derrière lui, alors il se retourna vivement, mais personne. Et il sentit une lame le couper dans le dos. Il se cambra tout en grimaçant pour éviter de faire le moindre bruit. Il se retourna vers l’individu et lui planta sa lame dans le cœur. Il reconnut à ce moment le soldat qui avait annoncé qu’il n’y avait pas de médecin la vieille, celui qui était hésitant et apeuré. Le corps tomba au sol et les chevaux s’agitèrent, faisant du bruit. Luigi se mordit la lèvre et se baissa vers le cadavre pour lui prendre ses armes. Il détacha sa ceinture, qui avait une épée, pour la nouer autour de sa taille et lui chipa une dague, une très très belle dague. Pourquoi avait-il une si belle arme ? A y regarder de plus prêt, même ses vêtements étaient de bonne qualité … Un noble, un fils de noble. C’était bien sa veine ça. Il était étrange qu’il ne soit que simple soldat dans une division d’éclaireur … Mais il n’eut pas le temps de réfléchir davantage car il entendit du mouvement dans la tente voisine. Il se releva rapidement et accéléra le pas pour revenir à leur tente de base. Il murmura, de façon pressante : « Vite, ils vont bien tôt s’apercevoir de quelque chose ! » , à travers le tissus de la tente de provision. Il souffrait de la blessure de son dos mais tentait de ne pas y penser. Il ne pouvait pas déjà monter sur sa jument car il pourrait être vu. Il pensa à Juan. Il avait pas envie de mourir maintenant, sans l’avoir revu. Il voulait pas mourir comme ça, sans l’avoir ré-embrassé. Deux-trois soldats sortirent alors de la tente d’où provenaient les précédents bruits qu’il avait entendu. Luigi les vit et murmura de plus belle : « Vite ! » .





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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 30 Mai - 18:51

    La danoise n'avait pas pu s'empêcher de faire savoir sa pensée, le garde eu la politesse de ne rien dire pour faire des remontrances à la jeune femme mais, se permit de préciser que la situation aurait pu être pire. Aliénor ne répondit pas, pour elle, cela ne pouvait être pire. La jeune femme continua à se fatiguer dans des protestations futiles tandis que le bel italien faisait preuve d'un sang-froid et mutisme impressionnant. Ils terminèrent par se coucher l'un et l'autre dans leur lit de camp, qui était assez dur mais, auquel la danoise saurait s'en accommoder. L'italien prononça alors l'ordre de se reposer avant d'éteindre les bougies. La danoise lâcha un dernier soupir plaintif signifiant qu'elle était plus que mélancolique. Enfin, la fatigue eu raison d'elle et très vite la danoise tomba dans les bras de Morphée.

    La nuit n'en resta pas moins mouvementée. La belle fit des cauchemars horrible sur la mort, les français,la guerre. Au final, la belle se réveilla en sursaut et désorientée. Elle mit quelques seconde à reprendre une respiration moins saccadés et à se souvenir où elle était, pourquoi elle avait les mains liés et la peau qui la tiraillait. La danoise regarda autour d'elle, le jeune Médicis dormait mais, lui aussi semblait mal dormir. Aliénor donc, finit par se rendormir pour se réveiller que plus tard. Ce fut les mouvements de l'italien qui la tirèrent de son lit. Les traits de son visage était effrayant, pâle comme la mort et les yeux cernés elle ne voulut même pas voir quel tableau elle donnait d'elle. En tout cas, la belle était sur de ne pas paraitre aussi royal et magnifique que d'habitude. Un des gardes avait déposé de l'eau provenant d'une rivière voisine sans doute, du pain et des fruits. La danoise regarda l'italien grignoter avant de ce décider à faire de même. La princesse prit d'abord de l'eau, elle avait la gorge sèche, l'eau était donc la bienvenue. Les quelques fruits et pain que lui avait laissé le soldat eurent eux aussi un accueil bienveillant de la part de la danoise. Une fois le repas terminé, la jeune femme tenta de se rafraichir tandis que l'italien se préparait, je ne sais quoi. La danoise se rallongea sur le lit tout en observant le Médicis. Il lui fit comprendre de ne rien dire,la belle fit un battement de cil pour approuver ses propos. Qu'il fasse ce qu'il lui plaisait du moment que la situation change car, passer une journée sans rien faire les mains liés déplaisait fortement à la princesse. De temps à autre, un garde venait les voir alors, le Médicis cachait son activité et la princesse jetait un regard noir au garde.

