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 Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises

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Alexandre VI

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MessageSujet: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Sam 26 Mai - 18:46

Ce Matin là , Sa Sainteté Alexandre VI se préparait pour aller en consistoire . Il s'était vêtu de rouge et de son bonnet , le camauro . Le Saint-Père se faisait préparé par ses camériers comme à son habitude . L'emploi du temps de saint homme fut tellement chargé , qu'il avait l'air d'être un homme qui ne se reposait pas depuis plus d'une semaine . Le Pape comme à son habitude , donnait la messe le matin et en sortait vers huit heures ou neuf . En ce jour , l'évêque de Rome voulait qu'il y ait un consistoire concernant l'invasion des Français . Le Souverain Pontife avait mandé au préalable depuis quelques semaines , que son maître des cérémonies organise ceci . Alexandre essayait d'éviter parfois celui qui était comme son " dirigeant liturgique ", car Johannes Burchart ne cessait pas d'être en quelque sorte , sur son dos .

Sa Sainteté le Pape lui demandait parfois à plusieurs reprises de le laisser en paix . Après s'être habillé pour le consistoire secret ordinaire , il se dirigea vers la salle où s'y tenait normalement tous les cardinaux de Curie . Le Saint-Père alla s'installer dans son siège papal et fit un signe de tête à son passage , afin de saluer les Princes de l'Eglise . Tous les cardinaux s'inclinaient en le voyant , ils attendirent que le Seigneur des Etats-Pontificaux s'asseye puis en firent de même sur leur siège cardinalice . Le maître des cérémonies liturgiques , Buchart , était placé à ses cotés et commença afin d'ouvrir le Conseil .


- Vos Eminences , Sa Sainteté Alexandre VI , Pape de la Sainte-Eglise Catholique Romaine et Apostolique , vous salue en ce jour de consistoire , afin de relater les fais concernant l'invasion des troupes Françaises en Italie . Comme vous avez pu le savoir , les troupes du Roi de France ont dévastées plusieurs villes qui sont : Asti , Mordano , Lucques...Sauf Florence qui a été prise sans combat . Afin que cela ne se produise point , Sa Sainteté a sied les conseils des Éminentissimes et Révérendissimes cardinaux de notre Sainte-Eglise.


Rodrigo écoutait ce que disait Johannes et ne manquait pas un mot . Il regardait les cardinaux et se demandait de qu'est-ce qu'ils allaient dire . Quelques Princes eux , buvaient les paroles du maître cérémonial...Certainement par cause de leur âge , deux ou trois trouvaient le sommeil , ceci ne fut pas chose d'exceptionnel pour le Saint-Père , donc il ne s'arrêta pas sur ces vieils hommes d'Eglise . Le Vicaire de Jésus-Christ laissait ses yeux sur ses fidèles , ne les lâchant point du regard .
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Ascanio Sforza

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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Dim 27 Mai - 14:09

Le Cardinal Sforza se retrouvait dans une situation difficile, extrêmement difficile. Les troupes françaises avançaient à grand pas vers Rome. Milan et son frère les avait laissé passé, Forli et Pesaro –son cousin et sa cousine- les accompagnaient. Il se trouvait donc dans une position à ne pas envier. Il se devait de concilier ses intérêts personnels avec ceux de sa famille, et cela se révélait fort compliqué en l’état. L’annulation du mariage de son cousin Giovanni avec Lucrezia Borgia l’emplissait de colère, mais il ne fallait surtout pas le démontrer. Il n’appréciait guère ce Pape et était plutôt d’avis de laisser della Rovere s’en occuper avec l’aide de la France et des autres nobles d’Italie, parmi lesquels plusieurs membres de sa propre famille figuraient. Mais révéler cette pensée au sein du consistoire signerait son arrêt de mort. Déjà que ses pouvoirs et son influence considérable diminuaient au sein du Vatican, il ne devait pas en rajouter. Il devait faire en sorte de récupérer son pouvoir, et pour cela, adopter une position modérée tout en réitérant son entier soutien au Saint Père était nécessaire. Le cardinal n’était pas dupe, il savait fort bien que le Pape ne lui accordait plus la confiance qu’il lui accordait auparavant. L’alliance entre les deux familles était rompue et elles étaient maintenant en quelque sorte opposées. Mais il restait une brèche à exploiter et c’est ce que Sforza s’efforcerait de faire.

Le Vice-Chancelier était arrivé un des derniers en la salle du consistoire. Ce n’était pas étonnant, il était un homme fort affairé, trop peut-être. Le Pape entra quelques instants plus tard, le cardinal s’inclinant à son passage. Discours de présentation et d’introduction à la matière de la part du Maitre des Cérémonies, qui confirmait que l’objet de ce consistoire était bel et bien l’invasion française. Ascanio devait parler le premier, pour donner le ton et pour faire savoir à tous ce qu’il avait en tête. Ou plutôt ce qu’il faisait croire qu'il avait en tête. Son principal objectif était de détourner le débat, pour pas que celui-ci ne tourne autour de la trahison de sa famille. Sans quoi ce serait fatal. Il fallait parler de Naples. Oui, Naples et Milan étaient toujours en froid, et ce malgré tous les efforts qu’avait déployé le Cardinal Sforza pour conclure une alliance. Cela n’avait suffit. Mais maintenant, ce n’était pas le temps d’une alliance avec Naples. Il voudrait bien rendre au Roy Alfonso la monnaie de sa pièce et c’est ce qu’il s’efforcerait d’emmener en ce consistoire, pour détourner l’attention du réel problème et convaincre les cardinaux –et surtout le Pape- de trouver une résolution simple et qui servirait les intérêts du Vice-Chancelier (officieusement, bien entendu). Après que Burchart eut terminé, le Cardinal Sforza se leva directement pour prendre la parole et commença :


Mes très chers confrères, je nage en pleine perplexité, comme il doit en être certainement le cas pour nombre d’entres vous. Avant de flancher et de nous lancer aveuglément dans des extrapolations fantaisistes, il convient de définir clairement la raison de cette invasion. Notre problème, c’est qu’on ne parle pas de ''la raison'', mais bien ''des raisons''. En effet, il ne fait nul doute qu’il y en a deux, totalement distinctes l’une de l’autre.

Je n’irai pas par quatre chemins, les raisons sont celles-ci :

Le Roy Charles VIII de France revendique le Royaume de Naples.
Le Cardinal Giuliano della Rovere veut déposer notre Saint Père le Pape.


Petite pause pour laisser les autres Princes de l’Église s’indigner faussement et lâcher quelque ''Oh!''.

