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 L'ennemie caché | Luigi

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MessageSujet: L'ennemie caché | Luigi   Jeu 21 Juin - 19:57

    Une semaine. Cela faisait sept jours précisément qu'elle vivait chez son fiancé. Le beau Diego Colomb. Il avait eu la mauvaise surprise de voir sa fiancée fraichement sortit de son pays natal pour le rejoindre. La jeune femme ne savait pas vraiment ces pensées sur tout ceci, en faite, elle vivait avec lui mais, plutôt comme étant une invitée que sa future épouse. Elle était timide,réservée et chaste avec lui, enfin pour les peu de fois où ils se voyaient. En effet, la plupart du temps, le jeune homme laissait sa promise seule car, il était dans l'obligation de travailler chez son maitre, Juan Borgia. Un bel homme ce Juan, elle l'avait rencontrée le premier jour ou elle avait vu son promis. Ils étaient alors bien diffèrent tout les deux mais, étaient tout aussi charmants et beaux l'un et l'autre.
    En tout cas, Diego passait tout la journée avec le préfet et parfois même quelque soirs. Il travaillait beaucoup, sans doute pour satisfaire aux besoin de sa promise et c'est pour cette raison qu'elle ce sentait coupable. La jeune femme pensait être un poids pour son promis et pour remédier à cela, elle s'affairait à rendre la maison la plus agréable possible. Quand il rentrait, les repas étaient chaud, la maison propre et elle sentait le frais. Quand à Maria, elle lui souriait constamment, le servait avec ferveur et dévotion. Parfois, l'espagnole lui proposer quelques petits massages surtout le soir quand il rentrait puis, après le dîner, tout deux se couchaient mais, séparément. Ce n'était pas parce que la jeune femme voulait rester pure jusqu'au jour j mais, plutôt pour ne pas déranger le jeune homme.
    En dehors des moments amicaux que Maria passait avec Diego, elle restait seule. A vrai dire, que pouvez-elle faire ? Maria n'était pas chez elle ici, ce n'était qu'une étrangère, la solitude était son meilleur ami mais, celui-ci lui pesait énormément. Parfois, elle se mettait alors à rêver de l'Espagne, de ses amis, son père... puis la mélancolie lui prenait.

    Ce jour-là pour y échapper Maria avait décidé de faire une surprise à son promis en allant le voir à la caserne. Par inadvertance, il lui avait dit le matin même qu'il passerait la journée à s'entrainer avec Juan Borgia. La jeune femme se rendit donc à la caserne après s'être préparer pour aller le voir. On la laissa rentrer dans la caserne sans problème, la jeune femme passa de nombreux couloirs, croisa de nombreux hommes qui la sifflèrent en faisant lever les yeux au ciel à la noble non sans un sourire. Au bout d'un moment, elle tomba dans la salle des armes et du avouer qu'elle c'était perdue, sans personne pour l'aider à retrouver son chemin et Diego qui n'était même pas à la caserne. C'était bien sa veine !
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Luigi de Medicis

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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Ven 22 Juin - 14:09

Luigi revenait tout juste de Sienne et il avait reprit l’entraînement ce matin-même. Il avait laissé son frère seul à la villa, mais ce n’était pas un problème pour lui car il était en compagnie de bon nombre d’ouvrages sur le sujet de leur nouveau pays : le Danemark. Il avait donc de quoi s’occuper pour une bonne partie de la journée, d’autant plus qu’il devait sans tarder commencer à apprendre le danois. Luigi allait le faire aussi, mais c’était bien plus qu’une urgence pour Agostino. Heureusement, le latin restait toujours le langage commun de la République des Lettres, et il pourrait toujours communiquer ainsi. Mais il était préférable de maîtriser la langue locale et il en avait compris tous les enjeux. L’apprentissage du danois allait aussi être imposé à tous les membres de la fratrie, afin qu’aucun ne fasse pâle figure à côté des autres. Il savait déjà que certains n’allaient pas apprécier, car ce n’était pas une langue latine et donc, elle s’éloignait beaucoup de l’italien. Mais il fallait faire un effort, ils étaient quand même accueillis alors la moindre des choses était de se montrer digne de la générosité de Jean Ier.

Il s’était rendu, quand à lui, à l’entraînement pour la journée. Comme à son habitude, il enchaînait les duels de ses hommes et de lui-même, tout en se permettant de faire des remarques. Soit des critiques, pour que les hommes améliorent leur combativité, soit des compliments sur certaines passes qui étaient vraiment très bien. Il y avait toujours des tensions à la caserne. D’une, car l’ennemi français approchait et que la bataille allait avoir lieu sous peu. Mais aussi de deux, parce que certains hommes étaient absolument infectes avec les autres, et qu’il n’avait aucun respect pour leur frère d’armes. On pouvait presque distinguer deux clans dans l’armée, et ce n’était pas une bonne chose. L’unité était bien plus efficace que s’ils sont divisés. Quoiqu’il en soit, il était l’heure de prendre une pause. Ils posèrent leurs armes et il resta avec ses hommes dans un coin, histoire d’avaler un bout de pain et de boire un peu, pour se rafraîchir. L’un de ses gars était en train de raconter aux autres la belle prostituée qu’il s’était faite la veille au soir, et les merveilles qu’elle lui avait apporté. C’était souvent ça les sujets de conversation entre soldats, Luigi écoutait toujours d’une oreille discrète sans pour autant participer. Ils étaient en train de s’esclaffer quand un soldat passa par là en les interpelant : « Allez voir la créature qui se promène. » . Avant de rigoler et de continuer son chemin. Le Medicis fronça les sourcils et se leva. Le monde militaire avait ses superstitions. Une femme dans la caserne, ça portait malheur. Il traversa les couloirs et suivi les rires et sifflement pour trouver d’où venait cette information. Il vit un petit attroupement à la porte de l’armurerie et poussa certains de ses camarades pour se frayer un chemin et voir qui était là. Une jolie jeune femme, noble de toute évidence, qui semblait perdu. Il se tourna vers ses frères d’armes et leur lança un regard réprobateur. « Allez voir ailleurs. » . Ils soupirèrent mais s’exécutèrent, l’attraction était finie. Il les regarda s’éloigner avant de s’avancer vers la demoiselle, tout en se tenant bien droit. « Puis-je vous aider ? » . Il aurait été plus poli de donner un titre, mais comme il ne connaissait pas son interlocutrice, il ne pouvait pas. Il était en revanche préférable pour lui de se présenter. « Luigi de Medicis, Comte d’Esbjerg. » . Cela ne se voyait pas trop sur lui, qu’il était noble, vu qu’il n’avait aucun signe de richesse. Mais son nom parlait de lui-même.