    Ils eurent même droit à la visite du chef qui toutefois ne resta pas longtemps étant donné l’accueil qu'il reçut. Le repas du soir fut beaucoup moins frugal que les autres, ils eurent droit à du lapin cuisiné aux olives et Aliénor se régala enfin ! La nuit tomba alors, tout le monde partit se coucher, la belle s'endormit rapidement mais, pour être réveiller tout aussi rapidement. Elle sentit une main plaquer ses lèvres pour l’empêcher de crier, elle paniqua, la personne alors lui fit signe de se taire et de lui faire un signe de tête indiquant que l'heure était à la fuite. Aliénor se leva donc en regardant faire l'italien qui venait de la réveiller. Quand il tua le premier soldat français, la danoise se recula horrifiait et dégoutait. Le sang couler et l'homme n'était plus qu'un corps inerte. On ne l'avait jamais préparé à faire face à la mort et ce qu'elle voyait là était tout simplement encore plus horrible que les cauchemars qu'elle faisait. La princesse se mit à pâlir et serrer les dents tout en suivant le Médicis en arrière, il passa devant toutefois pour jouer les éclaireurs. Seule avec les corps froids, la danoise n'osa pas bouger. Heureusement, le soldat passa sa tête à travers la tente et lui informa qu'il se chargé des chevaux tandis qu'elle prendrait des provisions. Excellente idée ! La belle sauta par-dessus l'un des corps avec la crainte que celui-ci se réveille et partit discrètement dans l'autre tente...vide. Aliénor prit une écuelle profonde en fer et y versa dedans du pain, une gourde de vin, des œufs, fèves,pois sans oublier du fromage qui trainait. La belle s'apprêter à sortir quand un homme sans doute affamé rentra. Tout deux furent surpris de se retrouver l'un en face de l'autre mais, avant que le français n'agisse, l'instinct de la danoise lui fit attraper un couteau de cuisine pour le planter dans le cœur du garde. Celui-ci s'écroula en face d'elle qui recula horrifiée. Seigneur dieu tout-puissant ! Honteuse, horrifiée d'avoir agit telle une brute, une sauvage, la danoise lâcha l'arme rempli de sang, regarda sa main rouge et s'en alla vers la tente où elle avait dormit. L'italien lui mit alors la pression, la stressant encore plus, elle sauta par dessus les corps glaciale et le rejoignit. Des gardes sortirent alors d'une tente, merde ! C'était la première fois qu'elle juré d'une manière si grotesque mais, la situation ne prêtait pas à réfléchir ce qu'elle disait. Ils étaient repérés et ils devaient fuir rapidement. La belle regarda son compagnon de mauvaise fortune avec une mine aussi désespérée que malheureuse. S'ils s'en sortaient vivant, Luigi de Médicis bénéficierait d'un titre aussi honorable que prestigieux par tout la famille Royale du Danemark.
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Luigi de Medicis

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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 30 Mai - 19:51

Aliénor sortit enfin de la tente. Mais elle avait du sang sur les mains. Luigi le vit immédiatement, et il fronça les sourcils. Que s’était-il passé ? Il n’y était pas censé avoir de soldats supplémentaires ... Quoiqu’il en soit, ils n’avaient pas le temps d’en discuter et de se raconter leurs récits. Le Medicis s’empressa de prendre une parti de la nourriture qu’elle avait prise pour la placer dans la sacoche d’une des juments, pendant qu’il laissait la princesse faire de même avec l’autre monture. Il entendit des mots des tentes. Un des soldats donnait l’alerte, s’apercevant que les prisonniers se faisaient la mal. Luigi enfourcha rapidement sa jument et la talonna pour qu’elle parte au galop. Il jeta un coup d’œil derrière lui pour vérifier que la danoise le suivait bien. Son cheval galopait à vive allure. Mais les soldats étaient encore audibles. Et rapidement, on entendit d’autres sabots que ceux de leur monture. Ils étaient talonnés de près pas ces chiens de français. Ils n’avaient pas réussi à rendre leur fuite inaperçue suffisamment longtemps. Il talonna sa jument de plus belle, pour qu’elle accélère. Peu de montures étaient scellées quand ils avaient observés les chevaux. Il en avait lui-même pris deux, alors il devait y en avoir deux-trois autres, le nombre de soldats qui montaient la garde au total. Ils n’étaient donc pas suivis de près par une horde, mais uniquement par quelques individus, ce qui était rassurant.