Maintenant que nous avons bien ciblé les causes, il nous faut les interpréter. Est-ce que le Roy Charles peut se rendre à Naples et accomplir sa volonté sans le Cardinal della Rovere? La réponse est oui.

Est-ce que le Cardinal della Rovere peut se rendre à Rome et accomplir sa volonté sans l’aide du Roy Charles? La réponse est non.

La clef se trouve là, parce qu’il ne sert à rien de se battre contre les français, ils sont beaucoup trop puissants.


Et de citer le bon vieux Obi-Wan Kenobi :

La lutte est vaine, mais il y a d’autres moyens de remporter la victoire.

Excommunier della Rovere? C’est une possibilité, mais est-ce que ça nous donnera quoi que ce soit? Je crois qu’au contraire, ça ne fera qu’augmenter sa colère et le rendre plus fort encore. Ce n’est pas la solution.

La solution, la voici :

Donner au Roy Charles de France ce qu’il revendique.


Et toc, dans les dents Alfonso!

S’il veut Naples, donnons-lui ce Royaume. La réelle destination des armées françaises, c’est Naples, et non la Cité Sainte de Rome. C’est simple, si nous leur donnons ce qu’ils revendiquent, alors ils traverseront Rome et laisseront intacte la Ville Éternelle.

Le Vice-Chancelier se rassit. Il avait beaucoup parlé, c'était le tour d'un autre à présent.
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Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Lun 28 Mai - 13:08

    Cesare Borgia devait être au consistoire ce matin, Sa Sainteté avait convoqué tout les cardinaux pour parler de la guerre qui approche. Le jeune homme ne se sentait pas de parler de politique depuis ma réunion entre son père et son frère. Il n’avait plus envie de faire d’effort voyant que de toute évidence Rodrigo verrait toujours Juan comme son favori. Il avait quitté la pièce en faisant la tête. À présent, il s’était juré de ne s’occuper que des affaires spirituelles même si au fond de lui il bouillonnait sur place. En effet, Cesare n’avait en rien les vertus d’un homme d’Eglise si ce n’est la patience et la sagesse. Il souhaitait développer ses atouts sur un champ de bataille, devenir un noble seigneur et défendre sa famille. Son père en avait décidé autrement. Borgia entra dans la curie en même temps que les autres cardinaux. Il était revêtu de pourpre pour une fois. Le jeun homme n’aimait pas porter la tenue des princes de l’Eglise, cela lui rappelait trop sa condition. Il préférait alors profiter des attributs de laïcs s’y sentant bien et à sa place. Parmi les cardinaux, Cesare ne s’entendait avec pratiquement aucun si ce n’est des clercs qui soutiennent son père comme le cardinal Barbo par exemple. Pour le reste, il était méfiant. Les cardinaux n’étaient que des vautours à attendre de s’attaquer à leur proie et la dépecer de ses os. Borgia se dirigea envers sa place, elle se trouvait le plus proche du trône pontifical. Sa Sainteté entra enfin dans la salle, Les cardinaux s’inclinèrent puis quand son père s’installa, il fit de même. Buchart prit la parole. Cesare se retient de soupirer, il devait être le plus jeune des cardinaux à la Curie avec son ami Alessandro Farnese. Sans compter qu’il s’agissait du blabla de vieux hommes dont la plupart l’agaçaient n’appréciant pas leurs idées. Le sujet du jour était l’arrivée des troupes françaises en direction de Rome. Ascanio qui était rentré en dernier décida de prendre la parole après que le maître des Cérémonies ai terminé de parler. Cesare Borgia l’observa en silence, un regard froid posé sur lui. Ascanio avait beau être le vice chancelier de son père, il ne lui faisait guère confiance. Il ne manquerait pas de le reprendre aux yeux de tous si ces idées ne lui plaisaient pas. Le discours de Sforza était selon lui de la pure hypocrisie et remplit d’ intérêts. Il ne pu s’empecher de jeter un regard noir à ce dernier et de regarder par la suite son père. Voyait-il que ce dernier était en train de les manipuler ? Il l’espérait, de toute façon si ce n’était pas le cas il allait le démontrer. Une fois qu’Ascanio eu terminé, Cesare se leva de sa chaise et s’éclaircit la gorge afin que tout le monde pose son regard sur lui. Il s’adressa ensuite au cardinal Sforza :

    « Permettez-moi d’intervenir vice chancelier mais, je ne suis point d’accord avec vous. Comment pouvez-vous dire que Della Rovere et Charles VIII sont deux raisons bien distinctes ? Ses raisons sont bels et biens liées. L’un ne va pas sans l’autre. » Il laissa un petit silence et reprit : « Comme vous l’avez dis, le roi de France est désireux d’obtenir Naples il le fera avec où sans le cardinal Della Rovere, certes. Mais, voyez vous j’ai bien peur que Charles VIII se sente convaincu qu’une mission divine, celle de déposer Sa Sainteté Alexandre VI. Après tout c’est sur son chemin alors s’il peut obtenir en plus de l’investiture de Naples, le titre de défenseur de la chrétienté, il n’y manquera pas. D’autant que Giuliano Della Rovere est un homme influent. Comment croyez-vous que les français ont obtenu le droit de passage à Florence ? C’est grâce au cardinal ! J’ai bien peur que vous négligez cet homme pour assouvir des fins personnels vice chancelier. Il est important de ne négliger aucun acteur. »

    Cesare venait d’accuser devant tout le consistoire Ascanio Sforza de proposer ses idées pour des objectifs plus personnels. Borgia regarda de nouveau son père, il eu un sourire amusé et continua dans sa lancée en s’adressant à Ascanio :

    « N’est-ce pas votre frère Ludovico Sforza qui s’est allié au roi de France ? Qui a tourné le dos à la papauté ? Votre cousine Catherine également non ? »
    Cesare fit semblant de réfléchir : « Ah…tout s’explique…je comprends votre engouement à vous préoccuper de la victoire de Charles VIII sur Naples plutôt que les intérêts de notre Sainte Église. »

    Borgia fit quelques pas dans la salle pour se rapprocher un peu plus de son père et il s’adressa plus à lui qu’au reste de la Curie :

    « Si comme le dit le cardinal Sforza, Charles VIII souhaite seulement obtenir Naples laissons le faire. Mais, s’il en vient à marcher sur Rome pour l’attaquer et vous déposer utilisez donc le chantage. C’est à ce moment là qu’il faudra utiliser l’acceptation de son investiture, pas avant. La lui donner maintenant ce serait se rabaisser à ce roi sans compter que rien ne nous garantira qu’il vous offrira son amitié en retour. Alors, je vous prie votre Sainteté ne lui donnait pas ce qu’il souhaite sans n’avoir rien en retour. »