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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Ven 22 Juin - 16:50

    La caserne, l'armée, était un monde inconnue des femmes strictement réservé aux hommes. Pourtant, Maria n'y prêta guère attention et ne s'occupa même pas des superstitions qui lui étaient pourtant familier. En Espagne, on croyaient en tout et n'importe quoi, la plupart n'était que des mythes, c'est pour cette raison qu'elle rentra sans problème. Elle traversa de nombreux couloir emmitoufler dans sa cape brune et parer de sa belle robe vermeil elle se distinguer parmi tout ses armures étincelante. Une étrangère, voila ce qu'elle était. Aucun des hommes s'approchaient d'elle pourtant, ils la remarquaient, il eut des sifflements, des sourires mais, personne pour arrêter la jeune espagnole. Celle-ci trop occuper à chercher son fiancé n'y prêta pas trop attention. Très vite, elle se retrouva perdue dans une sorte de salle des armes. Aucune personne ne pouvait lui venir en aide, le voulaient-ils ? Ils avaient plus l'air envie de promener leur regard brillant de convoitise plutôt que de vouloir aidaient le petit bout de femme. La demoiselle lâcha un soupir, peinée de se retrouver seule et perdue. Son fiancé lui avait mentit semblerait-il. Un homme s'approcha alors en demandant à ses frères d'armes de s'en allaient. Maria lui adressa un sourire de remerciement, l'idée d'être vu comme une attraction lui déplaisait surtout quand personne était capable de lui proposer son aide. L'homme se tourna alors vers elle lui demandant s'il pouvait l'aider. D'une voix attristée elle répondit:
    « Je cherche mon fiancé... il m'avait dit qu'il serait là. Je crois qu'il est partit.»

    L'espagnole regarda les lieux autour d'elle et reposa son regard noisette sur son interlocuteur. C'était un noble tout comme elle mais, un riche noble. Un Médicis ! La jeune femme lui fit une révérence et lui sourit.

    « Enchantée, je suis María de Toledo. Je suis arrivée d'Espagne, je connais pas encore les lieux. »

    Son regard se promena de haut en bas sur le Médicis, un très beau jeune homme, bien musclé, avec des airs nordiques, des yeux aussi bleu que le ciel, des cheveux aussi noir que l'ébène. Surprenant son regard, l'espagnole se mit à rougir et baissa la tête faisant mine de remettre une de ses mèches en place. Elle en oubliait presque la raison de cette visite surprise. Enfin, presque car, elle était fiancée et promise sans doute au meilleur homme de Rome et Espagne. Son regard se fit soudainement rêveur, vivement qu'ils se marient, son fiancé serait alors plus présent pour elle, il serait attentionné et amoureux. Comme elle elle l'aimerait encore plus.

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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Ven 22 Juin - 19:44

La jeune femme était très bien vêtue, traduisant son milieu social de toute évidence élevé. Elle semblait assez jeune, mais il n’avait jamais vu son visage, ça il en était certain. De toute évidence, elle était étrangère au lieu. Rares étaient les femmes qui se permettaient de venir dans la caserne. D’une car c’était un lieu d’hommes, et de deux car elle n’avait pas un accueil très agréable, bien qu’il n’était pas agressif. En plus, une noble au milieu de soldats de tous horizons, ça faisait toujours son petit effet. D’où l’attroupement pour la voir déambuler dans la caserne. Il vint à sa rencontre pour savoir si elle souhaitait de l’aide. Mais afin de ne pas paraître mal placé, il se présenta rapidement, histoire de signaler qu’il ne se permettait pas de l’aborder sans en avoir l’autorisation en quelques sortes. « Je cherche mon fiancé... il m'avait dit qu'il serait là. Je crois qu'il est partit. » . Ce n’était pas l’un de ses hommes, si un mariage était en vu, il en aurait entendu parler. Mais il y avait de nombreux membres dans l’armée, il ne connaissait pas les projets de chacun et donc, personne ne lui vint à l’esprit dans un premier temps. Il n’avait vu personne en particulier quitter l’entraînement avant la fin, mais il n’avait pas l’œil sur tout le monde. Elle avait donc peut être raison, son fiancé pouvait avoir quitté les lieux. Mais il pouvait tout de même l’aider à le trouver. « Qui est votre fiancé ? Peut-être ne l’avez-vous tout simplement pas vu. » . Il restait très courtois, ne voulant en aucun cas l’offenser. Mais son fiancé lui avait fait un mauvais coup, pour lui dire de venir le retrouver ici. Peut-être était-ce une manœuvre pour l’humilier, ça n’avait rien de gentil. S’ il attrapait le petit plaisantin qui avait fait ça, il lui dirait sans doute deux mots.

Elle fit une révérence une fois son nom de famille et son titre annoncé. Il fit de même, se penchant un peu en avant, afin de lui rendre la pareille, bien qu’il ne savait toujours pas de qui il s’agissait. « Enchantée, je suis María de Toledo. Je suis arrivée d'Espagne, je connais pas encore les lieux. » . Une espagnole donc. Ils allaient finir par être envahis. Il ne changea pas son comportement, il n’avait rien contre les étrangers, uniquement quand ils se permettaient de faire ce qu’ils n’avaient pas le droit de faire. En tout cas, il n’avait pas entendu parler d’elle, ce qu’il aurait préféré. Les nobles pouvaient toujours se vexer de ne pas être reconnus, mais il ne doutait pas de son identité. « Enchanté. » . Il fit un nouveau signe de tête. Il s’aperçut qu’elle rougissait, ce qui lui donnait un air innocent. Il lui adressa un léger sourire, il n’avait pas voulu la mettre mal à l’aise. Ca l’amusait un peu, elle était jeune et avait sans doute été peu confronté à la vie réelle, et même à la vie romaine qui n’était pas des plus pures. « Il est étrange que votre époux vous ait donné rendez-vous ici. » . Il ne faisait que le remarquer, sans trop montrer d’animosité. Mais il n’en pensait pas moins, cette blague était loin de le faire rire. Et puis, une armurerie, ce n’était pas un lieu pour une dame. Il l’aurait bien emmené ailleurs, mais la caserne était remplie d’armes et d’hommes, aucun lieu n’était donc approprié pour une jeune femme noble ici.