Il ne sut pas combien de temps ils galopèrent ainsi. Ils ne suivaient pas de chemin, ça c’était une certitude. Ils ne faisaient que couper à travers les bois, et traversèrent quelques petites plaines. Il regarda à plusieurs reprises derrière lui, pour vérifier que la danoise était toujours là. Il commençait à être vraiment fatigué, tout comme sa jument. Il ralentit l’allure, et prit le trot voir le pas pour les endroits les plus dangereux. Ils devaient avancer le plus loin possible. Sans s’arrêter, sans changer d’avis. Ils galopèrent, avancèrent, pendant des heures. L’aube pointa son nez. Luigi n’entendit plus de soldat derrière lui, juste les sabots des deux montures qu’il avait volé. Il continua encore un peu, et puis il s’arrêta. Une rivière coulait à quelques mètres sur sa gauche. Un grand chêne se dressait près d’eux, idéal pour se reposer dessous. Il descendit de sa monture et observa la princesse, qui devait sans doute être également exténuée. « Il faut qu’on se repose. Les montures aussi. » . Il défit la scelle et les sacoches de sa jument pour qu’elle soit plus à l’aise et donc, plus apte à reprendre des forces. Il plaça les rênes sur le dos de la jument pour ne pas qu’elles la gênent pour boire pour marcher. Mais elle n’allait pas fuir, elle était bien trop fatiguée. Il l’observa s’éloigner vers la rivière afin de boire, puis il s’agenouilla près de la sacoche pour en tirer une gourde de vin. Il bu quelques gorgées et la tendit à Aliénor pour qu’elle la prenne. Il rassembla des feuilles et du humus pour se faire un matelas frais. Ce n’était pas le grand luxe, mais étant donné sa fatigue, il s’en contenterait. Il défit sa cape, plaça une dague sous les feuilles qui servaient de coussin à sa tête, et s’allongea, se recouvrant de son vêtement. L’air était frais, mais ce sera bien pire dans les montagnes. Il jeta un dernier coup d’œil vers la princesse, et puis s’endormit. Il avait vraiment besoin de repos.



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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 30 Mai - 20:33

    Il fallait faire vite. Ils se partagèrent les provisions, les mirent dans les sacoches des juments. L'italien grimpa sur sa monture, la danoise fit de même et ils partirent au galop. Ils parcouraient les sentiers à vive allure, suivit de près par d'autres montures. Les français ! La danoise se retourna et vit une minorité de soldat les suivre à la trace. Ils semblaient énerver, pas du tout amicaux et déterminé. Aliénor accélérât le rythme. L'italien jetait par moment des coups d’œils en arrière tout comme la danoise qui constata plus tard, que les français avaient abandonné la course effrénée.

    Ce n'est pas pour autant qu'ils s'arrêtèrent. Ils poursuivirent à travers des bois et parfois des plaines, ils ralentirent au fur & à mesure passant du trot ou au pas selon les endroits dangereux. Les heures défilaient sans qu'ils ne s'arrêtent, la princesse avait tantôt chaud pui froid, elle mourrait de faim et était sale. L'aube se leva, Aliénor était mal en point, tout la nuit ils avaient parcourut pour échapper aux soldats français mais, sûr, ils ne devaient pas rester trop longtemps sur le sol français. Enfin, l'italien s'arrêta près d'une rivière. La danoise sauta à terre et lâcha un soupir. Elle était épuisée, moralement et physiquement. « Il faut qu’on se repose. Les montures aussi. » La belle n'eut même pas la force de répondre, à vrai dire, elle n'avait pas les idées claires, tout ce qu'elle voulait c'était dormir et se réveiller pour constater que tout ceci n'était qu'un affreux cauchemar. Les deux jeunes gens firent les mêmes gestes, ils défirent les selles et sacoches, la danoise toutefois posa la scelle à terre pour l'utiliser en guise d'oreiller. Le soldat s'empara de la gourde de vin et la tendit ensuite à la danoise qui refusa d'un signe de tête. La danoise le regarda défaire sa cape et s'allonger pour s'endormir. Quoi ? Même pas il avait idée de monter la garde ? La danoise s'en préoccupa mais, pas longtemps car, à son tour Morphée l'appela. Aliénor s'allongea et s'endormit aussitôt.
    Elle fut réveiller par le bruit d'une des juments qui manifester son mécontentement en tapant du sabot. La danoise ouvrit les yeux, se leva et regarda autour d'elle. Découragée, elle constata que tout ceci n'était en réalité qu'un cauchemar bien vivant. Le soldat dormait toujours, la danoise en profiterait donc pour faire un brin de toilette plus complet dans la rivière sans doute, n'aurait-elle pas l'occasion de le faire plus tard alors, autant en profiter là. Elle défit sa robe et se retrouva en fine robe en lin blanc qu'elle retira aussi en vérifiant une dernière fois si l'italien dormait toujours. Une fois nue, Aliénor vit l'état de ses poignets brulé par les cordes des français et s'engouffra dans l'eau froide. Elle défit ses cheveux et se mit complétement dans l'eau, bien que froide, elle sentit l'aspect bénéfique de l'eau. Non seulement elle était enfin propre mais, en plus, la princesse ce sentait enfin, délassée.
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Mer 30 Mai - 21:03

