† N'ayez pas foi en eux †
 
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 « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella

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«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

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  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

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MessageSujet: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Jeu 21 Juin - 13:30

    Cesare Borgia et son homme de main Micheletto voyageaient depuis maintenant une semaine environ. Le cardinal n'avait qu'une envie et c'était d'arriver le plus rapidement possible sur les terres françaises pour retrouver le prince du Danemark. L'enjeu était important pour l'avenir de la Papauté. Les intrigues politiques se font et se défont, Borgia souhaitait garder le soutien de Jean Ier tout comme son père bien évidemment. Il savait qu'avec cet affront, le Danemark ne leur rapporterait plus leur soutien dans cette guerre contre la France mais, il y avait toujours la possibilité qu'ils allègent leur haine en réparant ce qu'ils avaient commis. Si Cesare avait choisit d'y aller de son propre chef pour retrouver Christian II c'est parce qu'il avait songé au côté pratique. Il était déjà à Florence lorsqu'il avait appris la nouvelle, il était déjà beaucoup plus près que Juan pour y aller le plus rapidement possible. Sans compter que déplacer une armée prenait du temps et que cette armée n'était pas très compétente, ils ne feraient pas le poids face aux canons français. Cesare aussi certes mais, avec Micheletto les deux hommes avaient plus d'un tour dans leur sac et se faisaient mutuellement confiance chose que l'on ne retrouve pas chez le gonfalonier. Pendant pratiquement tout le long du voyage, le cardinal avait été silencieux. Il ne prenait pas cette situation à la légère et prenait le soin de réfléchir, d'anticiper les évènements. Néanmoins, il n'en n'oubliait pas pour autant son acolyte. Il lui arrivait de lui parler de diverses choses comme d'Aliénor et son état de santé qui l'inquiétait même à distance, de son père et de son frère sans pour autant s'étaler sur le sujet. Le trajet s’était convenablement déroulé, il n’y avait eu aucun problème. Micheletto et le cardinal s’étaient déplacés en toute discrétion et ne restait jamais deux jours au même en droit. Et quand une personne semblait susceptible de parler d’eux, son homme de main s’en chargea. Les deux hommes arrivèrent sur le sol français en fin d’après midi, le soleil était encore présent malgré qu’il n’allait pas tarder à se coucher. Cesare pouvait sentir l’adrénaline grimper en lui, il savait qu’ils mettaient leur vie en jeu quoiqu’il savait qu’il ne risquait pratiquement rien aux côtés de son ami. Cesare fit arrêter son cheval, ils étaient encore dans la forêt mais, ils n’étaient pas loin d’habitations françaises. Les deux hommes n’allaient pas se jeter dans la gueule du loup sans avoir un plan et sans savoir comment orienter les recherches pour retrouver le prince. Borgia prit la parole, il attendait bien évidemment après qu’il ai parlé l’avis de son ami :

    « Nous devrions dormir ce soir à la belle étoile. »


    Cesare souhaitait dormir en pleine nature afin de ne pas attirer leur attention. Deux italiens dont un qui était cardinal ce n’était pas très discret. De plus, il avait une idée en tête.

    « Et dès l’aube nous intercepterons le messager du roi de France. Ainsi nous saurons si son Altesse est aux mains des Français. »



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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Micheletto Corella

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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Ven 22 Juin - 21:48

Huit jours qu'ils étaient en chemin. La traversée des Alpes n'avait pas été facile, mais ils avaient eu l'intelligence de payer grassement un berger montagnard qui les avait guidés sur des sentiers à la fois sûrs et discrets. L'homme était un vrai cabri, arpentant les étroits chemins rocheux sur son mulet avec une aisance déconcertante. Il avait malheureusement passé une partie du voyage à jurer et brailler des chansons paillardes avec un horrible accent de paysan Suisse. Ce fut donc avec plaisir qu'une fois les montagnes franchies, sur un signe de tête approbateur du cardinal, Micheletto l'avait fait taire une fois pour toute – et avait récupéré leur bourse au passage.