    Cesare retourna en direction de sa chaise et en s’installant il finit par dire :

    « Il nous reste néanmoins à régler le sort de Giuliano Della Rovere. »




Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »




Dernière édition par Cesare Borgia le Mar 29 Mai - 20:41, édité 1 fois
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Alexandre VI

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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Lun 28 Mai - 22:08

Le Souverain Pontife continuait à regarder ses cardinaux , surtout ceux qui donneraient de bonnes idées pour l'aider à continuer vers la gloire . Il observait surtout son fils qui lui n'allait pas se taire sur ce sujet qu'il aimait tant , la guerre . Le Cardinal Borgia était tout d'abord un plus dans la Curie , car ses connaissances en l'art de la guerre aiderait la Papauté de Rome . Le Saint-Père s'attendait à voir son fils se lever en premier , mais finalement non...Ce fut son Vice-Chancelier , il voulait avoir toujours pour lui la parole...Comme à son habitude , Ascanio Sforza éveillait les " Oh ! " des cardinaux , surtout quand l'homme parla de Naples , le Napolitain cardinal Oliviero Carafa menait toutes les discussions , enfin...les murmures entre cardinaux . Le gros cardinal n'allait pas se taire, car l'on parlait de son fief de Naples . Rodrigo avait un migraine qui commençait à venir , il se tenait presque la tête . Le Pape demanda qu'on lui apporte une coupe d'eau , et ma bu d'un trait . Même si le Saint-Père ne disait rien , Burchart veillait à ce que la Curie ne s'emporte pas , le maître des cérémonies avait un bâton à la main et frappa de nombreux coups pour faire taire et eut obligé de couper la parole au cardinal Sforza en hurlant :

- Silence ! Sa Sainteté Alexandre VI désir écouter Son Éminence Ascanio Maria Sforza , Vice-Chancelier de la Sainte-Eglise , Cardinal de la Sainte-Eglise , Évêque de Pavie , Administrateur apostolique du diocèse d'Elne , Administrateur apostolique du diocèse métropolitain d'Eger , Administrateur apostolique du diocèse de Pesaro , Administrateur apostolique du diocèse de Crémone et Administrateur apostolique du diocèse de Novare .

Si bien , quand Johannes avait fait renaître le silence , quelques secondes après que Sforza finisse son discourt , les cardinaux indécrottables recommencèrent leurs grands bruits inouïs . Rodrigo Borgia regardait d'un air agacé les vieils hommes , il donna un léger coup de coude au maître des cérémonies liturgiques qui lui primait lors du consistoire pour le faire réagir , mais comme Burchart ne cessait plus de frapper , rien ne pouvait faire taire la Curie . Le Vicaire de Jésus-Christ soupirait de la tournure du conseil des Princes de l'Eglise . Soudainement , son fils Cesare se leva pour commencer sa déclaration . Bien sûr , le Pape prit un sourire quand son aîné se mit debout . Johannes Burchat redonna des coups et cette fois plus fort afin qu'on l'entende , mais fidèle à lui-même...Il hurla sans vergogne :

- Silence ! Silence ! Sa Sainteté Alexandre VI désir écouter Son Éminence Cesare Borgia , Cardinal de la Sainte-Eglise , Cardinal-prêtre de S. Marcello , Évêque de Pampelune et Archevêque de Valence .


Le Successeur du Prince des Apôtres écouta son fils , il admirait l'élocution et la manière dont était fondé son allocution . Il secouait la tête pour lui donner raison sur les points que son garçon disait . Le Saint-Père n'était pas étonné de ce pouvait dire son grand fils , beaucoup de choses vraies dans chaque mots . La grande question se posait , que serait la bonne solution...Son enfant s'approcha de lui et dit quelques mots . Les autres cardinaux étaient préoccupés dans leurs commérages , le très saint homme s'agrippa à la soutane rouge de son cardinal-fils et le ramena vers lui puis murmura :

- Cesare , qu'est-ce qui nous prouve qu'il nous sera fidèle après...Il faut quelque chose d'encore plus important pour lui faire du chantage...
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Ascanio Sforza

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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Mar 29 Mai - 10:59

Sforza écouta le discours du fils du Pape. Il fit une moue lorsqu’il évoqua que le Roy Charles avait lui aussi comme but de déposer Sa Sainteté. Vraiment? Il était convaincu qu’il n’en était pas le cas, et se demandait si le Cardinal Borgia pensait réellement ce qu’il disait. Probablement pas, non, à la vue de l’extravagance de ses propos, autant en ce qui concerne le Roy Charles que le Cardinal della Rovere. Il ne serait pas difficile de le contredire sur ces points.

Le Vice-Chancelier de l’Église esquissa un sourire lorsque Cesare l’attaqua personnellement. Si les joutes verbales houleuses étaient fréquentes au sein du Sacré Collège, la diffamation et les allégations n’étaient guères les bienvenues. Les vieux Cardinaux tels que Piccolomini, Zeno, ou Savelli, pourraient en témoigner. Mais le Cardinal Borgia était très jeune et il lui restait beaucoup à apprendre, quoi que puisse en dire son père. Il était bien entendu que Sforza n’allait pas s’abaisser à son niveau. Il serait facile de se lancer des insultes l’un à l’autre, mais ça ne ferait pas avancer le débat et il savait que les autres Princes de l’Église n’appréciaient guère cela. Et qui plus est, si l’allusion à son cousin et sa cousine, qui marchent actuellement avec le Roy Charles de France, se voulait une critique, Ascanio la voyait plutôt comme une porte ouverte pour qu’il puisse réitérer publiquement son entier soutient au Pape Alexandre VI. Il saurait tourner cela à son avantage. On avait affaire à un homme qui sait voyager sur les routes escarpées de la politique vaticane. Cardinal depuis maintenant près de dix ans, Ascanio savait comment peser ses mots pour faire en sorte de rallier à lui la Curie. Le seul désavantage qu’il avait sur Cesare, c’était que ce dernier était le fils du Pape. C’était non-négligeable, mais bon, il voyait bien que Borgia ne le portait pas en son coeur. La meilleure façon de répondre à cela était d’ignorer tout bonnement les attaques personnelles et d’être gentil-gentil.

