† N'ayez pas foi en eux †
 
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 « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark

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«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

  CRÉDITS : Mach
  CÉLÉBRITÉ : François Arnaud
  PARCHEMINS : 1453
  ARRIVÉ(E) À ROME : 18/02/2012

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MessageSujet: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 5 Mar - 1:11

    Cesare avait passé la nuit à réfléchir sur un tas de sujet. Le premier en date était Valinni, le second Aliénor. Le jeune homme s’était allongé sur son lit et avait observé son plafond de bois. Ensuite, il s’était laissé bercé dans les bras de Morphée. Le matin, on le réveilla. Quelqu’un venait de frapper à la porte, il ouvrit les yeux et pu constater qu’il avait dormi habillé. Le cardinal se leva et alla ouvrir la porte. Il s’agissait de sa servante, elle venait pour nettoyer sa chambre et le prévenir que le bain était fait. Le demoiselle fut surprit de voir son maître si matinale. Cesare alla prendre son bain, se changer et déjeuner comme tout bon ecclésiastique. Le cardinal avait mangé dans ses appartements, lorsque sa servante vient récupérer les restes du repas, Cesare en profita pour demander où se trouvait Micheletto à cette heure-ci. La jeune femme lui répondit qu’il était dans la cuisine en compagnie de la princesse du Danemark. Borgia la regarda bizarrement. Que faisait la danoise à parler à son homme de main ? Cesare se leva d’un bon et se dirigea en direction de la cuisine. Le cardinal déambula dans les longs couloirs. Il n’était pas encore en tenue de cardinal, il préférait rester encore vêtu comme un laïc avant de quitter le palais. Arrivé à destination il put entrevoir dans l’encadré de la porte Micheletto et la jolie brune. Il les observa quelques instants mais, il était incapable d’entendre la moindre conversation. Cesare finit par prendre une grande inspiration et rentrée dans la pièce. Pour les interrompre et se faire remarquer, il racla sa gorge.

    « Faites comme si je n’étais pas là »

    Cesare se dirigea vers la table où se trouvait une corbeille de fruit. Il prit une pomme entre ces mains et jongla avec habileté, il se cala ensuite contre un plan de travail propre et observa son compagnon et la princesse. Micheletto comprit le petit jeu de son maître et finit par dire d’une voix neutre à Aliénor :

    Micheletto : « Je dois vous laisser votre Altesse du travail m’attend. Ce fut un plaisir de converser avec vous. »


    Il lui fit une révérence avant de se retirer jetant un dernier regard sur Cesare. Le cardinal ne semblait pas d’humeur sympathique ce matin. Il avait un regard noir, il n’aimait pas savoir la princesse se servir de ces serviteurs. Il était aussi curieux de savoir pourquoi elle en était venu à lui parler. Cherchait-elle à avoir des renseignements à son égard ? Micheletto était-il resté fidèle ? À présent le fils Borgia fixait la princesse en quête de réponse.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 5 Mar - 11:00

    La soirée d'Aliénor fut des plus ennuyeuses. Heureusement, elle avait eu le droit à la visite d'Henrik & du cardinal Valinni. Ce dernier avaient proposé aux danois une partie de cartes. Ni la princesse, ni l'ambassadeur n'osa refuser, leur soirée fut longue. Enfin, au bout de le troisième victoire pour la demoiselle,elle se leva et quitta les deux hommes. Henrik en profita pour s'éclipser à son tour, prétextant qu'il raccompagnait la jeune femme. Les deux danois s'abandonnèrent devant les appartements de la princesse. Depuis deux jours, pour des raisons inconnus, Christian et elle avait déménager ici. En conséquence, le cardinal Valinni et Henrik ne pouvait plus voir leurs royales personnes qui passaient leur temps à voir les Borgia. C'était un supplice pour la princesse, elle sentait que le coup venait de sa mère qui s'inquiétait constamment pour le biens de ses enfants, enfin..surtout de son fils. Dorénavant, il n'était plus possible pour le cardinal de parler à la princesse au sujet de la France et de Della Rovere hormis s'ils se voyaient en-dehors du Palais Latran.

    Henrik lui demanda si la vie au Palais lui convenait. Aliénor ne répondit même pas et le salua pour partir s'allonger. Elle n'eut aucun mal à s'endormir toutefois, son sommeil se trouva agitée, le même cauchemar depuis quelques jours. Aliénor et Christian rentrer au Danemark, ses parents étaient décédés, Christian prenait le pouvoir. C'est quand on posa la couronne sur la tête de son frère que la demoiselle se leva en sursaut. Elle resta immobile quelques instants, le temps de se calmer. Il y avait des rêves qui étaient loin d'être réaliste or, celui-là l'était tellement qu'Aliénor se demandait même si elle devrait pas empêcher qu'il se prophétise. Il était déjà très tôt mais, la princesse se leva quand même et partit se plonger dans les eaux chaudes de son bain, elle se releva rapidement pour partir profiter des cures thermales qu'offrait le Palais. Sans surprise, elle n'y trouva personne exceptée quelques serviteurs. Quand la demoiselle se déshabilla pour ne garder que le tissu blanc, certains, ne cachèrent pas leur attirance devant la peau diaphane de la princesse. La belle resta une heure seulement et repartit pour se changer. Sans surprise elle trouva sa servante qui avait déjà fait son lit. Aliénor la salua avec le sourire,elle regarda sa domestique s'activait tandis qu'elle cherchait une robe convenable à mettre. Aujourd'hui, pas de sortie à cheval. D'ailleurs, elle n'avait plus le droit depuis sa chute en compagnie de Cesare Borgia. Le pape en apprenant la nouvelle avait envoyer son médecin qui diagnostiqua la même chose que le cardinal. Pas grand-chose, une simple entorse mais, elle devait absolument se reposer et cesser de monter à cheval. Evidemment. Depuis, Aliénor errait dans sa chambre ou dans la bibliothèque à lire et répondre au courrier de ses parents.
    La princesse s'habilla d'une robe à la mode danoise, de couleur pourpre et d'un tissu transparent couleur saphir qui rappelait le regard bleuté d'Aliénor. Le voile servait surtout à cacher les épaules dénudé de la princesse. Adriana eu carte blanche pour coiffer sa maitresse. Elle prit plaisir à peigner la chevelure d’ébène et en quelques secondes, Aliénor se retrouva avec les cheveux détachés,bouclé qui tomber en cascade sur le côté gauche. Satisfaite, la princesse remercia la servante et posa sur ses cheveux un diadème soit une fine bande en métal ornée de saphir et de perles qui se trouvait autour du front d'Aliénor. Une fois prête, Ali se tourna vers sa servante attendant un verdict positif. Elle était des plus "royales" selon Adriana. Soit, avant de voir si sa domestique avait raison, Ali chercha son repas des yeux. La servante s'excusa mais, la corbeille de fruit n'était pas encore arrivait. Soit, Aliénor salua sa servante et la congédia pour la journée puis, partit en direction des cuisines.