Trois autres vies avaient été prises de la main de l'assassin par la suite... Deux malandrins qui avaient eu la mauvaise idée de vouloir les détrousser, et un autre guide un peu trop curieux qui avait malencontreusement découvert l'identité du cardinal. Micheletto veillait à ce qu'ils ne laissent aucune trace derrière leur passage, ils devaient se glisser sur le territoire français comme des ombres invisibles. Chaque jours, ils galopaient hâtivement vers le lieu présumé de la disparition du prince, mais toujours aucune nouvelle. Ils espéraient aussi que leurs compagnons de Rome parviendraient à les rejoindre, au cas où la situation deviendrait un peu trop délicate pour deux. Cesare semblait confiant, mais Micheletto, comme toujours, faisait preuve d'une prudence et d'un sens des réalités des plus impitoyables, ne s'autorisant aucune illusion, aucun optimisme. Il avait appris, bien des années auparavant, que c'était le meilleur moyen de ne jamais se laisser surprendre par de malencontreux imprévus.

Les deux hommes voyageaient en silence, ce qui n'était pas pour déplaire à l'assassin. Néanmoins, il écoutait les confidences de Cesare quand celui-ci se montrait soudain d'humeur bavarde, mais lui-même gardait sa sobriété et son tempérament peu communicatif habituels.

Ils approchèrent un soir d'un village, et comme à chaque fois qu'ils se trouvaient aux abords d'habitations, la tension montait d'un cran. Cesare proposa de camper dans la forêt, ce à quoi l'assassin répondit par un simple hochement de tête approbateur. Bien sûr, un lit dans une auberge aurait été plus confortable après ce périple, mais il valait mieux entrer dans le village en plein jour qu'à la tombée de la nuit, où tout le monde vous remarque et se méfie davantage de vous. D'autant que leurs origines ne seraient pas longtemps resté un mystère face aux questions d'éventuels guetteurs nocturnes : leur accent les aurait vite trahis.

Puis le cardinal exposa son plan pour le lendemain. Micheletto y réfléchit un moment, pendant qu'ils guidaient leurs montures à travers les arbres vers une clairière assez éloignée du village pour pouvoir y faire un feu. Il ignorait comment le jeune homme pouvait savoir qu'un messager royal passerait là le lendemain, mais devant son air assuré, il ne posa pas de question. Comme à son habitude, Cesare avait plus d'un tour dans son sac. L'idée était bonne.

Micheletto alluma le feu pendant que Cesare sortait des provisions de leurs sacs. Ils mangèrent sans abuser, conscient de la nécessité d'économiser leurs rations, car il était impossible de prédire quand ils pourraient en racheter de nouvelles.

« Il faudra préparer le terrain avant le passage du messager. » déclara Micheletto, les yeux perdus dans les flammes, tout en dévorant lentement un morceau de pain. « Il sera à cheval, au grand galop sur le sentier. Nous n'aurons pas droit à l'erreur. S'il s'enfuit, il faudra moins d'une heure pour que ces bois grouillent de soldats français à notre recherche. »

Il se tût, retraçant mentalement le chemin qu'ils avaient pris pour arriver.

« Il faudra faire ça au niveau du virage, à dix minutes au sud d'ici, près du ruisseau. Chercher à abattre le cavalier serait trop hasardeux, Il portera sûrement une armure légère, nos flêches risquent de le manquer, et nous n'aurons le temps de n'en tirer chacun qu'une ou deux maximum. Il faudra d'abord le mettre à terre, puis le tuer. Il faudra donc abattre son cheval. »

Il sortit de son sac l'une de leurs arbalètes spéciales. Elles étaient plus petite, moins puissantes et avaient une moindre portée que les arbalètes classiques de l'infanterie, mais avaient l'avantage d'être plus maniables, plus légères et plus rapides à recharger.