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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Ven 22 Juin - 22:49

    Le comte s'approcha pour lui proposer son aide. Ah ! Enfin une personne capable de réfléchir encore même en présence de jolies femmes. Les autres partirent non sans quelques sourires et œillades vers les deux jeunes gens. L'espagnole, les suivit du regard avec un froncement de sourcils puis, se tourna vers son interlocuteur. Elle lui apprit qu'elle cherchait son fiancé mais, sans doute était-il partit ou avait-il jamais mis les pieds aujourd'hui tout du moins, dans la caserne. Il tenta de la rassurer en lui demandant le nom de son fiancé et supposa qu'elle ne l'avait sans doute pas vu.

    « Diego Colomb, je crois qu'il est au service de...d'un Borgia. »

    Quand elle reconnu le nom du comte, la demoiselle se pria à faire une révérence tout en grâce et agilité. Le jeune homme fit de même et Maria se présenta. Il fit un signe de tête et lui répondit que lui aussi était enchanté. Sans doute était-ce par habitude car, il semblait loin d'être enchanté de sa présence en c'est lieux. La demoiselle en tout cas le regarda avec un intérêt dissimulée et quand elle croisa son regard azuréen elle se mit à rougir. Il lui sourit alors et lui avoua l'étrangeté de ce rendez-vous. Maria le rassura, au non il ne lui avait pas donné rendez-vous elle avait juste cru pouvoir lui faire plaisir en venant le voir s'entrainer.

    « Non non attendez, je voulais juste... venir le voir. Il travaille beaucoup vous savez, je connais personne, les journées sont longues, je n'aime pas déranger ni lui ni les autres... »

    L'espagnole lui sourit gentiment avant de reprendre.

    « D'ailleurs, je vous fais perdre votre temps. Si vous le voyez, ne lui dites rien s'il vous plait. Je n'aimerez pas qu'il se sente coupable puis, ce n'est pas si grave.... » elle regarda une fois encore autour d'elle. « Par contre, je crois que je suis perdue. C'est si grand... »

    D'une manière subtil, Maria lui demandait s'il avait la gentillesse de la raccompagnée à la sortie car, seule elle en était incapable. Sans doute la trouvait-elle stupide avec sa douceur, ses manières et sa naïveté. Et Diego ? La trouvait-il stupide ? Elle espérait que non car, malgré sa rêvasserie constante, se cachait une redoutable calculatrice, une battante au caractère de feu, une espagnole. La jeune noble attendit la réponse de son nouveau guide, enfin guide, s'il accepté de le faire. Autrement, elle se débrouillerait en retournant sur ses pas. Puis bon, Maria finirait bien par s'en sortir, tout ce qu'elle souhaitait c'était ne pas déranger plus longtemps le Comte.


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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Sam 23 Juin - 15:15

Luigi intima au soldat de s’éloigner et d’arrêter de terroriser cette pauvre femme, de toute évidence perdue. Il s’approcha d’elle pour lui proposer son aide et se présenter, repérant toute suite qu’elle était de nobles extractions et agissant donc en conséquence. Elle expliqua qu’elle était en quête de son fiancé qui était censé se trouver à la caserne. Afin de l’aider dans sa recherche, il préféra demander de qui il s’agissait. Peut être savait-il où il était. « Diego Colomb, je crois qu'il est au service de...d'un Borgia. » . Alors là c’était bien sa foutue vaine. Diego Colomb ? Nan mais c’était une blague. Dieu avait un sacré humour quand il s’y mettait, il fallait que ça tombe sur lui. Il n’était pas un soldat, il n’avait donc rien à foutre ici en principe. S’il était là, c’était sans doute pour être avec Juan et il ne préférait même pas penser aux raisons qui avait poussé son cher amant de demander à son cher foutu masseur de venir avec lui aujourd’hui. Son visage s’était refermé instantanément. Il resta tout de même courtois. « Au service du capitaine Juan Borgia oui. Mais votre fiancé n’est pas un soldat, il ne doit pas être là. » . Il n’avait pas intérêt à le croiser ici, parce que les choses n’allaient pas se terminer aussi bien que la dernière fois. Maintenant que l’accusé avait un nom, il comprenait tout de suite pourquoi elle était ici. Ce petit farceur de Colomb avait fait une très mauvaise blague à la pauvre, mais alors vraiment la pauvre fille qui lui était destinée. Alors en plus il touchait à son amant, mais en plus il n’avait strictement aucun respect pour sa fiancée. Il accumulait les tares, vraiment. Se rendant conte qu’il ne pouvait pas se montrer froid avec cette pauvre femme qui n’était responsable de rien, il se décrispa un peu. Il avait de la compassion pour elle. La pauvre, épouser un tel homme, ce n’était pas un cadeau. « Non non attendez, je voulais juste... venir le voir. Il travaille beaucoup vous savez, je connais personne, les journées sont longues, je n'aime pas déranger ni lui ni les autres... » . Il lui avait donc dit qu’il travaillait beaucoup ? Il avait probablement oublié de préciser la véritable nature de son travail. Et résultat de la situation, la pauvre semblait mal à l’aise de se retrouver ainsi, seule et perdue à la recherche du page. « Oh Oui, son travail est épuisant. » . Il ne pouvait pas s’empêcher de faire preuve de sarcasme, mais assez bien dissimulé tout de même. Il répondit à son sourire pour éviter que la gêne ne se poursuive. Elle était victime d’un mauvais tour, et il n’allait pas l’enfoncer.