    La princesse toqua à la porte. Personne ne répondit mais, des pas s'approchèrent pour lui ouvrir la porte. Aliénor se retrouva alors en face de Micheletto. L'homme de main de Cesare. De bonne humeur et n'ayant rien contre le soldat, la princesse le salua convenablement et lui demanda si elle pouvait rentrer. L'homme la laissa passer et la regarda avec méfiance se servir de raisin. L'ambiance était tendue mais, à force de gentillesse et de sourires. Aliénor arriva enfin à faire parler Micheletto. Non, elle ne le questionna en rien sur les Borgia, ni de leurs manigances. A vrai dire ils parlèrent simplement des autres villes italiennes tel que Venise. La ville de l'Amour lui apprit l'italien. Il fit rêver la princesse avec les gondoles et tout les artistes qu'abritaient la ville. Alors qu'ils étaient en pleine discussion. La porte s'ouvrit à nouveau mais, ni la princesse, ni le soldat ne remarquèrent la nouvelle présence. Celle-ci du se manifester en se raclant la gorge et tout les regards se posèrent sur....Cesare. Le sourire sincère et joyeux de la princesse disparut aussitôt. Le cardinal de mauvaise humeur ajouta à Miccheletto & Aliénor de faire comme s'il n'était pas là. Le soldat y compris un ordre invisible et s’éclipsa en faisant une révérence à la princesse qui lui offrit un sourire et le regarda s'en allait. Cesare avait encore une fois tout gâché. Mais, il était inutile de le lui dire. Déjà qu'il semblait de mauvaise humeur si en plus, Aliénor en rajouter les assiettes finiraient par voler. Le cardinal croquer dans sa pomme en fixant la princesse qui l'ignorer ouvertement. Elle prit une grappe de raisin et se dirigea vers la porte passant devant le cardinal.
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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 5 Mar - 18:12

    Cesare regarda Micheletto quitter la cuisine. Le jeune homme irait l’interroger dans la journée pour connaître le sujet de conversation qu’ils avaient échangés. Il n’avait beau ne plus adresser la parole à la princesse danoise, il cherchait néanmoins à en apprendre sur elle. Son père avait été clair, il ne tolèrerait aucun échec de sa part. On voyait que Rodrigo Borgia n’avait pas Aliénor devant lui, cette femme rendait les hommes fous de quelques manières qu’il soit. Pour Cesare, sa façon de le rendre fou était sa constant mépris envers son nom. Le cardinal n’avait rien fait pour se faire haïr si ce n’est s’appeler Borgia. Elle se braquait constamment sur lui alors qu’il essayait d’être aimable. Certes, il devait la monter contre Valinni et s’accaparer ces faveurs mais, jouait-il la comédie jusqu’à se forcer à être gentil ? Son regard était noir vis-à-vis de la jeune femme, il jouait avec sa pomme avant de finir par y croquer dedans. Il n’avait pas cherché à savoir à qui appartenait cette corbeille de fruits, sûrement à la princesse peu importe. Cesare lui avait promis de ne plus l’ennuyer en ne lui adressant plus la parole et en faisant comme si elle n’existait pas. Pourtant, il avait tout mis en œuvre. Le cardinal avait demandé à son père de transféré la famille royal du Danemark au Palais Latran à la place du Château Saint-Ange. Ce dernier avait d’abord refusé prétextant qu’on ne dérange par des souverains comme cela car ils pouvaient être rapidement contrarié. Néanmoins, devant l’ingéniosité de son fils aîné, il ne put s’empêcher d’accepter. En effet, en changeant d’habitation, il empêchait ses Altesses de fréquenter Valinni et Henrik. Ainsi, cela lui permettait également de voir Aliénor plusieurs fois par jour sans toutefois lui parler. Il voulait l’agacer à sa façon, la rendre folle même si ce n’était pas d’amour mais, la rendre folle au point qu’elle ne peut plus se passer de sa présence. Cesare s’amusait de la situation, Aliénor avait un sacré tempérament, elle ne lâchait pas les armes. Cela la rendait passionnante, il se serait vite ennuyé d’une tel tache. Il continua d’observer la jeune femme qui passa devant lui comme s’il n’existait pas, elle semblait prête à quitter la pièce. Cesare commençait à avoir l’habitude de ce genre de situation depuis deux jours. Il ne décolérait pas, si elle allait dans une autre salle, il irait quelques minutes après elle. Après tout ils devaient partager le palais cela s’appliquait également aux pièces et aux repas communs. Ce soir, il savait qu’il aurait sa place habituel, c’est-à-dire en face d’Aliénor, Lucrezia serait à côté de la princesse et Juan à ses côtés avec en face de lui le prince.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 5 Mar - 19:01

    Aliénor ne jeta pas même un regard au cardinal. L'ambiance était pesante,oppressante,aussi glacial qu'un hiver norvégien. La demoiselle attrapa une grappe et se leva pour quitter la pièce. Elle passa devant le cardinal sans un mot, il fit de même. La porte s'ouvrit au même moment, laissant passer Christian qui venait visiblement de se réveiller. Il salua Cesare et déposa un baiser sur le front de sa sœur. Geste affection qui surprit la cadette. Le prince n'était pas aussi familier même avec sa petite sœur. Le futur souverain attrapa une pomme et regarda tour à tour son ami & Aliénor. Il dut sentir que l'ambiance était pesante, la princesse ne desserrait pas les dents et le cardinal ne décollerait pas et ça depuis l'entorse de la jeune femme. Il avait compris qu'il c'était passé quelque chose mais, ne prenait guère attention. Depuis qu'il était à Rome en plus de négliger ses devoirs, il négliger sa sœur. Enfin, ce matin-là il osa le tout et tenta de raccommoder son ami & sa sœur. Après tout, ils vivaient chez les Borgia, ils devaient faire avec et sympathisaient avec eux.