«Il faudra viser juste, mon Seigneur. »
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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Mer 27 Juin - 1:37

    Le long du trajet, Cesare Borgia avait fait confiance à Micheletto. Il lui avait laissé prendre en charge les moyens d’arriver en France en toute discrétion. Ainsi, les deux hommes avaient fait appel à des bergers pour se déplacer. Quant ils en avaient plus besoin, le cardinal faisait signe de la tête à son ami pour faire disparaître ses hommes. Aucune pitié venant de Borgia, il avait d’autres choses à s’ inquiéter comme le fils prodige du Danemark. Après un long et laborieux trajet pour un noble, les deux hommes arrivèrent en France, ils devaient être à la frontière. Le jeune homme avait peu parlé aujourd’hui, il rompit le silence en exposant ses idées pour le lendemain. Ils étaient proches du but, ils fallaient qu’ils s’organisent. En attendant sa réponse, les deux hommes s’enfoncèrent dans les bois où ils trouvèrent une clairière pour installer leur campement le temps d’une soirée. Quant au fait que Cesare savait qu’un messager allait passé, il se fiait à son intuition. Il se doutait bien que le roi de France devait négocier avec certaines familles italiennes pour préparer son arrivé ou encore pour informer des éclaireurs. D’ailleurs, Borgia était prêt à attraper soit un messager soit un éclaireur, peu importe du moment qu’il obtienne des informations sur le prince afin de mener à bien leur mission. Micheletto prépara le feu tandis, que le clerc sortit les provisions. Ils mangèrent que très peu pour garder de quoi se nourrir pour les jours à venir puis de toute façon, Borgia n’avait pas tellement faim. Alors, qu’il croqua dans son bout de pain rassis depuis un ou deux jours, son homme de main prit la parole pour répondre à ses intentions. Le cardinal l’écouta attentivement. L’idée de son maestro lui plaisait fortement, il n’en n’avait pas de meilleure. Son ami sortit d’un de leur autre sac une arbalète pour poser sur ses paroles des gestes. Le cardinal observa l’arme qui allait servir à arriver à leurs fins. Il eu un sourire en coin satisfait. Il imaginait déjà le cavalier à terre face à son cheval ensanglanté.

    « Nous viserons juste, ces flèches sont très précieuses. »

    En effet, elles l’étaient s’ils voulaient aller plus loin dans leur quête. Borgia ne pouvait pas se permettre de ne pas savoir tirer. Fort heureusement, Micheletto n’avait rien à craindre là-dessus, Cesare se débrouillait bien. Il avait longtemps aimé la chasse comme passe temps préféré puis, ce dernier l’avait bel et bien aidé à se battre et à manier les armes. Le cardinal regarda ensuite le feu, laissant ses yeux observer les différentes tonalités de couleurs présentes dans cet élément. Il reprit alors la parole sous un ton haineux :

    « Ensuite je compte sur tes talents de tortionnaire pour lui soutirer des informations. »

    Cesare n’avait pas vraiment besoin de commander cette ordre à Micheletto, il se doutait bien que son homme de main allait le faire avec ou sans son accord. Ensuite, ils se débarrasseront du corps. Le cardinal comptait assister à cette séance de torture par fascination et par envie de ne louper aucun mot qui allait sortir de la bouche du messager. Il murmura alors tout en continuant de fixait le foyer.

    « Espérons qu’il est bien aux mains des français… »




Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
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Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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Micheletto Corella

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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Mer 27 Juin - 19:51

La nuit avait été fraîche, mais la fatigue de la course était suffisante pour que le sommeil prenne le pas sur l'inconfort des lieux. Au passage des Alpes, ils s'étaient procurés des pelisses de fourrures épaisses, dans lesquels, emmitouflés des pieds à la tête, ils pouvaient chacun dormir sans souffrir du froid. Une précaution d'autant plus bienvenue que la prudence exigeait, aux abords de villages, de ne maintenir le feu qu'à l'état de braises, afin de demeurer le moins repérables possibles. L'assassin prît le premier tour de garde. Pendant que le cardinal dormait, il passa plusieurs heures, les oreilles aux aguets, à fourbir leurs armes pour l'opération du lendemain. Il ne céda aux avances de Morphée que tôt le matin, et réveillant Cesare pour qu'il prenne la relève, ne s'accorda toutefois qu'à peine plus de trois heures de sommeil. Si bien que quand il se réveilla pour de bon, l'aube commençait à peine à teinter la voûte étoilée de légères éclaircies, ce qui permît à son compagnon de grappiller une dernière heure de sommeil. En tant qu'assassin, Micheletto avait habitué son corps à se satisfaire de nuits courtes, quitte à récupérer dans la journée, par de brèves siestes de dix ou quinze minutes, le sommeil qui pouvait lui manquer.