« D'ailleurs, je vous fais perdre votre temps. Si vous le voyez, ne lui dites rien s'il vous plait. Je n'aimerez pas qu'il se sente coupable puis, ce n'est pas si grave.... Par contre, je crois que je suis perdue. C'est si grand... » . Elle culpabilisait à la place de son fiancé maintenant, nan mais il n’avait pas honte ? Luigi n’avait aucune envie qu’il ne fasse davantage de victime avec son vice. Il secoua la tête afin qu’elle cesse de penser qu’elle l’embêtait. « Nulle offense Madame, Rome est une grande ville et il est normal de s’y perdre lorsqu’on ne la connaît pas. » . Il ne savait pas s’il serait capable de retenir ses critiques s’il recroisait le page, il préféra donc éviter de lui assurer qu’il ne dirait rien. Il ne savait pas vraiment comment cela se passerait s’il venait à le croiser de nouveau, sans doute assez mal. Il écarta légèrement son bras de son corps, pour lui proposer de marcher avec elle. « Laissez-moi vous raccompagner jusqu’à la sortie. Vous êtes venue seule ? » . C’était vraiment indélicat, si c’était le cas, de la laisser se promener seule dans la cité éternelle.



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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Sam 23 Juin - 21:48

La situation commençait à devenir embarrassante pour la noble. Elle était sujet à moqueries de la part des soldats ce qui était loin de lui plaire. Heureusement, on arriva à son secours, il lui demanda la raison de sa visite, Maria lui répondit avec innocence qu'elle venait voir son fiancé:Diego Colomb. Étrangement, le visage du soldat se referma de manière parfaitement visible, ce qui surprit autant que les réponses du Comte. Son ton ferme et autoritaire calma l'ardeur enjouée de l'espagnole qui resta quelques minutes surprise par l'agressivité de son interlocuteur. Ainsi, il connaissait son doux Diego et visiblement, ils avaient pas l'air amis. Quel dommage ! Le comte était un très bel homme, Maria aurait aimé être son amie. En tout cas, la belle mit tout de suite les choses au clair, ce n'était pas lui qui avait donné rendez-vous mais, elle qui avait souhaiter le voir, pensant lui faire plaisir. Visiblement, Maria multiplier les erreurs avec son jeune fiancé. En tout cas, cela ne calma pas le noble qui lui répondit qu'en effet, le page travaillait beaucoup. Était-ce du sarcasme qu'elle entendait ? Comment pouvait-il en être autrement ? Savait-il des choses dont elle n'était pas au courant ? Maria fronça les sourcils et se reprit pour adresser un sourire timide au soldat. Bon étant donner que Diego n'était pas présent, il était inutile de rester à la caserne plus longtemps, elle semblait perturber tout le monde et fessait perdre son temps au Médicis.

L'espagnole le lui fit savoir et d'une manière subtil, elle demanda s'il était possible qu'il la raccompagne. Le soldat la rassura sur le fait qu'elle ne lui faisait pas perdre son temps toutefois, il se pria de garder sous silence le fait de ne rien dire au fiancé. Qu'importe, après tout. Il ne verrait sans doute pas le page tout comme la promise de celui-ci ne le verrait pas avant ce soir, si jamais il rentré. Le Médicis lui proposa de la ramenait et son bras. L'espagnole se mit à rougir tandis qu'il lui demandait si elle était venue seule. La jeune femme prit son bras et se colla au soldat quand ils quittèrent les lieux. Comme tout les espagnoles, la belle était très tactile. « Je vous remercie, je suis effectivement venue seule. Vous savez, je ne connais personne ici exception de mon beau-père et Diego. » Quand ils passèrent devant le groupe de soldat de tout à l'heure, ils se firent siffler une fois encore et certains se permirent même de sourire au Médicis d'une manière explicite. La demoiselle se mit à rire et posa sa main sur le bras du soldat. « Des hommes charmants vos frères d'armes. Enfin, cela vous permet sans doute de pensé à autre chose. » La jeune femme regardait autour d'elle sans faire attention à la route qui menait à la sortie. « Je croyais que les Médicis logeait à Sienne or, Esbjerg sonne un peu comme un comté nordique. Vous êtes du Nord ? » le questionna t-elle. Son ton était plus enjouée et elle ne cessait de regardait autour d'elle avec un intérêt à peine dissimulée. Sa joie de vivre, son innocence toucha de nombreux hommes qui se tournèrent à leur passage. Rare était les personnes aussi débordante d'énergie de nos jours.
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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Dim 24 Juin - 20:43

LOrsqu’il entendit le nom du fiancé de la jeune femme, son visage se referma et son ton devint plus sec, bien qu’il restait courtois. Il n’avait aucune envie de se retrouver dans ce genre de situation qui était terriblement embêtante pour lui. Il ne pouvait pas supporter le page du capitaine Borgia, mais ne pouvait pas l’afficher puisque la raison était personnelle et devait rester secrète. Personne ne devait savoir qu’il était l’amant de Juan. Prendre ce risque était inimaginable, il y avait trop en jeu. Et pourtant, son amant avait préféré laisser la vie sauve à son page alors qu’il était au courant pour eux. Il avait préféré protéger la vie du masseur plutôt que leur secret, affichant clairement sa préférence pour ce type. Ca lui restait toujours en travers de la gorge, et il n’avait aucune envie de le recroiser, car il n’était pas sûr de pouvoir se contrôler. Si c’était ensuite pour que son le Borgia reprenne la défense de son autre amant, il ne voulait pas revivre cette situation. Voilà pourquoi il ne tirait pas une tête très amicale à ce moment précis, bien qu’il n’accusait pas du tout la jeune femme d’être responsable de tout cela. Bien au contraire, elle devait être victime d’un futur époux qui n’avait rien d’agréable. Quoiqu’il en soit, elle était seule et son chère fiancé n’était pas là, il lui avait donc filé un mauvais plan, probablement par méchanceté. Elle était perdue et Luigi ne pouvait pas la laisser là, dans une caserne remplie d’hommes dont certains pouvaient se montrer très grossier avec les femmes nobles. Il lui proposa donc son bas pour la mener jusqu’à la sortie. Elle rougit, pour une raison qui échappait au soldat. Elle ne semblait pas s’offusquer de sa proposition, c’était l’essentiel. Elle prit d’ailleurs le bras du Medicis pour se coller à lui, alors qu’ils quittaient la pièce. Il trouva cela un peu étrange, mais cela ne semblait pas être anormal pour la jeune Maria. Il laissa donc faire.