    Christian: « On dirait de statues de Mars et Vénus. Je ne sais pas ce qui se passe, cela me regarde nullement mais, au nom d'Aliénor je m'excuse envers vous votre éminence et j'aimerai ajouter que je serais bien plus heureux si vous vous reparliez tout deux. »

    La princesse fit volte-face et jeta un regard remplis de flammes à son frère. Le visage de l'Enfer c'était sans doute inviter en Aliénor. Malgré le compliment très flatteur de Christian, la jeune femme ne pouvait supporter l'idée de s'obliger à parlaient avec les Borgia . Toutefois, le prince venait de dire son souhait, il serait plus tard, son roi et son tuteur. La princesse bien que terriblement en colère rendit les armes et posa enfin son regard d'iceberg sur le cardinal.

    « Je respecte ta volonté mon frère et pour me racheter auprès de son éminence j'aimerai pouvoir passé ma matinée avec lui. »


    Il en fallut pas plus au prince qui sourit avec fierté à sa petite sœur. Croyait-il réellement aux paroles d'Aliénor ? Ne sentait-il pas sa colère,sa haine, sa rancœur ? Elle esquiva de justesse un nouveau baiser de son frère qui déçu quitta la pièce pour aller chercher Juan. Il était temps qu'ils rentrent, Christian prenait beaucoup trop ses aises et commençait même à adopter les manières des Borgia. Aliénor aurait voulut passait sa haine sur ce qui l'entourait or, tout ceci ne lui appartenait pas. Elle leva les yeux au ciel et lâcha un profond soupir comme si les mots qui allaient suivre allait lui couter la vie.

    « Je suppose que vous n'avez pas le temps à me consacrer. Je propose donc de remettre cette matinée à plus tard. De plus, je dois rendre visite au soldat danois. Vous savez...celui que vous avez injustement puni. »

    Elle lui jeta un sourire narquois et attrapa la corbeille avant de partir jetant un regard provoquant au cardinal. Finalement, même si elle voulait essayer de faire la paix, il était pas possible pour la princesse qu'elle soit totalement aimable avec un Borgia. Pour ne pas trop mettre en colère une fois de plus le cardinal, la demoiselle ne prononça plus un mot. Elle était déjà perdue dans ses pensées,ses stratégies pour en savoir plus sur Cesare et comment elle allait rentrer en contact avec Valinni & Henrik à l'insu des Borgia & de Christian. Certes,ils avaient eut tout trois une brillante idée. Or, à la simple pensée de devoir éviter les gardes et descendre par sa fenêtre pour rejoindre l'ambassadeur ne réjouissait pas la princesse. Mais, le duc & le cardinal souhaitaient voir la princesse sans que personne le sachent afin qu'on ne la suive pas et pour mieux parler du Danemark et des Borgia. Pour le moment, c'était juste un plan mais, avec la blessure d'Aliénor, personne en voulaient prendre de risque bien que si la situation le demandait, la belle grimperait même une montagne. La demoiselle dans la précipitation de quitter la pièce et ne voulant pas être obliger de supporter le Borgia, fit tomber une des pommes. Celle-ci roula jusqu'au pied du cardinal. Aliénor bien embêter se pencha rapidement pour la ramasser et fuir le plus vite possible.





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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Mar 6 Mar - 1:01

    Alors que la princesse danoise allait partir, son frère entra ans la pièce. Il déposa un baiser sur son front, il semblait aimant avec elle tout comme Cesare l’était avec Lucrezia, un amour purement fraternel. Le cardinal eut presque un sourire aux lèvres, si Aliénor pouvait croire ce genre de rumeurs à son sujet, il pouvait également en faire de même sur elle. Est-ce parce qu’on embrasse sa sœur ainsi qu’on est forcément un fauteur ? Le jeune homme croqua une nouvelle fois dans sa pomme tout en regardant ailleurs, il ne voulait pas les déranger dans ce moment d’intimité fraternel. Il était compréhensif même si Aliénor semblait être une vraie sauvage. Christian la laissa tranquille pour finalement reprendre la parole. Il s’adressa à tout les deux. Il ne semblait pas apprécier leur désaccord. D’ailleurs le cardinal fut surprit d’entendre le jeune princesse s’excuser à la place de la danoise. À ce moment là, il ne put s’empêcher de fixer Aliénor pour voir sa réaction face à une tel décision. La demoiselle semblait hors d’elle, Cesare laissa échapper un sourire en coin que seul Aliénor put voir. Lui aussi joua le jeu, il regarda à son tour Christian et lui répondit alors avec un sourire qui semblait sincère :

    « Les excuses sont accepté votre Altesse, il n’y a plus aucun différent avec la princesse ils sont oublié. J’accepte avec plaisir votre compagnie. »

    Le prince partit ensuite satisfait de cette magique entente. Cependant, il n’en était rien. Tout ceci n’était qu’une mascarade. Le cardinal avait aimé ce côté révolté de la princesse, elle était belle à damnée. Cesare gardait toujours son sérieux, il n’avait pas un seul instant quitté son regard du sien. La danoise prit la parole pour refuser ces derniers propos et également lancer une pique dont elle avait le secret. Cesare décida de jouer le jeu à son tour.

    « C’est gentil de vous préoccuper de mon emploi du temps mais, rassurez-vous je suis actuellement disponible, je n’ai personne à confesser. Je vais venir avec vous rendre visite à ce fameux soldat. »

    Cesare lui adressa son plus beau sourire pour l’énerver d’avantage. Il était prêt à aller voir ce soldat danois, il n’avait rien à craindre il se doutait bien que Micheletto n’avait pas bâclé le travail, il serait donc dressé comme l’on dresse un animal sauvage. Il le craindrait comme tous l’on craint, enfin à la différence que ces hommes n’étaient plus là pour en témoigner. Pourtant, malgré ses paroles, la jeune femme décida de partir comme si ce qu’elle avait dit mettait fin à la conversation. Par chance, la pomme fut la chose qui aida Cesare à le retenir. Aliénor se précipita vers lui pour la ramasser. Borgia jeta sa pomme sur le plan de travail et se baissa en même temps que la princesse pour la ramasser et la lui donner. Profitant de cette approche, il murmura alors :

    « Tel Adam et Ève en possession du fruit défendu »