Le ciel se paraît d'indigo et de nuances rosâtres quand il réveilla le cardinal, et après un petit-déjeuner frugal, ils partirent immédiatement se mettre en position pour l'ambuscade. Tapis dans les fourrés aux deux extrémités d'un virage, ils surveillaient chacun un côté de la route, Cesare guettant le nord, vers le village, et l'assassin lorgnant le sud, la route en provenance d'Italie. Ils avaient convenu de rester dissimulés, et au cas où un voyageur paraissait sur le chemin, ils possédaient chacun un appeau simulant le chant d'une alouette. D'ordinaire utilisés pour la chasse, Micheletto ne s'en séparait jamais en cas de travail en équipe, car ils étaient très efficaces pour communiquer discrètement à distance. Un sifflement signifiait que quelqu'un approchait et qu'il fallait rester caché. Deux signifiaient qu'une cible était en vue et qu'il fallait se tenir prêt à agir.

L'attente fut longue, la route demeura déserte pendant les deux premières heures. Puis Micheletto entendit un sifflet unique de Cesare, annonçant une simple carriole marchande. Encore une heure passa sans rien, puis Micheletto entendit une galopade venant du sud. L'appeau au coin des lèvres, il attendit d’apercevoir le cavalier. Celui-ci parut bientôt, lançant à grand train sa monture sur le sentier, et les rayons du soleil matinal filtrant au travers des arbres firent étinceler un instant le lustre trop brillant de son plastron d'acier, et de son casque d'où flottait, au gré de la chevauchée, un panache bleu : les couleurs du roi de France.

Micheletto siffla deux fois, puis se mît en position, alignant son œil dans l'anneau de son arbalète, braquée sur le sentier, ajustant sa mire sur la monture qui approchait. Il bloqua sa respiration, attendit le dernier moment, attendit jusqu'à pouvoir discerner en détail la broche en fleur de lys fermant la cape du cavalier. Puis il décocha.

Le carreau fendit l'air avec un sifflement et se ficha dans la gorge de l'animal, qui poussa un hennissement étranglé, terrorisé, rua, manqua de désarçonner son cavalier. En un rodéo saccadé, le cheval fit une embardée, sautant, titubant. Le soldat, tout en criant de surprise et de peur, se cramponnait à ses rennes, essayant de calmer sa monture. Quand enfin il remarqua le sang et l'empennage de la flèche qui dépassait du cou de l'animal, il dégaina laborieusement son fauchon, tentant à renfort de cris et de coups de talons, tout en jetant autour de lui des regards éperdus, de pousser sa monture malgré la blessure.

« Maintenant, mon Seigneur ! »
cria Micheletto en direction de la cachette de Cesare. Il était temps d'achever la pauvre bête, de mettre à terre pour de bon le cavalier. L'assassin dégaina son épée et se rua sur le chemin, pour cueillir ce dernier au sol une fois décoché le trait du cardinal. Il était confiant, Cesare avait fait ses preuves, il saurait viser juste sans risquer de toucher le messager.
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Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Dim 1 Juil - 23:38