« Je vous remercie, je suis effectivement venue seule. Vous savez, je ne connais personne ici exception de mon beau-père et Diego. » . Il était certes assez difficile de s’intégrer dans la noblesse étrangère, d’autant plus que celle-ci vous considéraient aussi comme étranger. Mais il était tout de même nécessaire de tenter de mettre à l’aise sa nouvelle fiancée, en la menant à la rencontre des femmes du même groupe social. « Votre fiancé ne vous a pas organisé de rencontres ? Il a bien du rencontrer des nobles depuis son arrivée. » . C’est ce que lui aurait fait en tout cas, mais il n’était pas dans la tête de l’autre abruti et préférait d’ailleurs se penser bien supérieur à lui. Il lança un regard noir aux hommes qui les sifflèrent, franchement il n’y avait pas de quoi rire. La laisser ici c’était l’humilier davantage, mais ça évidemment les soldats ne le comprenaient pas. Il les ignora ensuite, préférant ne plus les regarder, ni même les écouter. Mais l’espagnole rit, posant sa main sur le bras du soldat. Elle n’arrangeait rien pour éviter la profusion de ragots, mais elle ne semblait pas avoir de mauvaises intentions . « Des hommes charmants vos frères d'armes. Enfin, cela vous permet sans doute de pensé à autre chose. » . Il aimait les autres soldats, à l’exception de certains, et ne leur tiendrait pas rigueur de ce comportement dont il trouvait la cause sans difficulté : « Il est rare de voir une femme en ces lieux. ». Cela piquait donc la curiosité de ses frères d’armes qui pouvaient alors se montrer un peu rude. Mais ça ne faisait pas d’eux de mauvais bougres, loin de là. « Je croyais que les Médicis logeait à Sienne or, Esbjerg sonne un peu comme un comté nordique. Vous êtes du Nord ? » . Luigi avait un air de Nordiste, avec son teint pâle et ses cheveux foncés. Mais il était italien de pure souche. Il fut surpris qu’elle n’associe pas son nom à Florence dans un premier temps. Mais il se serait présenté comme duc alors, et ce titre était détenu par son cousin Pierre II. Sienne étant le second territoire le plus important de la famille de banquiers, il était logique qu’il en soit le comte, ou rattaché au moins. Il fut mal à l’aise, il n’aimait pas trop avouer la perte de son héritage, ça le pinçait toujours. Il préférait rester vague sur le sujet, répondant simplement : « Sienne n’est plus à nous. » . Il évitait ainsi d’en donner la raison, et le nouveau propriétaire.



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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Lun 25 Juin - 14:24

    Étrangement, le soldat ne devait pas porter l'espagnol dans son cœur. Etait-ils ennemis ? Maria poserait sans doute la question au Comte mais, plus tard car, le moment n'était pas approprié puis, ils se connaissaient à peine. La jeune femme aurait bien pu questionner son fiancé mais, elle se trahirait. Il comprendrait tout de suite que le Médicis et elle avait fait connaissance. Qui sait ! Il pourrait même lui interdire de revoir le Comte alors qu'il était fort aimable, respectueux et semblait sympathique. La preuve, le Médicis était venu l'aider et la ramener jusqu'à la sortie. Il lui proposa son bras, faisant rougir la demoiselle qui le prit tout de même.
    Par la même occasion Maria répondit aussi à sa question. Il prit de court l'espagnole qui lui jeta un regard peinée. Non, il ne l'avait présenter à personne exception de son beau-père et du préfet de Rome. La jeune femme autrement avait vaguement fait connaissance de la Signora dei Catteinei mais, elle ne connaissait nulle autre femme. « Il n'a sans doute pas eu le temps. » Ils se firent sifflaient gentiment quand ils passèrent devant les autres. Le comte leur jeta un regard noir, à l'inverse, la fraîche fiancée de l'espagnol se mit à rire. L'idée qu'ils puissent croire une liaison ou que le comte se mette à faire la cour à la demoiselle la faisait rire. C'était tout bonnement ridicule mais, ils n'étaient pas méchants au fond. Maria en était persuadée. « Elles aussi rendent visite à leurs maris ? » demanda t-elle innocemment. Car, depuis son arrivée, Maria avait remarquée que les italiennes et les espagnoles étaient différentes. Très différentes. Les espagnoles étaient moins soumises, moins faciles à conquérir aussi comparé aux italiennes. La discussion se poursuivit sur les origines du Médicis. Il semblait alors peiné par cette question et Maria en compris rapidement les raisons. Elle lui jeta un regard de compassion. « Oh... c'est triste mais, au moins votre famille reste à l’abri du besoin. Qu'est qu'un titre après tout ? Une simple terre dont nous nous occupons même pas, un bout de papier qui devant les autres nous rend plus important. Mais, est-ce que cela fait de nous des gens heureux ? Êtes-vous heureux ? » L'espagnole poursuivit. « Je pense que les plus pauvres sont plus heureux que nous, comme les indiens. Car, ils ont encore des valeurs familiales et connaissent le véritable amour tandis que nous, sommes obliger de nous marier par intérêt. Par chance, je suis tomber sur Diego. C'est un homme respectueux et charmant. Je suis sûr qu'il me rendra heureuse. » La jeune femme lâcha un soupir et lui sourit. Il était rare que Maria fasse preuve de philosophie en faite, elle en parlait jamais. La jeune femme préférait parler de chose plus communes aux femmes mais, étant accompagné d'un jeune homme, elle n'allait pas lui parler tissus,bijoux et autres futilités d'une femme.
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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Mar 26 Juin - 14:57

Luigi n’avait en aucun cas voulu mettre la jeune femme mal à l’aise. Elle avait du comprendre, en voyant son visage fermé, qu’il connaissait son futur époux et qu’il ne le portait guère dans son cœur. Il tenta de redevenir correct et non agressif, lui proposant par la même occasion son bras pour la mener à la sortie. Il fut agacé de savoir que Diego Colomb n’avait même pas pris la peine d’intégrer son épouse dans la bonne société romaine. Il s’agissait d’un mariage arrangé, comme tout mariage noble, et donc l’amour n’était pas forcement au rendez-vous. Mais la jeune Maria semblait tout à fait charmante et méritait tout de même un peu d’attention. Ce n’était quand même pas grand-chose de prendre un peu de son temps pour mettre sa future femme à l’aise et lui créer un cercle d’amis qui lui permettrait de tuer le temps, de s’amuser un peu et d’avoir du soutien en cas de coup dur. Mais il ne fallait pas en demander tant à ce genre d’hommes. « Il n'a sans doute pas eu le temps. » . Mauvaise excuse, il était surtout trop occupé à allumer un certain capitaine de l’armée pontificale. En tout cas, ce genre d’attitude était injustifiée et, même si elle énervait plus le Medicis que si ça avait été quelqu’un d’autre, il trouvait ça incorrect même pas principe. « Cela ne prend pas beaucoup de temps de vous organiser quelques rencontres, je suis sûr qu’il s’est d’hors-et-déjà créé un réseau. » . Ce n’était pas compliqué dans la ville cosmopolite qu’était Rome, il avait du rencontrer de nombreuses personnes.