Un autre sourire, narquois cette fois, se dressa sur le visage du Cardinal. Le chantage? Mais qu’avait-on pour faire du chantage? C’était inapplicable. Les propos du jeune Borgia étaient insensés et il ne se priverait pas de le faire remarquer. Il se leva donc directement après que Cesare se soit assit. Il ne voulait pas laisser la place à Barbo ou un autre de ces lèche-culs qui ne servent qu’à assouvir leurs intérêts en étant toujours d’accord avec la position du Pape. Le problème, c’est qu’on ne connaissait pas encore la position du Saint Père. Il ne faisait donc nul doute que si Barbo prenait la parole, il clamerait haut et fort son soutient à Cesare, ce que le Vice-Chancelier voulait éviter. Enfin, il ne pourrait pas l’empêcher éternellement de parler, mais valait mieux repousser au plus loin possible une première intervention de sa part.

Bref, le Cardinal Sforza se lança :


Votre Sainteté, Vos Éminences, dès le début de ma première intervention, j’ai fait une mise en garde en mentionnant qu’il ne fallait pas flancher en se lançant aveuglément dans des extrapolations fantaisistes. Or, c’est justement ce que le Cardinal Borgia fait, hélas. Cela ne fait guère avancer le débat et c’est pourquoi je vais corriger quelques points en partant.

Le Roy Charles de France se sent convaincu d’une mission divine, à savoir la déposition de notre Saint Père? J’en doute, et je me demande sur quels faits tangibles et concrets mon confrère se base-t-il pour affirmer une telle chose. Le Royaume de France a une revendication depuis longtemps sur l’investiture du Royaume de Naples et c’est la seule raison pour laquelle Sa Majesté Charles VIII a envahis l’Italie. Et si le Roy de France veut un titre de Défenseur de la Chrétienté, qu’est-ce qui nous empêche de le lui donner?

Le Cardinal della Rovere a une grande influence, et c’est grâce à son intervention que Florence a ouvert ses portes et laissé les armées françaises passer? Absolument pas. Les Médicis ne sont pas fous. Ils ont vus les ravages qu’ont causés les armées françaises à Asti, à Mordano et à Lucques. La seule raison pour laquelle ils ont accepté le libre passage des troupes françaises, c’est pour éviter que leur ne ville subisse le même sort que les précédentes.


Petite pause, pour donner plus d’impact à la phrase suivante.

Et justement, il me tient à cœur d’éviter cela aussi pour la Ville Éternelle. Il devrait en être de même pour chacun d’entre nous.

Pour en venir à ma famille, je ne vois pas pourquoi on parle de cela en notre consistoire, mais je vais éclaircir quelques zones d’ombre. Mon frère Ludovico n’est en aucun cas allié aux Français. Si mon cousin Giovanni et ma cousine Catherine, quant à eux, ont des prises de positions controversés, il est important de comprendre que leurs actions n’engagent qu’eux-mêmes et que je m’en dissocie totalement. Je réitère par ailleurs mon entier soutient au Saint Père Alexandre. Ce dernier sait que j’ai à cœur le bien de notre Saint Mère l’Église et que je sers Dieu et la Papauté avec dévouement chaque jour.


Sforza marchait de long en large de la salle du consistoire. Il posait les yeux sur chacun des Cardinaux présents en parlant.

Notre cher Cardinal Borgia propose d’utiliser le chantage contre Charles VIII pour obtenir des avantages. Il n’est pas réaliste. De quels moyens disposons-nous pour qu’il accepte quoi que ce soit de notre part? Je rappelle que nous ne sommes pas en position de force, loin de là. Je rappelle que 30 000 soldats armés jusqu’aux dents et en soif de sang approchent dangereusement de notre Cité.
J’ai peine à imaginer sans une intense envie de vomir toutes les horreurs qui arriveront à la population Romaine et à nous-mêmes si nous ne prenons pas les mesures nécessaires dès maintenant pour éviter qu’un carnage ne survienne. À quoi bon attendre? Nous disposons de tous les outils qu’il nous faut pour faire en sorte d’éviter un massacre pur et simple. La seule chose à faire, c’est d’envoyer un émissaire à Charles VIII, affirmant que nous lui concédons le Royaume de Naples et que le Saint Père la sacrera lui-même en la Basilique Saint-Pierre. En échange de quoi, les armées françaises passeront sans encombre par Rome et se dirigeront vers Naples.

C’est la seule solution réaliste que nous ayons, il est donc impératif de la mettre en application au plus vite.


Le Vice-Chancelier se rassit. Il ne désirait pas parler de Giuliano della Rovere. Il n’aimait pas l’homme ni la méthode qu’il employait, même s’il considérait que la cause qu’il soutenait était juste. Et si on lui infligeait quelconque punition dès maintenant, il n’en serait que plus déterminé à venir détruire le Pape. Ce n’était pas la chose à faire.
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Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Jeu 31 Mai - 0:31

    Avant de retourner s’asseoir à sa place, Sa Sainteté Alexandre VI avait attrapé son fils par la soutane afin qu’il s’abaisse et qu’il puisse être le seul à entendre ses paroles. Cesare les écouta attentivement avant de répondre en chuchotant à son tour :

    « Rien ne nous certifie sa loyauté en effet. Néanmoins, il serait contraint de respecter ce chantage sous peine de se voir retirer la couronne de Naples. Vous avez le pouvoir de la lui donner tout comme vous avez le pouvoir de la lui retirer. Les espagnols ne le laisseront pas faire, il a besoin d’un appuie. Je suis d’accord avec vous, il faut accentuer le chantage. »