    Cesare et Micheletto avaient passés la nuit dehors. Fort heureusement, son ami avait pensé à tout en leur prenant lors des Alpes des fourrures pour qu’ils puissent se réchauffer et survivre la nuit. Borgia n’avait jamais dormis dehors jusqu’à maintenant. Il faut dire que ce n’était pas tout les jours qu’un noble dort dans les bois. C’était une expérience pour le clerc et cela ne lui déplu point. Il aimait le goût de l’aventure. Une chose est sure c’est que ce voyage allait le rendre transformé, Cesare allait davantage mûrir et s’obstiner dans son désir de prendre les armes à la place de son frère. Micheletto le laissa dormir pratiquement toute la nuit, il lui était reconnaissant car il ne s’était que très peu reposer ces derniers jours. Il l’avait ensuite remplacer pour laisser son ami dormir un peu. Vint ensuite le moment du déjeuner et de passer à l’action. Micheletto lui passa un appeau pour qu’ils puissent se prévenir quand quelque un parcourrait le chemin. Borgia se chargea du côté français. Il aperçu une carriole marchande mais, rien d’important. Le temps était long, très long. Mais, Cesare restait sur ses gardes, il tenait à cette mission. Finalement, c’est son homme de main qui signala par deux sifflements que leur cible venait d’apparaître. Sans faire de bruit, le clerc s’empara de son arbalètes et de ses flèches, il était prêt à tirer. Il attendit d’abord que le maître dans l’art de l’armement prenne les devant en tirant la première flèche. Ce dernier réussit avec brio sa cible, il espérait en faire autant mais, il avait confiance en lui et était assez déterminé. Son tour arriva, Micheletto s’écria que le moment était arrivé de tirer. Borgia se concentra pour viser sa cible en vitesse. Sa flèche se planta au niveau du cœur de l’animal le faisant tomber après qu’il ai poussé le cris final. Le cavalier tomba avec son cheval. Borgia jeta l’arbalète au sol et sortit de sa cachette pour rejoindre son ami et l’homme au sol qui se redressa. Cesare sortit son épée de son fourreau au cas où ce dernier tenterait de s’échapper de son côté. Micheletto attrapa l’homme, le cardinal le laissa faire et s’approcha du cheval qui était bel et bien mort. Il en profita pour fouiller la bête pour récupérer ce qui pourrait leur être nécessaire pour la suite de leur péripétie. Le fils du Pape prit des provisions, de l’or. Cesare Borgia jeta un œil à Micheletto qui semblait toujours s’occuper de leur otage, il jeta ensuite un regard dans les deux sens de la route avant de dire :

    « Il faut que l’on attache cet homme le temps de dissimuler le cheval. »

    En effet, laisser cet animal en plein milieu de la route allait attirer l’attention. Il fallait donc qu’ils se chargent de la bête avant de torturer le messager. Le cheval étant une bête lourde et encore plus lorsqu’il est mort devait être déplacé à deux.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Sam 7 Juil - 9:36

L'épée au clair, Micheletto se rua vers le milieu de la route. Le trait tiré par Cesare siffla non loin de sa tête et vînt frapper à mort le cheval du français. Le cri du soldat se mêla au hennissement d'agonie de l'animal, tandis qu'ils roulaient au sol en soulevant un nuage de poussière. Micheletto craignît un instant que le cheval n'écrasât son maître, mais par chance, il fut projeté par dessus la tête de l'animal et s'effondra un bon mètre plus loin. Réactif, voyant l'italien courir vers lui, il essaya d'attraper son arme, tombée à ses côtés, mais Micheletto fut plus rapide, et plantant son épée dans la main du soldat, il la cloua au chemin de terre. L'homme poussa un hurlement aussitôt interrompu par le coup de pied violent que l'assassin lui décocha en pleine mâchoire.

L'homme étant à moitié assommé, Micheletto en profita pour écarter son arme et le fouiller, tandis que Cesare faisait de même avec les fontes du cheval mort. Il lui retira une dague, un peu d'or et un paquet ficelé de missives que l'homme gardait dans une sacoche à sa ceinture.

« Il faut que l’on attache cet homme le temps de dissimuler le cheval. » lui lança le cardinal.

Regardant vers l'animal, Micheletto finit par approuver d'un signe de tête. Le déplacer demanderait du temps et de l'énergie, il faudrait donc prier pour que personne n'arrive sur le sentier pendant qu'ils s'en occuperaient. Mais c'était un risque à prendre. En d'autre contexte, il aurait argumenté qu'il été plus sage d'abandonner l'animal et de partir sans plus tarder après l'avoir juste dépouillé de son harnachement militaire, mais en dehors des sangles et de la selle, le cheval portait sur la cuisse la marque au fer rouge de l'armée française. N'importe qui passant par là comprendrait, en la découvrant, qu'un soldat du roi avait été abattu ici.