« Elles aussi rendent visite à leurs maris ? » . Les soldats mariés ne proposaient jamais à leur femme de venir à la caserne, qui était un lieu exclusivement masculin. En revanche, certaines autres femmes, dont les époux exerçaient d’autres professions, il se doutait que c’était le cas. Mais bon, les époux se voyaient le soir à leur domicile, donc ce n’était pas nécessaire de se rencontrer pendant la journée. « Pas à la caserne, non. » . Il ne pouvait pas parler pour les autres, car il n’en savait pas plus. « Oh... c'est triste mais, au moins votre famille reste à l’abri du besoin. Qu'est qu'un titre après tout ? Une simple terre dont nous nous occupons même pas, un bout de papier qui devant les autres nous rend plus important. Mais, est-ce que cela fait de nous des gens heureux ? Êtes-vous heureux ? Je pense que les plus pauvres sont plus heureux que nous, comme les indiens. Car, ils ont encore des valeurs familiales et connaissent le véritable amour tandis que nous, sommes obliger de nous marier par intérêt. Par chance, je suis tomber sur Diego. C'est un homme respectueux et charmant. Je suis sûr qu'il me rendra heureuse. » . Il venait d’annoncer avec gêne qu’il avait perdu ses terres, ce qui lui restait toujours en travers de la gorge. Il n’était en revanche pas certains que de simples terres ce n’était rien. C’était tout, ça apportait la prédominance économique et sociale, c’était une nécessaire pour tout noble qui se respecte. Et franchement, les pauvres ne pouvaient pas être heureux en mourant de faim et de froid pendant l’hiver. Enfin bon, elle avait l’air vraiment parti dans son dialogue, et semblait croire à ce qu’elle disait. Les divergences d’opinion étaient fréquentes, et c’était quand même appréciable de rencontrer une femme qui ne craignait pas de dire ce qu’elle pensait réellement. Il hocha légèrement la tête sur le côté. « Je ne peux vous donner raison. » . Il ne le disait avec aucune animosité, il annonçait juste qu’il n’était pas d’accord, rien de méchant. En revanche, il avait tiqué sur la fin de ses paroles. Diego Colomb ? Une chance ? Alors là, la pauvre ne savait pas sur quel genre de bestiole elle était tombée. Ce n’était pas à lui de lui dire, elle s’en rendrait probablement compte assez tôt. Il ne répondit que simplement « L’important c’est d’y croire. » . Lui n’y croyait pas du tout.



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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Lun 2 Juil - 16:07

    Étrangement, le soldat ne semblait pas porter le fiancé de la demoiselle dans son cœur et plus elle l'écoutait, plus elle tergiverser. Certes, il ne cessait de lui poser des questions qui remettait en cause la bonne foi de Diego. La jeune femme se posa même la question s'il le faisait exprès ou si c'était bien son charmant futur époux qui avait pas fait les choses comme il le fallait. Maria lui proposa plusieurs excuses potentiellement valable pour défendre la cause de son fiancé. Cela eu le don d'irriter le soldat qui lui fait de la peine.
    « Je... je ne sais pas. Vous avez peu-être raison.. ou tord. Je connais Diego seulement de puis quelques jours. Mais, cela ne fait rien, j'ai mon beau-père qui vient me rendre visite de tant à autres. Vous savez c'est un homme extraordinaire avec beaucoup de connaissances. » Avec subtilité, elle changea de sujet, laissant tomber celui de Diego qui semblait être un sujet tabou et très houleux pour le Médicis. Ils poursuivirent tout en marchant. La jeune femme repris son entrain et posa même quelques questions au jeune homme. Elle haussa simplement les épaules quand il lui répondit qu'aucunes femmes ne venaient rendre visite à leur époux ou fiancés ici. Visuellement, elle devait être un cas à part dans cette société étrange. «Alors, la prochaine fois, je ne viendrai plus vous dérangez. » dit-elle non sans cacher une certaine peine à ne pouvoir venir ici sans se faire regarder de haut en bas.

    La conversation resta sur les terres perdus des Médicis, elle avait de la compassion pour cette famille et tenta de remonter le moral au soldat en se lançant sur quelques pensées philosophiques. Ce fut un échec. Il hocha la tête et lui fit comprendre qu'il n'était pas de son avis. En faite, elle non plus ne croyait pas vraiment en ses paroles, elle n'avait fait que répéter ce que disait parfois les philosophes. Ce fut son tour hocher la tête avec une certaine moue. En tout cas, sa dernière parole la fit tiqué une fois de plus. Comment ça l'important c'était d'y croire ? La demoiselle s'arrêta et regarda le soldat.
    « Señor, si vous avez quelque chose à me dire que je ne sais pas sur mon fiancé, dites-le mais, cessez vos sutilezas. Je n'aime pas qu'on tourne autour du pot, cela me donne des migraines et j'ai l'impression d'être une idiota. » Maria croisa les bras et attendit la réaction de son accompagnateur, tapant avec impatience son pied sur le sol en pierre.