    Borgia retourna s’asseoir. Lorsque ce fut le cas, Ascanio se redressa immédiatement de sa chaise. Cesare lui jeta un regard noir, il se doutait bien que la querelle politique ne faisait que de commencer. Sforza ne comptait pas se laisser faire et suivre les idées du cardinal de Valence. Borgia savait qu’il allait devoir redoubler d’effort une fois de plus pour faire entendre ses propos. Le cardinal se battait sans cesse pour affirmer ses dires que ce soit en famille ou bien ici au consistoire. Ascanio reprit donc la parole s’accaparant le temps de parole des autres cardinaux. Il commença par dénoncer le comportement de Cesare ou du moins ses paroles les traitant d’extrapolations fantaisistes. Borgia bouillonnait sur place, il n’aimait pas qu’on le salisse en public et de surcroît devant son père. Trop de fois dans sa vie le jeune homme avait été rabaissé, la preuve encore avec la réunion familiale ou Juan s’était permit de telles remarques à son égard. Le fils du pape prit sur lui pour ne rien dire et lui laisser la parole. Il fallait rester diplomate même s’il n’avait qu’une envie de répliquer. Sa main était posé sur l’accoudoir de sa chaise, ses doigts donnaient quelques tapaient délicatement dessus comme pour canaliser son énervement. Plus il écoutait le vice chancelier plus il prenait sur lui. Il l’accusait de ne pas avoir les bases solides pour son argumentation et ne pensait qu’à octroyait les faveurs en l’honneur de Charles VIII. Lorsque Sforza évoqua qu’il était dévoué à l’Eglise, Cesare ne put s’empêcher de sourire amusé. Ascanio était aussi hypocrite que tout homme qui se trouvait dans cette pièce. Il ne défendait en rien les valeurs de l’Église si ce n’est ses intérêts. Pour finir, Sforza critiqua une fois de plus son idée de chantage, préférant laisser l’Église faible et à ma merci du roi. Borgia le regarda s’asseoir et se leva de nouveau. Tout les regards étaient posés sur lui. Il faut dire que les cardinaux s’attendaient à ce que cette querelle perdure surtout en ayant découvert à plusieurs reprises le tempérament du fils de Sa Sainteté. Cesare avait ce côté arrogant, une facilité à prendre la parole et vouer de son intelligence.

    « Je me permets de vous rectifier tout de suite votre éminence, il n’y a en rien dans mes propos de la fantaisie mais, de la réflexion. Dites simplement que mes idées ne vous plaisent guère plutôt que de dénigrer mes dires et de ne laisser qu’aux cardinaux et à Sa Sainteté qu’une seule et unique solution à notre problème. Si le Saint Père ne souhaitait qu’entendre une seule et même idée, il ne nous aurait pas convoqué. »
    S’adressant aux cardinaux pour détendre l’atmosphère : « Je suis sur qu’un bon nombre d’entre nous préfèrerait se retrouver autour d’une table pour savourer du bon vin. »

    Les cardinaux se mirent à rire, d’autres approuvèrent le fait qu’ils auraient aimés être ailleurs qu’en ce moment même. Cesare fixa toujours Ascanio. Si ce dernier souhaitait le ridiculiser, Borgia savait rendre l’appareil. Il garda un sourire aux lèvres et reprit :

    « Trêves de plaisanterie messieurs, pour en revenir à notre sujet principal le vice chancelier voulait savoir sur quoi je me base pour mes propos, et bien c’est simple sur de la stratégie il faut se mettre à la place du roi de France. Que ferions-nous si nous étions dans cette situation ? Ne chercherions nous pas à avoir le dessus ? Ce ne sont que des exemples, des questions essentielles pour nous permettre de comprendre l’ennemi. »

    Ces propos étaient plutôt réfléchit à la manière d’un homme de guerre. Cesare aurait sans doute fait un très bon gonfalonier si son père ne l’avait pas contraint au pourpre. Il ne pouvait malheureusement pas appliquer ses stratégies sur un champ de bataille mais, ici au consistoire. Il laissa un petit silence et prit de l’assurance dans ce qu’il allait dire. Il se mit au centre de la pièce afin de se faire mieux voir et attirer toutes les attentions possibles. Vu que le cardinal Sforza était assit sur l’une des chaises au centre, il en profita pour se mettre face à lui et le regarder dans les yeux. Cesare laissa échapper un rire, un rire amusé voire jaune :

    « Entendez-vous cela ? Le vice chancelier souhaite octroyer à Charles VIII le titre de défenseur de la chrétienté et celui de roi de Naples. Ma phrase ne vous choque pas ? Vous trouvez sa proposition attractive ? Dans ce cas offrez lui le trône de Saint Pierre pendant que vous y êtes !! En souhaitant donner à ce roi ce qu’il désire, c’est tout bonnement se rabaisser à lui. Il a certes 30 000 soldats mais, notre Sainte Église n’est-elle pas puissante ? Sa Sainteté et même Dieu ne sont-ils pas au dessus des rois ? Vous pensez les traiter à leur juste valeur en utilisant cette bassesse ? Si Charles VIII voit le Saint Père prendre peur en lui concédant ses souhaits, croyez-vous qu’il va le respecter ? La réponse est non. Il va profiter de sa faiblesse, la remettre en cause. Nous devons donc agir montrer notre Sainte Église encore plus puissante qu’elle en l’est déjà. Elle devrait être intransigeante envers ce genre de rebelle. » Il prit sa respiration et continua : « Je suis conscient que notre armée est inférieure au nombre de 30 000 hommes et que nous ne disposons pas de canons. Mais, nous avons plus d’un tour dans notre sac. Dans la guerre tout les coups sont permis alors utilisons notre ruse. Ce chantage en fait partie. »

    Cesare venait de montrer une fois de plus ses performances en politique et dans l’art de la guerre. Ses méthodes vont inspirer Machiavel plus tard pour la rédaction de son ouvrage : Le Prince qui est un très bon traité d’éducation sur comment devenir un bon Prince. Borgia se retourna vers son père et de là où il était il haussa la voix pour qu’il puisse davantage l’entendre :

    « De plus, je tiens à rappeler à Sa Sainteté qu’il a le soutien du Danemark et de la Norvège puisque Jean Ier du Danemark a décidé de défendre notre Eglise et remercier le Saint Père pour avoir accueillit convenablement ses enfants à Rome. »

    Il fit comprendre à son père qu’il avait des hommes en plus grâce à Jean 1er et à sa fille…Aliénor. Il eut des frissons à l’idée de penser à elle. La jeune femme lui manquait depuis qu’elle était partie de Rome pour retourner chez elle. Il tenta de ne pas se laisser attendrir par ses belles pensées .

    « Pourquoi parler de votre famille ? Nous parlons de politique et de l’invasion française, il est donc approprié d’en parler et d’éclairer le Saint Père dans sa décision. Et je vous prie ne niez pas des faits , votre frère a été le premier à s’allier aux français et à leur laisser le droit de passage. Vous savez tout comme nous que Ludovico est un homme puissant et dont sa réputation le précède. Il aurait pu nous être un très bon allié mais, il en a décidé autrement. Je rappelle cet acte à Sa Sainteté pour qu’il comprenne une fois de plus ma démarche. »

    En effet, Borgia tentait implicitement de montrer à son père que Ascanio était en faveur des français puisque sa famille soutenait l’ennemi. Ce n’était pas anodin la position du vice chancelier.