Soulevant le soldat grogui par le col, il le traîna parmi les arbres et le ligota à un tronc. Il déchira un lambeau de tissu dans la cape du prisonnier et s'en servît pour le bâillonner. Puis revenant en vitesse auprès du cardinal, ils empoignèrent l'animal par les pattes, et le tirèrent de toute leurs forces. Un cheval vivant pesait déjà une tonne, mais son cadavre semblait doubler de poids, comme si le spectre invisible de la mort, se riant des deux italiens, s'était assis sur la dépouille et se laissait traîner sur elle. Micheletto fut tenté de démembrer la bête pour faciliter leur tâche, mais le sang sur la route ne manquerait pas d'attirer l'attention du premier voyageur venu.

Après ce qui leur sembla une éternité, le cadavre fut enfin évacué de la route. Par chance, quelques mètres plus loin, le sol décrivait une pente assez raide, et aidés par les feuilles mortes glissantes et la terre humide de la forêt, le cadavre leur paru soudain plus léger, et ils l'abandonnèrent sous les frondaisons épaisses après l'avoir rapidement caché avec quelques fougères. Avec un peu de chance, des loups se chargeraient avant la fin de la journée de faire disparaître les preuves. Ils prirent quand même soin d'ôter l'harnachement du cheval et de le cacher à l'écart, et avec sa dague, Micheletto découpa la chair à l'endroit de la marque de la fleur de lys, et jeta au loin le lambeau sanguinolent.

Epuisés par ce nettoyage, ils se hâtèrent toutefois de retourner vers la route. Un bref balayage du pied pour recouvrir sommairement les quelques traces de sang sur le sol battu, puis ils récupérèrent leur captif, qui s'était réveillé. Alors qu'il le détachait de l'arbre, Micheletto appuya sa dague sur la gorge de l'homme, et plongea ses yeux de glace au fond des siens.

« Tu bouges, tu cries, tu meures. » Dit-il simplement en français, avec un accent à couper au couteau.

Après s'être assuré de sa compréhension, il le traîna vers leurs propres chevaux. Il avait laissé Cesare ramasser en vitesse leurs affaires, et après avoir couché l'homme ficelé en travers de la croupe de son cheval, Micheletto monta en selle, et ils partirent au grand galop, s'enfonçant dans la forêt, mettant un maximum de distance entre eux et la route, pour trouver un endroit tranquille où ils pourraient interroger l'homme et étudier ses missives sans crainte d'être dérangés. Ils galopèrent deux bonnes heures entre les arbres, gravissant la pente vers les hauteurs. Les montagnes surplombaient la forêt, géants de roche dont les épaules, tout là haut, étaient chargées de neige, et les arbres cédèrent peu à peu la place à leurs flancs pierreux. Ils s'arrêtèrent au pied d'une falaise, où une avancée rocheuse à trois mètres au dessus du sol formait un abris naturel.

Micheletto jeta le prisonnier au sol, et tout en gardant un œil sur lui, s'occupa tranquillement d'allumer un feu. L'homme braquait sur l'assassin un regard où se lisaient peur et incertitude, le regard d'un homme qui ne sait pas ce qu'il va lui arriver tout en étant conscient des souffrances imminentes qui l'attendent. La blessure à sa main devait le lanciner. Micheletto s'était juste assuré qu'elle ne s'infecte pas, mais n'avait rien fait pour en atténuer la douleur.

Il était prêt de deux heures de l'après-midi. L'assassin mît à griller une belle pièce de viande, qu'il arrosa de vin et parsema d'herbes fines, donnant au repas une odeur appétissante, irrésistible. Il sifflotait tranquillement tout en faisant tourner sa broche, comme si la présence de l'homme ficelé à ses côtés lui était complètement sortie de la tête. En vérité, il commençait déjà son travail. Il avait exprès choisi un morceau assez gros pour laisser supposer que leur invité pourrait en avoir une part, et mettait un soin particulier à le rendre le plus désirable possible. Et il le cuisait avec une lenteur calculée. D'ailleurs, les yeux de l'homme commençaient à glisser doucement vers le festin, et son ventre émettait des gargouillis révélateurs.