Luigi ne dormit pas très bien. Ses rêves étaient ternis par les français, il les revoyait à ses trousses. Et puis, quand il ne revivait pas leur prise d’otage, il rêvait de Juan. Il réentendait ce qu’il lui avait dit avant qu’il parte. Son sommeil fut donc agité et peu reposant. Lorsqu’il se réveilla, il vit les feuillages au-dessus de sa tête. Il ne lui fallu même pas une seconde pour se rappeler de leur situation. Mais il manquait quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Ou était la princesse danoise ? Il se redressa d’un bond. Il poussa sa cape sur le côté et fit quelques pas. Les chevaux étaient toujours là, leurs affaires aussi. Il n’y avait pas de traces d’affrontement ou de quoi que ce soit. Il s’approcha de la rivière et aperçut enfin la jeune femme. Il fut un instant rassuré, mais comprit vite qu’elle était nue. Il se retourna rapidement pour éviter de l’offenser. Il n’avait pas vraiment prévue qu’elle serait dans le plus simple appareil. Cela faisait bien longtemps qu’il avait touché quelqu’un, et il dut se concentrer pour ne pas ressentir quelque chose qui serait inapproprié. Heureusement pour lui, il parvint à rester calme. Il était fatigué de toute façon, et avait beaucoup trop de valeurs pour s’approcher de la princesse. Ce serait tellement inconvenant. « Oh excusez-moi je … vous cherchais Votre Altesse. » . Il leva les yeux. Le soleil indiquait que l’après-midi commençait tout juste. Ils ne devaient pas tarder à partir. Ils allaient faire la route ensemble et ils n’avaient pas une minute à perdre alors … Il y avait une rivière, plus ils avanceraient plus il ferait froid, c’était l’occasion pour lui aussi de se laver. Il décida de se déshabiller. Il retira son doublet, ainsi que sa chemise. Ses chaussures, son pantalon, et puis il se retrouva nu. Il entra rapidement dans l’eau à son tour. Il n’était pas très à l’aise, mais ne rougissait pas non plus. Il s’expliqua : « Nous n’aurons probablement plus l’occasion avant un moment. » . Il s’éloigna, pour éviter de la mettre mal à l’aise. Lui avait déjà vu des tas de femmes nues, des princesses non certes, mais bon. Elle, beaucoup moins. Elle était censée être vierge. Depuis leur départ et les menaces de Cesare, il n’en était plus autant sûr mais bon. Il se détendit un peu, et se mouilla les cheveux. Il apprécia l'eau sur sa blessure dans le dos. Il se sentait bien plus propre. Il fit au plus vite.

Au bout de quelques minutes à peine, il sortit. Il attrapa sa cape et s’essuya rapidement. Puis il se rhabilla, replaçant ses armes bien où il fallait. Il avait une épée, une très belle dague qu’il gardait, l’arme de fortune qu’il s’était fabriqué, et il avait remarqué que la jeune danoise avait prit un couteau de cuisine. L’une des montures qu’il avait volé avait également un arc et un carquois de flèches sur elle. Il avait l’habitude d’être bien plus armé, mais c’était suffisant pour se défendre. Il passa sa ceinture avec l’épée autour de sa taille, plaça la joli dague à l’intérieur de son doublet, et cala son arme de fortune dans sa botte. Il laissa le couteau sur sa paillasse de humus et prit une sacoche. Il en tira du pain et du fromage et le posa sur le tissus. Il prit un bout de chaque et commença à manger. Cela lui fit le plus grand bien. Il observa la princesse s’approcher de lui après avoir terminé de se laver et s’être rhabillée. Il ne dit rien pendant un moment. Ils mangèrent en silence. Ils étaient fatigués, et tous les deux conscient de ce qui les attendait. Ils étaient loin d’être sûres de survivre. Luigi voulait survivre, il avait trop envie de revoir son amant. Il se frotta les mains après avoir avalé son dernier morceau de pain et attrapa le couteau, la prise de la jeune femme. Il déchira une bande se sa propre cape et la tendit, ainsi que l’arme, à la jeune femme. « Attachez le couteau autour de votre cuisse. Une femme visiblement armée, c’est toujours suspect. Salissez votre robe aussi. Nous ne devons pas paraître riches. » . Il en demandait beaucoup, mais si elle voulait vivre, il le fallait. Il se leva, et commença à déchirer et couper ses vêtements ça et là. Il les barbouillait aussi de terres, de boue, d’humus. Il devait faire comme s’ils étaient du commun. C’était plus prudent.