    Il se releva ensuite en même temps que la princesse danoise, il n’avait pas encore capté son regard mais, il ne s’attendait pas à de la sympathie de sa part après cette remarque. Cesare profita finalement de la perche que lui avait offert admirablement Christian pour finalement changer de méthode d’approche. Il contourna la jeune femme pour empêcher l’accès à la porte. D’une voix calme et posée, il dit alors :

    « Si je n’étais pas un Borgia me traiteriez-vous de la sorte ? Qu’ai-je fais de mal à votre égard si ce n’est que le porter ? »



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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Mar 6 Mar - 1:52

    Le prince arriva pour animer l'ambiance. Ce fut un faux échec mais, les deux jeunes gens firent croire à leurs sincérité devant le naïf Christian. Toutefois, si la mascarade d'Aliénor se révélait fictive, celle de Cesare Borgia fut proche de la réalité. Il ne cessait de fixer la princesse qui lui jeta un regard rapide et noir. S'il pouvez détacher son regard d'elle, la demoiselle lui en serait reconnaissante.
    Cesare répondit que le désaccord entre lui et la jeune femme était réglé et oublié. La belle approuva d'un sourire et regarda son frère quitter la pièce. A peine la porte close, la jeune femme se tourna vers le cardinal pour lui jeter son fameux regard d'iceberg. Elle lui répondit aussitôt qu'il avait sans doute autre chose à faire que l'accompagner et que de toute manière, elle irai rendre visite au martyr danois. Sans surprise, le cardinal insista pour l'accompagner jouant parfaitement le jeu. La princesse leva les yeux au ciel allons, ce n'était pas ce matin qu'elle irait étudier à la bibliothèque. Toutefois, le culot de Borgia l'agaça. Il avait été le commanditaire des souffrances du danois et il osait venir lui rendre visite.

    « Si vous m’accompagnez, je refuse qu'il nous voit ensemble. Comprenez, vous demander à le punir et moi j'arrive pour m'excusez en votre présence. »


    Aliénor attrapa la corbeille et partit en direction de la porte quand une pomme s'échappa pour rouler au pied de Cesare. La princesse ce précipita pour la ramasser et fuir, or, le cardinal eu la même idée qu'elle et ils se retrouvèrent beaucoup trop proche au gout de la danoise. Elle pouvait sentir son parfum,voir d'un peu plus près les traits fins et réguliers et surtout ce regard sombre mais, ô combien irrésistible. Elle aurait aimé déposer les armes et se jeter dans les bras du diable en face d'elle, se damner pour l'éternité pourvu qu'il l'aime et qu'il n'aime qu'elle. Or, c'était impossible. Un homme du tempérament du cardinal, n'aimait que lui-même et les femmes. Autrement, la princesse ne doutait pas que le décolletée de sa robe offrait aussi une belle vue pour le religieux. Cela la ramena à la réalité. A cette pensée, la danoise reprit sa pomme en remerciant le cardinal et se releva pour lui répondre:

    « Adam et Ève s'aimaient et cette pomme représente plus pour moi la pomme de la discorde qu'au fruit défendu. Tenez Pâris, je suis sûr que vous saurez la donner à la plus "belles des déesses".»

    La princesse posa la pomme sur la table et fit un demi-tour sur elle-même pour enfin quitter la pièce. Or, le cardinal la contourna et lui bloqua la porte. La demoiselle lâcha un soupir et leva les yeux au ciel. Mais, qu'il la lâche par pitié ! Cesare la questionna, ce qui agaça encore plus Aliénor qui n'aimait pas qu'on l'interroge. En général, c'était elle qui questionner et qui faisait les règles du jeu. La belle posa la corbeille et croisa les bras à son tour.

    « Et vous ? Si je n'étais pas amie avec le cardinal Valinni, si je n'étais pas princesse...m'auriez-vous approcher ? Non, ne répondait pas. Je connais la réponse. Toutefois, pour vous répondre, votre nom ne change rien. C'est votre comportement qui m’exaspère. »

    Elle s’approcha du cardinal et ne cacha pas sa colère, voir sa haine. Après tout, il connaissait ses sentiments envers lui autant jouer la sincérité.

    « Vous êtes toujours à l'affut de la moindre information, toujours dans mon ombre à me suivre, à me traquer pour savoir où je vais, ce que je fais non pas parce que vous avez un quelconque intérêt envers moi, non ce qui vous intéresse c'est Valinni. Quand vous savez cela votre éminence. Vous avez bien du mal à faire confiance à la personne en face de vous et encore plus à ressentir ne serait-ce qu'une pointe d'amitié envers elle.»

    Aliénor ne souriait plus, son rictus de haine avait aussi disparu. Elle contourna à son tour le cardinal et posa sa main sur la poignée. Ce qu'elle ressentait ? Aliénor l'ignorer, elle était troublé par le rapprochement physique entres Cesare et elle, par les questions qu'il lui avait posé, par les choses qui se tramaient en ce -moment, ce qui se passerait et ce qui s'était passé.

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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 12 Mar - 0:10


    « Je ne vois pas où est le problème après tout c’est de vôtre faute s’il est dans cet état pas de la mienne. »

    Cesare faisait allusion au fait que si elle ne s’était pas enfuit, le cardinal n’aurait pas demandé à Micheletto de le punir de la sorte. Le jeune homme ne lâchait pas prise, il était prêt à l’accompagner quoiqu’il arrive. La princesse sembla se moquer de ses paroles et décida de prendre la fuite comme une voleuse. Il la regarda faire, Cesare n’allait pas tarder à la rejoindre. Il était comme un prédateur qui ne démord pas de sa proie. Par chance ou bénit des dieux, une pomme glissa au sol pour atterrir à ses pieds. Il se baissa pour la ramasser, la danoise fit de même et durant quelques secondes ils furent le plus proche possible. Cesare eut envie de s’emparer de ses lèvres et de l’ entraîner dans l’ivresse qu’est l’amour. Il s’abstient alors tout en jetant un regard discret sur le décolleté de la demoiselle. Borgia se releva et fit allusion à Adam et Eve, Aliénor ne semblait pas apprécier cette soudaine comparaison puisqu’elle préféra le considérer comme Paris et la pomme de la discorde. Cesare eut un sourire amusé et répliqua instantanément tout en récupérant la pomme de sur la table pour la lui mettre dans la pomme de sa main :

    « La plus belle des déesses se trouve devant mes yeux, notre Seigneur à du soucis à se faire face à votre beauté. »