Pendant ce temps, il laissait à Cesare le soin d'étudier les missives qu'ils avaient trouvées sur l'homme et dans ses sacs. Si aucune information au sujet du prince ne transpirait de ces documents, Micheletto passerait aux choses sérieuses.
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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Ven 13 Juil - 16:20

    Cesare avait tiré une flèche en plein cœur de l’animal, il s’était appliqué à la tâche le plus rapidement possible. Le cheval tomba au sol, l’homme également. Le cardinal sortit de sa cachette à son tour et laissa à Micheletto le soin de s’occuper du messager tandis qu’il fouillait la monture. Borgia récupérera des objets qui leur seraient utiles. Après avoir terminé, Cesare proposa de dissimuler le corps de la bête pour ne pas attirer tout soupçon. Ils ne pouvaient pas le laisser en plein milieu de la route. Micheletto approuva ses dires. Borgia cacha dans l’herbe les objets qu’il avait prit à la monture et prit une grande inspiration. Porter un animal de cette taille allait être éprouvant. Son ami s’était chargé d’attacher leur otage le temps de faire leur manœuvre. Cesare lança un regard à Micheletto pour savoir s’il était prêt. Quand ce fut le cas, Borgia s’empara des pattes de l’animal. Il était lourd et la tâche rude. Tout le long qu’il déplaçait la bête, le cardinal ne se plaignait guère, il essaya d’être méthodique en se concentrant sur autre chose comme le fait qu’ils arrivaient petit à petit à l’éloigner de la route. Par chance, une pente et le cheval glissa. Cesare était épuisé, son cœur battait vite. Il reprit petit à petit ses forces et aida son homme de main a effacer les empreintes à l’aide de son pied. Ensuite tout se passa vite, beaucoup plus vite que de se débarrasser d’un cheval. Micheletto reprit l’otage, Cesare leurs affaires et ils galopèrent pendant deux longues heures mais, elles n’étaient rien en comparaison à leur trajet parcourut jusqu’en France. Ces heures étaient bien supportables, ils approchaient petit à petit près du but. Ils arrivèrent à l’endroit idéal pour interroger l’ennemi en toute discrétion. Borgia descendit de son cheval et laissa une fois encore son maître assassin s’occuper de leur otage. Cesare prit les lettres et s’installa en dessous d’un arbre, le dos contre le tronc. Il défit la ficelle des missives et commença à les lires. La plupart des lettres étaient en français. Borgia avait eu la chance durant son enfance de s’instruire de nombreuses langues comme le latin ou le grecque mais, également du français et de l’espagnol. Il était nécessaire de connaître ce genre de langue pour tenir un discours lors des consistoires ou encore lors d’une rencontre avec des ambassadeurs. D’autres lettres étaient dans sa langue natale : l’italien. Elles ne disaient pas grand-chose d’intéressants. Le cardinal en était déçu, même pas une missive au sujet des canons. Il se leva et s’approcha de Micheletto, du messager et du feu. Il balança les missives dans les flammes et fit signe de la tête à son homme de main de le torturer. Si le message n’était pas écrit c’était sûrement pour ne pas laisser de trace. Le messager avait du transmettre le message à l’oral. Il n’y avait qu’un seul moyen pour en être sure, le faire parler. Cesare en profiterait également pour en savoir plus sur les canons français. Il s’installa près de son ami et jeta un regard attentif à ce dernier pour le voir agir.



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MessageSujet: Re: « A la recherche du prince » ▬ Micheletto Corella   Mar 24 Juil - 22:10

Micheletto arrachait à petit coup de dent des morceaux de viande, et en silence, regardait Cesare lire les missives. Quand le cardinal s'approcha, la mine déçue, et qu'il fit un léger signe de tête à l'assassin, celui-ci se contenta d’acquiescer et de finir tranquillement son morceau. Il tendit à l’ecclésiaste l'assiette contenant la deuxième part. Puis, sur un soupir de satisfaction, il se leva lentement, s'étira, puis se tourna vers le prisonnier, un sourire engageant se dessinant sous sa barbe rousse.