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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Jeu 31 Mai - 20:51

    Le soldat dormait pas loin de la danoise, son sommeil semblait agité mais, Aliénor n'y prêta guère attention en effet, une idée lui vint alors d'aller se laver dans la rivière. Ce qu'elle fit non sans vérifier plusieurs fois si le garde dormait vraiment, ou s'il s'apprêtait à se réveiller. La jeune femme se déshabilla complétement, détacha ses cheveux d'ébène et s'engouffra dans les eaux sombres et glacé de la rivière. L'eau sur sa peau diaphane lui glaça les os mais, après plusieurs mouvements de bras et jambes elle sut ce réchauffer quelques peu et s’accommoder de la froideur. Des bruits de pas l'interpellèrent alors, la jeune femme fit volte-face: Luigi de Médicis s'étaient réveiller. L'homme s'excusa, Aliénor s'empourpra et plongea jusqu'au cou dans l'eau. Surprise, le soldat commença à se déshabiller devant la princesse qui détourna le regard, les joues en feu, très vite l'homme rejoignit les eaux froides indiquant qu'ils n'auraient sans doute plus l'occasion de le faire. Il s'éloigna et la jeune femme en profita pour profiter du spectacle que lui offrait le garde. Un homme fort, bien bâti qui devait sans doute combler la femme qu'il aimait. L'image de Cesare lui traversa l'esprit et sa douleur au cœur réapparut. Cesare, son amour, son soleil, son Agapès comme elle aurait aimé qu'il soit avec elle pour la rassurer, l'aimait, la comblait. Tout allait si mal sans lui, tout était si neutre, sans gout ni sentiment, le soleil était noir,les eaux froides, la terre sans vie..

    L'italien la tira de ses pensées funestes en sortant de l'eau, c'est là que la princesse remarqua la blessure au dos du garde. Aliénor resta un peu plus longtemps, attendant qu'il s'éloigne pour sortir à son tour et se sécher. Elle le rejoignit après s'être sécher longuement en-dehors de l'eau. Revêtue de sa robe si précieuse, seule signe de sa haute naissance avec l'anneau au blason des Oldenbourg à son doigt, la danoise sentait encore, l'eau de ses cheveux gouter dans son dos mais, elle ne s'en préoccupa guère, son estomac crier famine. Le repas fut frugal et silencieux, tout deux songeait à ceux qui les attendaient, une immense route qui prendrait des jours, semaines voir mois. Le repas terminé le Médicis commença à déchirer sa cape avant de tendre le couteau à la danoise qui le regard surprise. « Attachez le couteau autour de votre cuisse. Une femme visiblement armée, c’est toujours suspect. Salissez votre robe aussi. Nous ne devons pas paraître riches. » La princesse le regarda stupéfaite et interdite. Il n'était pas sérieux ? Elle salir sa précieuse robe ? Brodé avec des fils d'or, composé de soies les plus précieuses ?! Le garde montra l'exemple en déchirant ses propres vêtements ici & là tout en se salissant. Soit, la jeune femme n'avait guère le choix si elle voulait revoir un jour son tendre amour alors, elle se mit à déchirer sa robe afin de la raccourcir, elle retira les pierres précieuses, mit dans une bourse ses bracelets,bagues, son collier et ses boucles d'oreilles qui pourraient éventuellement servir à payer un bon repas et un lit. Toutefois, la jeune femme se refusa de se salir étant donner qu'elle venait tout juste de sortir de l'eau. Une fois prête, la belle partit se contempler dans le reflet de la rivière. Elle ressembler à une paysanne...c'était horrible. Elle, Aliénor Oldenbourg, princesse du Danemark, Norvège et bientôt de Suède, fille du grand Jean Ier et de sa femme Christine de Saxe, ressemblait aujourd'hui à une paysanne. La jeune femme détourna le regard désespérée par ce reflet qui représentait sa situation misérable. « Nous devons retourner à Rome, avertir le Saint-Père que le roi de France est dans le duché de Savoie. Nous devons aussi retrouver mon frère. » La danoise se rapprocha de l'italien. « Une fois dans le premier village je vais devoir prévenir mon père d'envoyer plus d'hommes et d'armes. » La danoise le laissa réfléchir à ses propos tandis qu'elle commençait à sceller son cheval, elle aurait aimé pouvoir dormir encore un peu plus longtemps mais, visiblement, la situation était dramatique et il était urgent de rentrer à Rome.
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MessageSujet: Re: PV | Luigi ~ L'embuscade du Lys   Jeu 31 Mai - 21:26