    Le cardinal n’hésitait pas à blasphémer Dieu, il le faisait sans crainte des représailles. Pourtant ne le devrait-il pas ? Tout les héros de tragédie grecque ont toujours été orgueilleux face aux dieux, ils finissent par le payer à travers la mort. Cesare n’avait pas à se soucier de ses paroles après tout son père était le Pape de Rome, le représentant de Dieu sur Terre. Aliénor devait être surprise face à cette tentative de séduction de la part de Borgia. Le jeune homme bloqua ensuite la porte pour l’empêcher de s’évader, il voulait détenir les rênes, il souhaitait arriver à ses fins quitte à se trouver insistant. Cesare ne cherchait pas à la mettre dans son lit, il savait qu’Aliénor était une princesse et son père lui avait fortement interdit. Il partageait le même avis. Néanmoins, il voulait percer la carapace de la jeune homme afin d’apprendre à la connaître. Le cardinal la regarda lever les yeux au ciel et poser ensuite sa corbeille pour répondre à sa question. Cette dernière semblait énervé, il l’écouta attentivement. Cesare mit d’ailleurs quelques secondes avant de lui répondre. Il cherchait ses mots, c’est sur un ton calme et posé qu’il exprima le fond de sa pensée :

    « Il est vrai que les actions de Valinni m’intéresse. Néanmoins, ce n’est pas ma préoccupation première. Il y a des moyens plus facile et efficace pour connaître les intentions du cardinal que de passer par vous. »

    Cesare lui adressa un sourire amusé avant de reprendre son sérieux et de continuer :

    « Je souhaite seulement faire votre connaissance en toute amitié. Laissez-moi vous le prouver et vous montrer que les propos porté à mon égard de ce très cher Valinni ne sont que de pures calomnies. Après vous vous ferez votre propre avis et non celui qu’il vous dicte. Mais, je vous prie laissez-moi une chance d’être sur le même pied d’égalité qu’il est dans votre estime. »



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
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Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 12 Mar - 9:29

    Le cardinal lui répondit qu'il ne voyait pas ou était le problème. Inutile de perdre du temps à lui expliquer car, même s'il comprenait, Aliénor était sûr qu'il insisterait pour l'accompagner. Alors qu'elle entreprit de s'enfuir,une des pommes s’échappa d'une panier en osier, continuant sa route aux pieds du Borgia. Le cardinal & la princesse se baissèrent en même temps pour la ramasser. Un silence s'installèrent entres eux, Aliénor loin d'être farouche ne baissa pas son regard et détailla de plus près le visage de son ennemi. Il était beau à damner, s'il c'était penché pour effleurer ses lèvres, sans doute se serait-elle pas débattu. Toutefois, le regard discret sur son décolleté la firent changer d'avis. La danoise se leva d'un bond et prit la parole sur un ton sec et tranchant. Le cardinal répliqua rapidement qu'il offrait donc sa pomme à elle. Surprise par cette tentative de séduction, Aliénor du chercher ses mots pour répliquer et calmer les ardeurs du cardinal.

    « Comptez pas sur moi pour vous trouvez Hélène de Troie,ni de faire de vous un roi. Quand au seigneur laissez-le où il est et craignez sa colère. Je doute qu'il apprécie que son messager blasphème comme vous le faite. »

    Elle reposa la pomme sur la table en bois et fit volte-face pour quitter les lieux. Mais, la discussion n'était pas finit loin de là. Son éminence voulait avoir le fin mot de l'histoire, connaitre les pensées de la demoiselle. Soit, elle lui répondit avec toute l’honnêteté du monde et alors qu'elle répondait par la haine et la colère, lui il répondit avec calme, posé voir même avec douceur. Aliénor croisa les bras et l'écouta sans l'interrompre. Il ne lui enlèverait pas son idée de la tête, pour quel autre raison chercherait-il à être son ami or le fait qu'elle fréquentait Valinni ? Il n'avait rien à y gagner, pas de titres, pas de pouvoirs, rien ! La princesse pas habitué au intentions sans intérêts se méfier et ne comprenait pas. Peut-être que si elle lui donnait sa chance, finirait-elle par trouver ce qu'il voudrait d'elle ? Aliénor lâcha un soupir et reposa son regard sur Borgia.

    « Je vais sans doute le regretter mais, soit. Je vous laisse une chance de ne plus être mon ennemi mais, vous attendez pas à ce que nous soyons amis. »

    Elle décroisa les bras et se mit à réfléchir encore sur les intentions du cardinal. Paria ou véritable ami ? Peut-être cherchait-il simplement à vouloir lui plaire ? C'était flatteur mais, là encore, Aliénor ne voyait pas la raison d'un tel attachement. Puis, elle pensa au Danemark...humm, évidemment, elle aurait dut y pensée avant ! Tout ceci était dans le but de crée une alliance fraternel entres les Borgia & Oldenbourg. La danoise reposa son regard sur le cardinal et fronça les sourcils.

    « Vous savez, vous n'êtes pas obliger de m’importuner pour qu'il est une bonne alliance entres nos pères respectifs. »

    C'est tout ce qu'elle avait à dire, elle reprit ses affaires et s'approcha suffisamment près du cardinal pour tenter d'ouvrir la poignée. Elle reposa son regard dans ceux du cardinal et lui demanda si maintenant il était prêt à la laisser partir. On aurait dit une captive qui cherchait à s'enfuir. Son bourreau toutefois, ne semblait pas avoir finit avec elle. Son regard au couleur noisette, son sourire troublant fit détourner le regard de la danoise qui s'en voulut aussitôt, ne lâchant toujours pas la poignet de la porte elle attendit que son éminence daigne enfin, à la laisser s'échapper.