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Luigi de Medicis

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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Lun 2 Juil - 18:40

Luigi était quand même furieux. Cet était juste un bon à rien, un mauvais bougre qui n’avait de respect pour personne. Laisser sa pauvre fiancée seule dans une ville qu’elle ne connaissait pas, ne prenant même pas la peine d’essayer de la mettre à l’aise et de l’occuper dans ses journées. C’était intolérable. Il ne pouvait s’empêcher de laisser sa colère s’exprimer dans ses paroles, laissant deviner qu’il n’appréciait guère le jeune Colomb. « Je... je ne sais pas. Vous avez peu-être raison.. ou tord. Je connais Diego seulement de puis quelques jours. Mais, cela ne fait rien, j'ai mon beau-père qui vient me rendre visite de tant à autres. Vous savez c'est un homme extraordinaire avec beaucoup de connaissances. » . Il n’avait jamais rencontré Christophe Colomb, mais il restait très admiratif du père de l’homme qu’il détestait. Ce qu’il avait fait méritait le respect et impressionnait beaucoup le jeune Medicis qui était, comme tout contemporain, très curieux de ce Nouveau Monde. Une chance pour la jeune femme en tout cas, d’avoir au moins un allié dans la famille. Il saisit l’opportunité de ne plus parlé du fiancé, ne se faisant pas prier. « Un homme qui doit avoir tellement d’histoires à raconter … Vous ne devez pas vous ennuyer avec lui. » . Il l’informa sur la fréquentation des lieux, exclusivement masculine. Elle sembla être un peu contrariée de cette nouvelle. Ce n’était pas du tout son intention. Il voulait lui éviter de venir ici de nouveau. «Alors, la prochaine fois, je ne viendrai plus vous dérangez. » . Il secoua légèrement la tête. Ce n’était pas qu’elle dérangeait, c’était qu’elle n’était pas à sa place. Ce n’était pas méchant, mais les italiens avaient leur coutume. Il était normal qu’elles ne les connaissent pas, mais c’était l’occasion de les apprendre. « Ne vous offensez pas. Il y a d’autres lieux où vous pourrez rencontrer des gens de votre qualité. La caserne est un endroit masculin. » . Et les soldats tenaient beaucoup à cela.

Le débat sur la valeur des terres ne se poursuivit pas. Elle ne pensait peut être pas dur comme fer à ses propres paroles et ne se voyait pas les défendre. En tant que noble, elle devait comprendre l’importance d’un titre et du territoire qui l’accompagnait. C’était ainsi que l’on était quelqu’un, qu’on avait du pouvoir et une prééminence économique et social. C’était un fait. Sa dernière remarque sembla déranger la jeune femme qui n’apprécia pas son air mystérieux et rancunier. Elle s’arrêta et lui fit face, décidé à en découdre avec les problèmes qu’il avait rencontré avec son fiancé, ou tout du moins ce qu’il savait. « Señor, si vous avez quelque chose à me dire que je ne sais pas sur mon fiancé, dites-le mais, cessez vos sutilezas. Je n'aime pas qu'on tourne autour du pot, cela me donne des migraines et j'ai l'impression d'être une idiota. » . Elle accompagna ses paroles d’un croisage de bras et de tape sur le sol. Devait-il lui dire ? Certainement pas, il ne pouvait expliquer pourquoi il savait que le Colomb couchait avec des hommes. Et hors de question de mettre Juan dans une situation délicate. D’ailleurs, si le Colomb balançait ce dernier, il lui arracherait la langue, lui couperait ses main, et lui crèverait le cœur. Mais bon, ça c’était personnel. Il ne pouvait pas dire ce genre de chose, c’était prendre beaucoup trop de risques. Quand à l’aspect infidélité des choses, elle s’en rendrait compte suffisamment tôt. Il fallait qu’il trouve quelque chose, et ne voulant pas trop mentir, il prit parmi les événements. « Votre promis m’a manqué de respect en me bousculant, et ne s’en est jamais excusé. Je n’apprécie guère les garçonnets hautains qui, en plus d’être désobligeant, néglige leur promise. » . D’accord, c’était peut être lui qui l’avait bousculé, mais ils avaient eut de très bonnes raisons. Ce conflit personnel n’avait pas déteindre sur la jeune femme, mais il préférait expliquer sa rancœur ainsi qu’avec la réelle vérité.



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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Mar 3 Juil - 12:48

    Maria sous la colère du soldat, préféra changer de sujet. Elle restait dans l'esprit Colomb mais, choisit plutôt de parler du père: Christophe. Le grand explorateur. La jeune femme adorait son beau-père, il était comme un second père, il en savait rien évidemment car, la belle restait encore secrète et timide avec lui mais, Christophe c'était montrer tellement gentil, accueillant avec elle, que Maria l'avait adopter. Il lui avait montrer beaucoup de chose qu'il avait rapporter de ses voyages et cela avait fasciner Maria qui pourtant n'avait pas vraiment grand centre d’intérêts autre que l'art puis autres banalités de femme. Lui, Christophe Colomb, avait ouvert son esprit sur des horizons exotiques et inconnus. Il n'avait qu'à prendre la parole pour envouter la chère enfant au regard pétillant et au sourire lointain. Christophe forcer le respect, il était aussi autoritaire, confiant, comme le duc, le père de Maria. Juste une chose les différencier, son beau-père était plus présent pour elle et Maria l'adorait pour ça. Elle avait un problème, ne comprenait pas un mot, ou autre ? La jeune femme partait déranger son beau-père et minauder pour lui poser sa question ou sa demande, telle une fille avec son propre père.
    « Non c'est sûr que je m'ennuie jamais. Il est très ouvert, attentif, ses récits envoutent quiconque...J'aimerai tant voyager avec lui, une seule fois. » Elle se mit à sourire dans le vague et fronça les sourcils. « Ou peut-être pas... Quand il me raconte tout les inconvénients du voyage, il faut croire qu'être robuste est nécessaire pour voyager. »
    Le Médicis l'informa alors sur la fréquentation des femmes dans la caserne. Il secoua la tête et lui précisa que d'autre lieux était plus convenable à une femme, qui plus est une femme de son milieux. « Ah ? Je demanderai donc à ce qu'on m'y emmène. »

    Maria préféra cesser le débat sur les terres et titres qui les encombraient. De tout manière, elle n'avait pas assez de connaissance pour trouver des arguments convaincant. Toutefois, la dernière remarque du noble l'irrita. Sans prévenir, elle s'arrêta, croisa les bras et se mit à taper du pied avec impatience. Qu'il soit embarrassé ? Peu importe ! Il n'avait qu'à se taire maintenant, il devait gérer l'espagnole en colère et une espagnole en colère, c'était un scandale assurait. La belle l'écoutait en levant les yeux au ciel. Qu'il lui manque de respect, d'accord il avait de quoi être énerver mais, pour une bousculade ? C'était vraiment enfantin. « D'ou vous vient cette idée qu'il me néglige ? Et puis, certes, il n'aurait pas du vous bousculer sans s'excuser mais, c'est tellement enfantin. » Elle lâcha un soupir et le rejoignit sans prendre pour autant son bras. Vexée, il allait sans doute devoir supporter son silence.