    « Là encore le cardinal Sforza oublie d’évoquer notre second acteur le cardinal Della Rovere. Nous devons parler de cet homme et non contourner le sujet pour des fins malhonnêtes. »


    Il jeta un dernier regard noir au cardinal Sforza et retourna s’asseoir tout en observant son père. Il espérait avoir été assez convainquant ou qu’il prend la parole en sa faveur. Borgia serait blessé si son père n’en prenait pas en compte. Après tout c’était pour l’aider à sauver les apparences qu’il se donnait corps et âme dans ses convictions.




Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Jeu 21 Juin - 16:01

Il semblait que le consistoire se transformait peu à peu en un débat, ou plutôt une bataille verbale entre le Cardinal Sforza et le Cardinal Borgia. Ascanio écoutait avec attention ce que Cesare déblatérait. Il commença doucement, mais le Vice-Chancelier avait bien l’impression que son discours s’envenimerait par la suite. Après la plaisanterie et les rires, cette dernière thèse se confirma. Il s’attaquait tout de suite à ce que ferait Charles. Mais tout cela restait subjectif, et ne pas prendre des précautions dans ce domaine voudrait dire signer son arrêt de mort. On ne pouvait prédire ce que ferait le Roy de France. Personne, si ce n’est le Très-Haut, ne peut savoir ce qu’il ferait selon l’une ou l’autre des situations. Et vraisemblablement, Borgia raisonne comme s’il était lui-même Charles VIII, ce que Sforza évitait soigneusement de faire. Le jugement s’en trouve largement biaisé dans ce cas. Cesare fit une pause, un rire forcé, avant de reprendre. On voyait bien qu’il s’emportait de plus en plus, certainement choqué par les propos du Vice-Chancelier. Mais c’était le but aussi. Il était jeune, beaucoup trop jeune pour comprendre que l’intransigeance ne mène à rien, et qu’il faut des compromis. En particulier quand on se trouve dans une situation aussi précaire que celle-ci.
Il ne put retenir un sourire ironique lorsque Borgia évoqua le Danemark et la Norvège. S’il ne s’était pas retenu, il aurait rit à pleine dents en plein consistoire. Ces deux états nordiques éloignés et faibles n’aideraient en rien la cause de la Papauté, il fallait être fou pour le croire réellement. Et il semblait désespérément vouloir qu’on parle de della Rovere. Cela déplaisait quelque peu Ascanio. Pas qu’il était du côté de della Rovere, au contraire. Mais ça écartait le sujet principal et il ne voulait pas le faire.

Après que Borgia eut posé son séant sur sa chaise, les Cardinaux présents se tournèrent tous vers le milanais. Il réfléchit un instant à ce qu’il dirait, avant de se relever. S’il avait été d’une extrême facilité pour Sforza de réfuter les quelques sottises lancées par le bâtard papal lors de sa première intervention, il en serait certainement plus difficile maintenant. Les propos de ce dernier se tenaient plus, même s’il restait des failles. Principalement le fait qu’il ne voulait pas admettre que l’Église n’était pas en position de force. Cela ne semblait pas rentrer dans sa tête. Et pourtant, c’était évident. Selon le Vice-Chancelier, il n’y avait qu’une seule issue : celle qu’il avait proposée. Et il avait la plus ferme volonté que tous les Cardinaux –mais en particulier le Pape- comprennent cela et soient d’accord avec lui. Et comme le disait –ou plutôt comme le dira (puisque ce sera en 2034)- le Capitaine Charles Patenaude* : ''La volonté, c’est comme l’acné, plus t’en as, plus ça parait.'' Il était donc plus déterminé que jamais, et cela se voyait bien.



Estimés frères dans la foy, le Cardinal Borgia commet une erreur. Il n’est pas le Roy de France, il ne sait rien du Roy de France, comment peut-il donc prédire ce qu’il ferait? Nous sommes, encore une fois, plus dans le domaine de vaines spéculations que dans les faits tangibles. Et ce n’est pas ce qui nous fera avancer. Qui plus est, si Son Éminence cherche seulement à avoir le dessus sur tout le monde et à opposer le plus fort au plus faible, je rappelle que ce n’est pas le cas de toutes les personnes, un chance. Cela est tout le contraire du comportement d’un bon chrétien.

Il fit une courte pause, puis posa son regard sur Borgia, avant de reprendre sur un ton grave :

Il conviendrait donc que vous ne mêliez plus vos sentiments personnels avec l’affaire qui nous regarde, Éminence. Cela ne permet pas de rester objectif.

Reprenant avec l'éternel calme qui le caractérisait :

En théorie, oui, le Saint Père est supérieur aux Roys. Mais il ne faut pas se voiler la face. Dans la situation actuelle, nous sommes impuissants. Autant que l’étaient les Médicis à Florence. Eux, ont pris les mesures nécessaires pour éviter un carnage dans leur cité. Allons dans la même voie, sans quoi, c’est véritablement ce qui nous arrivera, autant à nous qu’à la population romaine. J’ai à cœur le bien de notre Saint Père, le bien de notre Sainte Mère l’Église, le bien de nos fidèles habitant à Rome. Voilà ce qui me tient à cœur. Il semble qu’il n’en soit pas le cas pour le Cardinal Borgia, hélas, et cela ne peut que m'apporter une grande peine.

Une grande peine? Pas le moins du monde, cela lui donnait une autre occasion de le ridiculiser. Et c’était bien fait pour lui, après tout ce qu’il disait sur la famille Sforza. Sincèrement dubitatif quant aux ruses que le bâtard papal évoquait, il se sentit obligé d'émettre un commentaire à propos de celles-ci :

Vous dites que nous avons plus d’un tour dans notre sac, des ruses? Exposez-nous donc cela. Dites-nous tout ce qui envahit votre esprit, ou que cela encombre à jamais vos fantasques pensées.

S’il avait quelque chose dans la tête, il était mieux de l’exposer devant la Curie, sinon ça en choquerait certainement plus d’un qu’il garde ses petits secrets pour lui-même.
Le Cardinal Milanais ignora la nouvelle allusion à sa famille. Il valait mieux ne pas y répondre Déjà ça éloignait le débat de son réel but, mais aussi ça enlevait de la crédibilité à ce qu’il disait probablement. Il était mieux d’ignorer cela pour que ça tombe plus ou moins dans l’oubli pour les autres Princes de l’Église présents.


Pour clore son intervention, le moment tant attendu (enfin… plus ou moins^^), le Cardinal della Rovere :

Si Son Éminence est autant déterminé à entendre parler du Cardinal della Rovere, qu’il nous gratifie de son opinion à propos de celui-ci. Personnellement, j’ai déjà donné la mienne lors de ma première intervention.