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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 12 Mar - 13:17

    « Est-ce blasphématoire de constater l’œuvre de Dieu qui est devant mes yeux ? »

    Cesare lui adressa un sourire sincère. Il disait vrai en évoquant la beauté de Aliénor. Il n’avait pas honte de l’égalé à Dieu. Après tout c’était flatteur non ? Le jeune homme aimait bien séduire la gente féminine enfin quand cela en valait la peine. Il n’irait pas draguer la première venue. Ursula avait été l’exemple même. Borgia se souvient encore de leur relation passionné, jusqu’à ce qu’elle l’accuse d’être un disciple de Satan et qu’elle prenne le voile. Est-ce mal d’avoir libéré et aimé une femme ? Il détourna son regard à cette pensée. Ursula avait été la seule femme qu’il avait aimé dans sa vie ou du moins en amour. À présent, il se remettait et préférait s’occuper avant tout à la politique qu’à l’amour. L’amour n’était que second. Il ne regrettait pas son choix en voyant qu’il excellait dans les complots et autre main d’œuvre pour satisfaire son père. Pourtant, avec Aliénor il n’avait pas voulu ce genre de chose. Son père la voulait de leur côté et non de celui de Valinni. Cet ordre était d’ordre de la manipulation et pourtant, le cardinal avait cherché à vraiment faire de la jeune femme une amie. Comme il lui avait dit, il n’avait pas besoin d’elle pour en savoir sur l’ecclésiastique et encore moins sur sa famille. Cesare se mit à sourire en l’entendant répondre positivement. La demoiselle comptait faire un effort, voilà qui était prometteur. Il faillit rire en l’entendant également dire qu’il ne fallait pas qu’il s’attende à être son ami. Que serait Cesare Borgia pour la jeune femme dans ce cas ? Si il n’est ni son ami, ni son ennemi ? La danoise laissait entrevoir l’ambiguïté de leur relation. Il évita de lui en faire la remarque et se concentra pour la suite des paroles.

    « Vous venez de le dire, nos pères ont une alliance, je n’ai pas à enrichir cela. Je vois que vous êtes encore sur la défensive madame. Si je désire votre compagnie non pas pour obtenir des informations sur Valinni, ni même renforcer l’alliance entre la Papauté et le Danemark, pouvez-vous enfin voir ma présence de façon désintéressée ? »

    Le jeune homme l’empêcha une fois de plus de quitter la pièce. Il désirait mettre les choses au clair. Puis, la demoiselle commençait petit à petit à briser sa carapace, il n’allait pas s’arrêter là. Cesare comptait passer la matinée à ses cotés, il parlerait d’autres choses que de la politique et de Valinni si elle le souhaite. Elle verrait ainsi que Cesare Borgia peut-être un homme bien et aimant quand on le connaît vraiment. L’ecclésiastique pénétra son regard dans celui de la princesse. Il avait dit ce qu’il avait à dire. Puis finalement il ouvrit la poignée de la porte à sa place et ouvrit cette dernière pour la laisser partir si elle le souhaitait.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Lun 12 Mar - 14:14

    Le jeune homme avait un don pour tourner la conversation ou il venait en venir. Ou encore pour manipuler les personnes. Au compliment très flatteur du cardinal, Aliénor esquissa un sourire. Il était doué, vraiment doué. Combien de temps encore résisterait-elle s'il lui faisait de pareils avances ? C'était mauvais signe car, il menait la danse et la croyait insaisissable. Pour le moment tout du moins, sans doute si elle portait son intérêt sur une autre personne, le cardinal finirait par la laisser. Qui choisir ? La question ne devait même pas être posé. Rêveuse, la demoiselle pensa à un certains garde. Grand, blond, yeux d'un bleu océan si troublant qu'on s'y noierait, tout le contraire de Borgia. Rien qu'à l'image de cet homme au doux nom de Raffaele. Aliénor se mit à sourire dans le vague. La voix du cardinal, interrompra alors le moment de réflexion de la danoise. Lui, être désintéressé ? Aliénor lui jeta un bref regard agacé et répondit sur un ton impatient. Borgia l’empêchait encore de prendre la fuite. Elle était obliger de lui répondre.

    « Oui, enfin non, qu'importe. Je vous le dirais quand vous viendrez me demander quelque chose. Bon, nous partons ou pas ? »

    Le regard pénétrant du cardinal fit détourner le regard saphirien de la danoise qui s'en prit sur la poignet. Enfin, Borgia ouvrit la porte à sa place et la laissa passer comme l'exiger la galanterie. Aliénor, impatiente et cherchant aussi à semer le cardinal, s’efforçait de marcher au plus vite que lui accorder sa cheville. En passant par l'un des balcons ouvert sur la cour, la demoiselle ralentit pour finir par s'arrêter. Les gardes s'entrainaient. Notamment le fameux Raffaele. Souriante, elle le regarda se battre contre un mannequin quelques instants et reprit sa route à contre cœur. Le cardinal était encore avec la princesse, elle lui jeta un regard le mettant au défi de la questionner sur ce brusque arrêt. De toute manière même s'il le faisait, elle ne lui répondrait même pas et il n'y avait aucun risque que le cardinal ait le moindre soupçons étant donné que se trouvait dans la cour, plusieurs chevaliers. Perdue dans ses pensées, sa cheville en profita pour se manifester douloureusement, encore une fois la danoise s'arrêta mais pour s'assoir sur la rambarde du balcon. Elle fronça les sourcils et posa ses affaires à terre. La douleur était insupportable, le médecin avait sans doute raison de lui dire de prendre du repos au lieu de partir en routes et par chemins. Mais, qui pouvait-elle ? Rester sans rien faire était plus insupportable que la douleur. Aliénor se releva une fois encore et reprit ses affaires.





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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Mar 13 Mar - 1:29

    « Et pourquoi vous demanderais-je quelque chose en particulier ? Oui partons. »

    Cesare par galanterie laissa passer la princesse la première. Il la regarda partir à une vitesse rapide où du moins comme elle le pu. Le jeune homme qui était derrière elle leva les yeux au ciel. Elle ne s’arrêterait donc jamais ? Le cardinal avait pourtant été honnête. Il resta calme et la suivit en silence tout en la regardant faire. Borgia avait l’impression de voir une enfant qui cherche à fuir au lieu de parlementer. Cesare ne comprenait décidément pas la demoiselle. S’il n’abandonnait pas, c’est qu’il n’aimait pas renoncer. Passant sur le balcon, il aperçu la danoise admirer un garde. Le cardinal n’eut pas le temps d’observer lequel…dommage…non pas qu’il en aurait été jaloux bien au contraire mais, il aurait pu se servir de cet homme pour appâter Aliénor. Son regard se posa en revanche sur Juan qui s’entraînait avec son meilleur ami. Cesare était exaspéré et à la fois jaloux. Il l’enviait. Non, il n’enviait pas le jeune homme qu’admirait la princesse, il enviait son frère pour avoir le privilège d’user des armes pour défendre leur famille. L’aîné de la famille avait toujours désiré être un homme d’arme malheureusement son père en avait décidé autrement. Le voilà condamné à prier le Seigneur. Cesare songea qu’il demanderait à Micheletto de lui rapprendre d’autre main d’œuvre dans l’art de la guerre. Le beau brun sortit de ses pensées en voyant la princesse ou du moins l’enfant dans ce corps de princesse s’asseoir parce que la douleur lui prenait. Cela ne l’étonnait nullement, elle avait voulu n’en faire qu’à sa tête maintenant elle souffrait. Il se retient de lui en faire la remarque, il n’avait pas envie de subir son arrogance de paroles. Pourtant, n’appréciant nullement tout ce qu’elle venait de lui faire faire alors qu’il avait montré sa bonne foi, il décida de la chercher par pure vengeance. La titiller à sa façon sans pour autant être méchant. Il s’approcha du rebord du balcon pour s’y accouder et observer les soldats, il les détailla un par un, son frère y comprit avant de dire un sourire amusé et jetant un regard à la danoise :