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Luigi de Medicis

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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Jeu 5 Juil - 12:24

Luigi fut ravi que la conversation dérive sur un autre Colomb, beaucoup plus intéressant celui-là puisqu’il s’agissait du père, le grand explorateur. Il se demanda si la jeune femme avait volontairement ou non changé de sujet, sans doute avait-elle capté l’animosité que le Medicis ressentait à l’égard de son fiancé. Il avait du mal à le cacher, mais du moment qu’il n’en donnait pas la vraie raison, peu importait. Il fit remarquer qu’elle ne devait pas s’ennuyer avec un homme ayant fait tant de choses, surtout qu’il acceptait d’en parler avec l’espagnole. Il considérait dès lors qu’elle avait de la chance, car beaucoup de gens aimerait avoir ce genre de conversation. Le Nouveau Monde attisait toute sorte de curiosité, qu’elles soient malsaine ou non d’ailleurs. « Non c'est sûr que je m'ennuie jamais. Il est très ouvert, attentif, ses récits envoutent quiconque...J'aimerai tant voyager avec lui, une seule fois. Ou peut-être pas... Quand il me raconte tout les inconvénients du voyage, il faut croire qu'être robuste est nécessaire pour voyager. » . Il rigola un peu, le monde marin ne l’avait jamais attiré mais il ne dirait quand même pas non à pareille proposition. Mais la superstition voulait que les femmes ne soient pas les bienvenues non plus sur les bateaux. Décidemment, la pauvre n’avait pas de chance. « Le monde marin est hostile. » . Il fallait vraiment s’accrocher pour vivre en mer comme cela, c’était loin d’être aussi attractif que la vie dans une grande et belle ville comme Rome. Il l’informa sur la nature de la caserne, à savoir qu’elle était fréquentée uniquement par des hommes, le monde militaire étant masculin. Mais elle ne devait pas hésiter à fréquenter d’autres lieux ou elle pourrait trouver chaussure à son pied. « Ah ? Je demanderai donc à ce qu'on m'y emmène. » . Il n’ajouta rien, espérant que si elle demandait à son cher promis, il le fasse bien.

Il dit une remarque sans doute de trop, car la jeune espagnole s’arrêta pour en découdre avec le conflit qui l’opposait au Colomb. Il ne pouvait pas dire la vérité, il ne pouvait pas dire qu’il aimait les hommes et que le foutu masseur avait posé ses foutues mains sur son amant. Il du donc trouver quelque chose d’autres, s’inspirant de la réalité pour s’en expliquer. La petite bouscule fut choisie, bien qu’il en était l’auteur, il préférait se convaincre que c’était bel et bien le page du gonfalonier qui avait déclenché tout cela. Et dans tous les cas, oui, il en était responsable. « D'ou vous vient cette idée qu'il me néglige ? Et puis, certes, il n'aurait pas du vous bousculer sans s'excuser mais, c'est tellement enfantin. » . Si elle était abandonnée au milieu d’une caserne, un endroit si hostile pour les femmes, c’était qu’elle était négligée. Si elle n’avait pour l’instant pas commencé à être intégrée dans la bonne société romaine, c’était qu’elle était négligée. Mais bon, inutile de la froisser davantage, il préféra s’attarder sur le qualificatif enfantin de ce qu’il s’était passé. Certes c’était peu, mais c’était surtout qu’il s‘agissait d’autres choses. Il haussa les épaules, ne constatant juste que « C’est une question de respect. » . Il reprit la marche, dans un silence pesant. Ils arrivèrent à la sortie et il jeta un coup d’œil autour de lui. Il ne voulait pas la laisser partir seule dans une ville telle que Rome, qu’elle connaissait à peine. « Je vais vous faire raccompagner. » déclara-t-il. Il attendait qu’un soldat de confiance et respectueux passe par là pour lui demander, et non pas un des hommes rustres de Torelli qui se montrerait grossier avec elle.



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MessageSujet: Re: L'ennemie caché | Luigi   Jeu 12 Juil - 21:42

    Ils parlèrent du Nouveau Monde, du grand explorateur Christophe Colomb soit le beau-père de l'espagnole,la conversation était moins houleuse que la première qui concernait Diego le fils du grand explorateur. Maria lui fit part alors de son rêve celui de voyager mais, sans les inconvénients d'un tel voyage à savoir, les tempêtes, le mal de mer, la mort et tout le reste. Il se mit à rire, sans doute lui aussi songeait-il à la superstition qui disait qu'une femme sur un bateau porter forcément malheur. La belle songea alors que son rêve était condamner à ne jamais se réaliser. Il confirma ses pensées lui précisant que le monde marin était hostile. La belle lâcha un soupir de désespoir. La conversation se poursuivit tranquillement.

    Jusqu'à qu'il se mette à critiquer une fois de plus le fiancé de Maria. Celle-ci en eu assez et le fit savoir en protestation et vent de révolte. Son accent espagnole ressortait joliment par la colère. Maria demanda des explications, elles les eut évidemment, mais, il aurait mieux fait de ne rien dire. Pour elle, tout ceci n'était qu'enfantillage, deux petits garçons blessés dans leurs égos surdimensionnées. Elle leva les yeux au ciel et prit la parole pour faire savoir sa façon de pensée. Il haussa les épaules et lui répondit que tout ceci n'était qu'une question de respect. Elle ne répondit même pas et ensembles ils reprirent leur route dans un silence glacial. Ils arrivèrent enfin à la sortie et il lui précisa qu'il demanderait à ce qu'on la raccompagne. Sans rancune la jeune femme lui sourit et répondit: « Merci pour tout Signor... j'espère vous revoir. Vous devriez passer me voir quand il sera absent et quand vous aurez le temps. Vous êtes mon premier ami. Nous sommes bien amis non ? » Elle vit l'homme qui allait la raccompagner. « Qu'importe, ne répondait pas. Simplement, vous pouvez me considérer comme une amie et non une ennemie irrespectueuse. » Elle le salua comme le souhaitait le protocole et prit le bras que lui proposer le gentilhomme. Une dernière fois, elle se retourna vers le ténébreux soldat et lui sourit avant de parler calmement avec le soldat. Ils parlèrent longuement et en une journée la belle avait fait la connaissance de deux soldats forts sympathiques malgré les hostilités qu'ils pouvaient exister entre son fiancé et les soldats de la caserne.
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