Il ne voulait pas parler de della Rovere. Ce sujet le mettait quelque peu mal à l’aise, et il fallait le comprendre. Il était situé entre deux camps, la situation était difficile pour lui. Della Rovere n’était pas nécessairement son ami, le diplomate qu’était Sforza n’appréciait guère la fougue du Doyen du Sacré Collège non plus. Mais il fallait dire que la dépravation du Pape Alexandre déplaisait à plus d’un et que les liens étaient rompus entre les deux familles. Ça laissait le Vice-Chancelier de la Sainte Église bien perplexe par rapport à tout cela. Il reprit donc place sur son siège, pour laisser répliquer Cesare et/ou que le Saint Père intervienne dans le but de calmer le jeu, ce qui ne tarderait probablement pas.

(*Désolé pour cet écart nostalgique. La plupart des joueurs ne connaîtront pas le Capitaine Charles Patenaude, mais ce personnage a grandement marqué l’enfance du joueur. )
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Alexandre VI

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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Dim 8 Juil - 14:16

Le Saint-Père regardait les cardinaux s'envoyer des "piques" , à la tête de cela il y avait son fils et l'autre son Vice-Chancelier . Son fils prétendait que nous pouvions gagner , avec des tours , le Vicaire de Jésus-Christ venait à être en accord avec lui car il détestait se montrer faible face aux autres . Il se dit , qu'après tout , il était le Père des Rois , que de ce fait il n'avait aucun ordre à recevoir d'un Souverain ou même s'y rabaisser .Tous les Princes de l'Eglise avaient une opinion , ils discutaient entre eux mais en braillant malheureusement...Le Pape devait prendre une très grande décision , il espérait qu'elle allait plaire . Il se persuadait à dire qu'il faisait cela pour la gloire de Dieu , le Successeur du Prince des Apôtres voulait défendre son Eglise , car tel était sa mission d'y veiller dessus . Mais il savait que cette décision ne plairait pas à l'un deux de ces cardinaux , qu'ainsi soit-il se disait t-il . L'homme de Dieu se leva de son trône papal , d'un signe de main il demanda à ce que Burchart ne dise plus rien pour ce consistoire . Rodrigo Borgia se dirigea au milieu de l'allée où se tenait une rangée de sièges à droite puis à gauche . Il se tourna vers la rangée où il y avait Cesare puis celle de Ascanio Sforza et dit :

- Nous avons pris notre décision , étant donné que Dieu le Père , nous a accordé la Papauté le 11 août 1492 , notre mission est de défendre notre Sainte-Mère , car étant son Souverain. Notre Eglise est très puissante , celui qui devient son Chef Suprême possède un statut face aux autres rois . Il n'est pas considéré comme Souverain parmi d'autres souverains . Son édit est perpétuel et définitif , nul ne peut se prétendre comme lui . L'un de ses titres est : " Père des Rois " . L'une des couronnes de la tiare pontificale nous le rappelle . En aucun cas , le Serviteur des serviteurs de Dieu ne devrait s'incliner face à un roi , un homme . C'est pour cela que nous disons , non , nous nous inclinerons pas face au Roi de France , jamais ! Nos prédécesseurs l'ont fait , ceux que notre Eglise reconnait comme papes légitimes , qui vivaient à Avignon . Le Pape Clément V s'est lui-même prosterné devant le Français , afin de s'attirer de bonnes grâces . Vu la position aujourd'hui de la Sainte-Eglise Catholique Romaine et Apostolique , et que nous ne vivons plus à Avignon . C'est pour cela que nous disons , si il veut de la guerre , nous lui en donnerons par les forces armées , avec l'aide du Danemark car nous avons leur appuie . Nous pensons également avec celle de Castille et d'Aragon . Après leur avoir donné le titre de Rois Très Catholiques , ainsi qu'avec de très bonnes relations que nous avons avec eux...grâce au fait du mariage de notre fils , Juan Borgia le Duc de Gandie . Nous nous battrons jusqu'à mort pour défendre l'Eglise , jamais nous nous rabaisserons . Même si notre décision est prise , nous voulons savoir qui est pour et contre ?

Sa Sainteté Alexandre VI se dirigea vers son trône et s'y installa , il demanda à ce que son maître des cérémonies liturgiques prépare à noter . Il était sûr que beaucoup de cardinaux seraient de son avis , car il avait fait un bon discourt et détenait beaucoup de partisans dans le Sacré-Collège . Il regarda puis vit une bonne partie en accord avec ce qu'il venait de dire , il adressa un regard à son fils pour lui dire que cela était un très bon travaille qu'il accomplissait .

- Bien , une très bonne partie de la Curie est du coté de l'idée du Cardinal Borgia , et donc avec la notre , car nous sommes du même avis que lui . Nous n'avons rien à craindre, la Papauté de Rome est dans de très bonnes mains . Nous réussirons au combat , j'en suis persuadé grâce à toute l'aide que nous avons .
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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Jeu 12 Juil - 13:12