    « Etes vous arrêté ici pour vous reposer votre cheville ou pour admirer la vue ? J’ai pu remarqué que vous ne sembliez pas indifférente à la prestance d’un soldat. Voyons voir si j’arrive à découvrir son identité. »

    Cesare garda un sourire amusé et reprit son sérieux pour observer de nouveau les soldats. Le cardinal les connaissait tous ayant assisté aux réunions organisés par son frère et le Pape. Où encore pour observer le bon fonctionnement de l’armée papale. Avec leurs caractères, habitudes et physiques, le jeune homme était prêt à parier qu’il trouverait l’homme en question. Ce n’était déjà pas une brute du même acabit que son frère, cela réduisait l’effectif de moitié.



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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Mar 13 Mar - 17:57

    Pourquoi lui demanderait-il quelque chose. Aliénor se tourna vers lui et le regarda comme s'il était devenu soudainement fou. Après, tout c'était à lui de lui dire ce qu'il voulait. Elle répondit sur son ton habituel: impatient. Toutefois, respectant son pacte, la princesse ne prit pas son ton froid et distant qui n'invitait pas à la parlementer.

    « A vous de me le dire. »


    Elle lui offrit son sourire sarcastique et prit la route en direction de la tour des gardes. Il y avait plusieurs couloirs à traverser et un escaliers à prendre. Ce n'était pas si loin mais, avec sa cheville douloureuse, Aliénor se voyait en train de traverser un désert immense sous une chaleur insupportable. Avec soulagement, la danoise n'entendit pas la douce voix du cardinal. Il était enfermer dans un mutisme à la fois inquiétant et reposant. S'il parlait pas, il réfléchissait et cela, ça inquiétait la demoiselle. Toutefois, son sentiment s'envola bien vite en passant par l'un des couloirs ouverts sur la cour. Les gardes s'entrainaient dehors, elle ne vit pas le danois qu'elle cherchait mais, son frère et Juan Borgia s'y trouvait. Ainsi que Raffaele, un italien au regard saphirien. La belle resta silencieuse à le contempler, Borgia la rejoignit alors et avec regret elle du reprendre sa route pour ne pas éveiller les soupçons. Enfin, la princesse n'avait fait que quelque pas que la douleur se fit plus violente au point, qu'Aliénor fut obliger de s'arrêter et s'assoir. Elle grimaça de douleur mais, resta silencieuse. Borgia s'arrêta à son tour et vint s’accouder au rebord du balcon qu'offrait le couloir pour y admirer les gardes. Évidemment, il ne pu s’empêcher de venir titiller la danoise qui lui jeta un regard noir. Le sourire amusé du cardinal la fit lever aux yeux et elle reprit son massage de sa cheville. Imbécile ! Si seulement elle pouvait le basculer par le balcon sans avoir de problème. La vie était tellement injuste.

    « Vous êtes ridicule. J'ai mal à ma cheville, comment pouvez-vous croire que je m’intéresse à un garde ! Pourquoi pas un paysan pendant que vous y êtes ?! »

    Elle grimaça une seconde fois et reprit:

    « Comme si une femme de mon rang pouvez s’intéresser à un garde. Je vous signale que je serais promise à un meilleur parti. Qui sera peut-être un jour Roi. Moi et un garde. Ridicule. Tsss...c'est comme vous voir avec une femme. En tant que cardinal c'est, théoriquement interdit. »

    A son tour de prend un sourire amusé et un regard pétillant de malice.

    « Mais, les règles sont faits pour être bafoué, n'est-ce pas ? »

    Son ton ironique en disait long sur ce qu'elle savait du fameux cardinal Borgia. Elle attendait de voir la réaction du cardinal et si les propos de Valinni était vrai ou non.

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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Mar 13 Mar - 22:29

    Cesare ne répliqua rien face à sa remarque. Pour la simple et bonne raison qu’il n’avait rien à demander à la princesse. S’il désirait vraiment partir en quête d’information, le jeune homme savait qu’il valait mieux parlement avec Christian qui déliait sa langue aussi facilement et qui contremaître davantage la politique de son père même s’il n’avait pas le talent de ce dernier. Le cardinal la suivit en silence, il réfléchissait en effet. Il n’était pas comme Juan prêt à se lâcher à n’importe quelle pulsion. Il préférait faire attention au moindre de ses gestes. Cesare observait la jeune femme qui cherchait à le fuir. Cette dernier admira un soldat avant de s’arrêter face à la douleur de sa cheville. Borgia qui n’avait rien loupé de la scène si ce n’est l’identité du soldat en question décida de lui faire la remarque pour la taquiner et lui montrer à quel point elle n’était pas discrète dans ses gestes. Comme il s’y attendait, Aliénor s’emporta immédiatement et répliqua sur la défensive et de façon agressive. Elle avait tout les symptômes d’une coupable prise la main dans le sac. Cesare se mit à rire de la voir réagir de la sorte tout en étant fier de son observation digne d’un sphinx.

    « Si ce n’était pas le cas comme vous le dites, vous ne chercheriez pas à vous justifier par un grand nombre d’arguments pour me prouver le contraire. Et je ne parle pas de vôtre agressivité lorsque je vous ai mis sur le fait accomplit. »


    Le cardinal depuis que son père était au pouvoir, avait assisté à des interrogatoires. Il savait déceler un mensonge de la vérité et savait interroger les suspects que ce soit par la violence pour par de la simple répartit. Il sourit amusé et dit alors :

    « L’amour n’a aucune limite. L’amour ne s’arrête pas au rang. Qui a-t-il de mal à admirer la beauté d’une personne? »

    Cesare ne s’arrêta pas là. Il jeta de nouveau un regard sur les soldats pour trouver l’homme chanceux d’attirer l’attention de la princesse. Il en trouva deux susceptible de convenir à ses critères par leur caractère et allure. Le cardinal avait beau ne pas connaître Aliénor pourtant, elle en avait dit long sur sa personnalité.