Il s'accroupit face à lui, le fixa longuement, souriant toujours, puis demanda de sa voix rauque :

« Quel est ton nom ? »

L'homme le regarda un moment, méfiant, avant de répondre faiblement qu'il se prénommait Hugo . Sur le même ton engageant, Micheletto lui fit dire également qu'il venait de Milan et se rendait à Annecy. La perspective du repas que Micheletto lui présentait sous le nez amadouait un peu le messager. Puis soudain, le sourire de l'assassin disparu, son visage se durcit et ses yeux d'acier brillèrent d'une lueur froide, mortelle. Il demanda à brûle-pourpoint des nouvelles du prince. Le français se tût, mais une rapide expression sur son visage le trahît, démontrant que l'affaire ne lui était pas étrangère. Ils avaient donc fait mouche.

« Que sais-tu là dessus ? » répéta l'assassin.

« Rien » s'obstina l'homme en détournant le regard. Ses yeux fuyant se fixèrent sur l'assiette, la troisième part de viande cuite à point qui harcelait son estomac. Il comprenait soudain qu'il n'y aurait pas droit, et après avoir cru un moment s'en tirer à bon compte, réalisait à présent que les choses ne seraient pas si simples.

Micheletto dégaina sa dague, lentement, et la tînt au dessus du feu, la longue lame effilée chauffant doucement et sûrement. Ses yeux ne quittaient pas les prunelles marron du français, qui déglutissait péniblement en pressentant la suite. Micheletto répéta encore une fois sa question, se heurta à un silence pénible. Alors il attrapa la main valide du français. L'homme tenta de se reculer, mais entravé qu'il était, c'était impossible.

La pointe d'acier émit une légère fumée, un infime grésillement quand elle entra en contact avec la peau de l'annulaire. Une petite rougeur annonça la brûlure, ainsi que la grimace du français qui serrait les dents. Sans le lâcher des yeux, Micheletto appuya très doucement sur la lame, la pointe s'infiltrant dans la peau, traçant un sillon rouge partant du bord de l'ongle jusqu'à la troisième, puis la deuxième phalange.

Une autre entaille suivît la première, la croisant au dessus de l'ongle, puis une troisième... L'homme serrait bravement les dents, mais Micheletto ne faisait que commencer. Après quelques minutes, l'annulaire du français se couvrait de sang et d'ecchymoses dues à la brûlure de la lame, que l'assassin remettait régulièrement dans les flammes. La peau du doigt se réduisit bien vite à l'état de charpie, ce qui avait commencé par de simples entailles très précises tournant en un méticuleux dépeçage. De grosses gouttes de sueur perlaient au front du français, qui poussa des gémissements quand la chair fine écartée et taillée révéla l'os. Il faisait de gros efforts pour se contenir, et manqua tourner de l’œil quand la pointe d'acier fouilla le doigt ainsi disséqué, triturant cruellement nerfs, muscles et tendons.

Puis, rompant brutalement avec la lenteur calculée dont il avait usé jusque là, Micheletto trancha carrément le doigt écharpé, d'un geste vif et précis. L'homme hurla. L'assassin le laissa hurler tout son soûl, et pendant ce temps, faisait chauffer une fois de plus sa dague, plus longtemps que les autres fois, et l'appliqua sur la plaie pour la cautériser. L'homme fut pris de soubresauts et s'évanouit. Un bol d'eau froide sur la figure le fît revenir immédiatement à lui. Haletant, comme puisant dans ses profondes inspirations l'énergie de surmonter la douleur cuisante, il darda sur Micheletto un regard emplit de terreur. Le visage de l'assassin, lui, restait absolument impassible.

« Remercie Dieu, mon ami, murmura-t-il au prisonnier. Il a jugé bon de te donner dix doigts. Il t'en reste neuf... pour l'instant. »

Il replaça son arme au dessus du feu, et pendant que l'acier chauffait de nouveau, annonçant de nouveaux supplices, il épongea le front trempé de sueur du français, avec des gestes presque apaisants.

« Alors, souhaites-tu toujours garder le silence ? Ou bien un autre doigt sera-t-il nécessaire pour te délier la langue ? A moins que ne me prenne l'envie de disséquer une autre partie de ton anatomie, sans doute cela sera-t-il plus efficace encore... »

Il prononça ses derniers mots avec un regard explicite vers le bas ventre de l'homme. Le dénommé Hugo écarquilla les yeux, et après un déglutissement pénible, ouvrit la bouche pour parler...

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