Après s’être lavés, ils mangèrent en silence. Tous deux étaient perdus dans leurs pensées. Et puis, il était l’heure d’organiser le départ. Une longue route les attendait, et les français étaient toujours à leurs trousses. Il lui demanda de s’armer discrètement et de changer d’aspect, pour paraître telle que les gens qui allaient croiser leur route. Ils ne devaient pas attirer l’attention. Ils ne devaient pas être reconnus. Il fut satisfait de voir qu’elle s’exécuta. Il craignait d’être confronté à des caprices qui seraient vraiment mal placés vu leur positions. Mais ce ne fut pas le cas, elle était prête au sacrifice et ça le rassurait vraiment. Ca montrait qu’elle avait conscience que leur situation était pire que critique. Il termina de refaire sa propre tenue. Il s’appliqua. Il ne s’habillait jamais de façon ostentatoire, n’ayant jamais de diamants ou de signes distincts de richesse sur lui. Son statut ne se percevait que par la qualité de ses vêtements. Elle était cachée par la salissure. Il ne se sentait pas particulièrement bien dans cette tenue, mais il allait s’y faire. Il fallait ce qu’il fallait pour s’en sortir au mieux.

La princesse danoise observait son résultat dans l’eau du fleuve. Elle avait moins d’allure ainsi, mais c’était une bonne chose. Elle se tenait très droite, et avait des manières nobles. Il fallait qu’elle veille à les dissimuler au mieux, et à employer un langage familier en présence d’autres voyageurs. C’était rabaissant, mais tellement nécessaire. « Nous devons retourner à Rome, avertir le Saint-Père que le roi de France est dans le duché de Savoie. Nous devons aussi retrouver mon frère. » . Oui, le retour vers Rome était leur objectif. Il acquiesça de la tête sur cette première phrase, en signe d’affirmation. Mais la suite le fit grimacer. Ce n’était pas du tout ce qu’ils allaient faire. Qui savait où il était ? Il leur était impossible de faire marcher leurs réseaux respectifs pour le retrouver. Il préférait lui dire, avant qu’elle ne se fasse de faux espoirs. « Nous n’avons aucun indice. Il serait trop difficile de le rechercher, surtout avec les français à nos trousses. » . Il fit une mine désolée. Il devait se charger d’elle, son frère s’en sortirait seul. Du moins, il l’espérait. Il devait désormais se concentrer sur la jeune femme. La ramener saine et sauve dans la cité éternelle, c’était ce qui comptait désormais. Il ne pouvait pas s’occuper de l’héritier du Danemark. « Une fois dans le premier village je vais devoir prévenir mon père d'envoyer plus d'hommes et d'armes. » . Oula. Il n’avait pas trop envie de lui refuser une nouvelle demande, mais c’était encore ici impossible. Ils n’avaient aucun moyen de l’envoyer. S’il prenait un coursier, le coursier allait probablement être arrêté par les français et devraient dire la route qu’ils avaient pris. Il fallait attendre, soit d’arriver à Rome, soit de croiser le chemin d’amis de confiance. Mais cette deuxième solution paraissait peu probable. Il commença à sceller sa jument qui, elle aussi, s’était reposée. Il répondit en même temps : « Je crains que nous ne puissions prévenir qui que ce soit avant un moment. C’est trop risqué Votre Altesse. Je suis désolé. » . Leur situation était critique, et il devait attendre que ce le soit moins pour se permettre de créer des risques supplémentaires. Il monta à cheval et la danoise en fit de même. Quelques derniers réglages, un coup d’œil pour vérifier qu’ils n’oubliaient rien, et ils débutèrent leur longue route.



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