    Ce fut au tour du vice chancelier Ascanio Sforza de prendre la parole pour contredire les dires de Borgia. Cesare était conscient que ce débat était sans fin, le milanais campait toujours sur ses positions sans compter qu’il y avait des intérêts personnels derrière. C’est pourquoi Sforza n’allait pas céder. Le jeune homme non plus d’ailleurs, il allait tout faire pour être convainquant, il savait parler à une foule comme tout bon orateur. Son ennemi se défendait bien mais, le cardinal voyait toutes ses stratégies et ses manipulations. Ce qui était un avantage puisqu’il pourrait s’en servir pour dénoncer la supercherie de Sforza. Il l’avait déjà fait quelques minutes auparavant, il était prêt à recommencer sans aucun scrupule. Ascanio évoqua que Cesare se prenait pour le roi de France, il est vrai. Tout chef de l’État savait que pour mieux régner il fallait réfléchir, se mettre à la place de l’ennemi pour comprendre ses intentions ainsi il pourrait anticiper les coups sur l’échiquier. D’ailleurs ce jeu de société était représentatif de la notion de gouverner. Le cardinal avait donc réfléchis aux nombreuses tactiques que Charles VIII de France pouvait appliquer. Cesare savait que pour un religieux, il ne devait pas penser comme un roi mais, il ne pouvait laisser la papauté aux mains des français. Il voulait aider son père à garder le pouvoir et dominer ses sujets. Puis, il espérait pouvoir montrer à son père qu’il n’était pas fait pour la vie cléricale. Il était fait pour une vie de laïc. Borgia serait mieux en chef des armées. Le vice-chancelier continua ou tenta encore de le ridiculiser, le faisant passer pour un être insensible, personnel et qui ne pense pas aux biens de la population. Au contraire, ce n’était pas en se soumettant que les romains se porteraient bien, ils vivront davantage dans la peur. Mais, si Ascanio n’avait que cette arme pour se défendre au lieu d’argumenter ses idées, soit. Son ennemi continua de le provoquer en lui demandant d’expliquer ses fantasmes ainsi que ce qu’il pensait de Della Rovere. Borgia se leva prêt à bondir comme un fauve sortit de cage. Il était prêt à argumenter davantage sans pour autant tomber comme Sforza dans un argumentaire très faible. Il allait prendre la parole quand son père se leva et s’avança au milieu de la salle. Cesare se rassit. Le Saint Père avait prit sa décision. Le cardinal espérait que son père avait vu lui aussi toutes les machinations de son vice chancelier et espérait qu’il lui fasse confiance. Certes, il était jeune mais, il en savait suffisamment assez pour comprendre les règles du jeu de la politique. Son père prit son parti, il était d’accord pour ne pas s’agenouiller devant le roi de France, la papauté était supérieur à lui. Cesare fut soulagé, il avait évité que son père ne se fasse avoir et il avait réussit à rallier des partisans. Le discours de son père ne faisait que de terminer ce qu’il avait accomplit. Au moment de voté, il fut davantage soulagé de voir qu’il avait une grande partie des cardinaux de son côté. Il vota également tout en regardant son père. Ce dernier semblait satisfait. Borgia était prêt à tout pour aider son père. Cesare jeta un regard ensuite à Ascanio qui semblait être dépité face à cette décision. Le cardinal lui adressa un sourire hautain et plein de malice. Il avait réussit son coup et il en était fière. Ascanio Sforza ne pouvait rien face à la puissance des Borgia. Pour l’enrager davantage, le jeune homme se leva et prit la parole :

    « Je tiens à féliciter Sa Sainteté et les cardinaux qui ont préférés défendre la Sainte Eglise en usant de leur sagesse. Longue vie à la papauté et à Sa Sainteté Alexandre VI. »

    Le cardinal fixa Ascanio et se mit à applaudir, les autres cardinaux firent de même. Borgia n’avait pas fait disparaître son sourire.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises   Mar 17 Juil - 5:27

Le Vice-Chancelier posa son regard sur le Cardinal Borgia, attendant que ce dernier reprenne encore une fois la parole à sa suite, mais à la surprise générale, ce fut le Pape qui s’exprima. Le Cardinal Sforza espérait bien que le Saint-Père avait entendu tout ce qu’il avait dit, et avait pencherais en sa faveur. Il écouta donc son discours avec attention, mais tiqua lorsqu’il mentionna que l’Église est très puissante. Cela reflétait bien des choses, notamment qu’il avait opté pour l’avis de son bâtard de fils, finalement. Un léger soupire se fit entendre. L’Église, puissante? Il ne fallait pas se voiler la face. L’Église était bien moins puissante qu’elle ne l’était quelques centaines d’années auparavant. En termes de force militaire, bien entendu. C’était presque nul, et ça ne suffirait certainement pas à combattre les français. Les troupes se feraient décimer, et ce, même si les espagnols et les nordiques arrivaient à temps, ce qui était fort improbable. Le Pape ne semblait pas saisir l’ampleur du danger, et cela désolait Sforza. Enfin, pas vraiment. Il lui restait plusieurs pistes de solutions. Pas question de rester à Rome en tout cas. Et la grande majorité de la Curie fuirait assurément le Vatican dans les jours à venir, incluant le Milanais qui irait rejoindre son frère l’épouse dudit à Milan. Alexandre VI avait pris une décision, et ce n’était, hélas, pas la bonne, selon le Vice-Chancelier. Il ne voulait pas se faire embrocher ici à Rome, donc il valait bien mieux s’enfuir, et passer du côté des français. Pour l’instant, bien entendu. Changer de camp était plutôt familier pour le Cardinal, il n’avait aucun mal avec cela. Esquissant un sourire, il se pencha vers le Cardinal Piccolomini, ami de longue date, qui était assis à ses côtés, pour lui murmurer :

Nos sabliers sont presque vides, quel mal y a-t-il à passer du côté des puissants?

Ils échangèrent un regard complice, avant de reporter leur attention tous deux sur le Saint-Père et ses bondieuseries à propos d’Avignon, de la Castille, d’Aragon, du Pape Clément V. Ronflant tout ça. Et toutes ces paroles vides de sens pour rien, pour courir droit au massacre. Parce qu’il n’y a aucun honneur à demeurer du côté des perdants. Rejoindre le camp des vainqueurs, voilà ce qui est de bonne guère. Et c’est ce que ferait Ascanio à la sortie de ce consistoire, parce que le Pape ne semblait pas avoir assimilé cette notion pourtant simple. Et Borgia –le Cardinal cette fois- en rajouta une couche. Fronçant les sourcils, le Vice-Chancelier se leva à son tour. D'un ton persifleur:

Chers confrères, par deux fois aujourd’hui, je suis plongé en pleine perplexité. Aristote a déjà dit un jour :

«L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.»

Hélas, je me dois de constater que notre Saint-Père a préféré l’ignorance à la sagesse, et cela ne peut que me désoler. Il s’agit là d’une erreur et d’une faute grave.


Il se dirigea vers le Pape, s’approchant du trône de Saint-Pierre sur lequel ce dernier était assis. Il lui lança un regard noir avant de reprendre.

Mais vous avez choisi votre destinée… ainsi que celle de tout Rome. Comme je l’ai déjà dit, je peine à imaginer sans une intense envie de vomir l’horreur qui attend tous ceux qui se trouveront à Rome.

Enfin, je crois que Votre Sainteté devrait prendre conscience du péril qu’il peut y avoir à chérir un serpent en sa propre maison.


Un léger signe de tête vers Cesare, pour indiquer de quoi il parlait. Un serpent, oui, voilà comment il pouvait qualifier l’aîné des Borgia. Toujours s’adressant au Pape :

Mais un jour ou l’autre, il faudra bien assumer la responsabilité de ses propres erreurs.

Se tournant brusquement, il se dirigea vers les portes pour sortir de la salle, sa longue cape de soie rouge balayant le plancher. Direction le Castel de Milan, il n’y avait pas une seule minute à perdre!
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Consistoire de septembre 1493 : Invasion des troupes Françaises

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