    « L’homme qui a votre bonne grâce doit être Pietro ou Raffaele….mon instinct se penche sur le second, il a plus de prestance que l’autre »

    Borgia fixa droit dans les yeux la danoise pour voir s’il avait vu juste. Les yeux sont le reflet de l il arriverait à voir si elle ment. Le jeune homme se rappela de la répartit de Aliénor au sujet des cardinaux qui ne devaient pas aimer une femme, suivit du fait que les règles sont fait pour être bafoué. Elle cherchait à avoir Borgia à son propre jeu. Ce qu’elle ne savait pas c’est qu’elle était perdante. Le cardinal n’allait pas se défiler loin de là, après tout son père avait une maîtresse. D’un ton calme Cesare reprit la parole :

    « Dieu est amour Aliénor, tout Homme a la capacité d’aimer. Valinni également. »

    Il avait été clair, il n’avait pas besoin d’en dire plus. Le jeune homme accusa au passage Valinni d’avoir fait ou fait de même. Si son ennemi cardinal réagissait de la sorte c’est tout bonnement parce qu’il avait vécu un amour qui s’était tragiquement terminé ou au contraire qui était frustré de n’avoir jamais pu aimé.



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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Mer 14 Mar - 18:38

    Aliénor était agressive, sur l'offensive et la défensive constamment. Pourtant, au Danemark elle était loin d'être aussi peu aimable. C'était depuis son arrivée en Italie qu'elle avait changé, même Christian le lui faisait remarquer. Pourtant, l'hostilité et la froideur de la danoise cacher bien plus qu'un mal de pays. A vrai dire, elle était perdue. Ici, elle n'avait pas ses quelques amies, ses servantes, peu de monde la regardait avec crainte et respect, personne ne la voyait comme une future reine. Une souveraine... son père lui avait toujours dit qu'elle était bien plus apte à diriger que son frère d'une nature très pacifiste. Il lui avait même confié qu'il aurait aimé qu'elle soit un homme pour qu'elle puisse diriger le royaume. La princesse garderait toujours en mémoire les paroles de son roi, de son père. Pour elle, la volonté de son père était qu'elle monte sur le trône et pour ça, elle était capable de tout.
    Quand elle s'arrêta pour contempler Raffaele, elle vit aussi Christian mais, n'y fit guère attention. Son frère se battait en duel avec Juan. Qui se ressemblent s'assemblent. Cette pensée la fit sourire car, cela voulait dire que Cesare Borgia et elle, se ressemblaient.
    Ils reprirent leur route mais, tout de suite après la cheville de la princesse se manifesta. Le cardinal en profita alors pour donner son opinion. Avis dont, Aliénor se serait volontiers passer. Étrangement les paroles du cardinal firent éclater de rire la princesse. Un rire cristallin qui sonnait comme les voix pures des anges.

    « Attendez Borgia, j'ai toujours été agressive avec vous, mes justifications, mon agressivité, tout ceci sortent de votre imagination, tout comme cette lubie de vouloir me caser avec un garde. »

    Le cardinal se perdit alors dans une philosophie qui fit sourire la danoise.

    « Ce que vous dites pour moi n'a aucun sens, Cesare. Je n'ai jamais aimé et on ne ma jamais aimé et cela ne risque pas de changer. »

    La danoise se leva et fit quelques pas pour vérifier l'état de sa cheville. Malgré la douleur, elle pourrait éventuellement tenir encore. Elle écoutait vaguement le cardinal mais, celui-ci la fit rire encore une fois par sa bêtise qui était pourtant proche de la vérité.

    « Raffaele, oui je vois qui c'est. Henrik, le prend souvent avec nous. Toutefois, si pour vous la prestance est d'être infidèle et constamment ivre... nous avons pas le même sens de prestance. »


    Les regards de la princesse et du cardinal se croisèrent et aucun des deux abdiquèrent. Croisant les bras et souriant de manière sarcastique, Aliénor s'avança près de Borgia. La réponse de l'ecclésiastique ne perturba pas la danoise qui mit dans la même position que le jeune homme. Son sourire toutefois, avait disparu. Elle réfléchissait. Valinni avait-il aimé un jour ? Sans doute.. mais, elle douté que lui est céder à la tentation.

    « Vous avez sans doute raison mais, je connais assez bien son éminence pour répondre que lui, n'a pas céder à la tentation ni même gouter au fruit défendu. Il a sut gardé un comportement respectable et honorable tel qu'un cardinal doit l'être. »


    Se tournant vers le cardinal elle lui jeta son sourire amusé et haussa les sourcils. Il l'avait cherché une fois encore et après, il venait la supplier pour lui donner une autre chance. S'il faisait tout pour la gâcher, à quoi bon s’entêter à demander une autre chance ?

    « Je me demande, combien d'amantes vous avez. Elles sont sans doute trop nombreuses pour les compter. Vous rappelez-vous au moins de tout leurs noms ? Ou pour vous, elles ne sont que des chiffres que vous inscrivait sur votre tableau de chasse ?»

    Sans doute, avait-elle une fois encore dépasser les limites mais, Aliénor en avait que faire. Sa patience avait disparut, Borgia avait voulut la titiller, à son tour de s'amusait. Après tout, que la balle ne reste pas constamment dans le même camp.
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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Jeu 15 Mar - 0:55

    Pour la première fois la jeune femme se mit à rire sous les yeux du cardinal. Il ne pensait pas apercevoir son sourire un jour. Malheureusement ce n’était pas un rire comme il s’y attendait, ceci dit cela était un bon début.

    « Vous l’êtes souvent c’est vrai mais, ici encore plus. Avouez que si cela n’avait pas été vrai vous aurez réagit différemment, vous ne chercherez pas à vous défiler comme vous le faite. »

    Cesare ne démordait pas de son idée, il était persuadé que la jeune femme mentait. Il y a des regards et des gestes qui ne trompent pas. D’ailleurs, la jeune femme semblait petit à petit se laissait aller au confidences. En tout cas c’est l’impression que Borgia eu en l’entendant l’appeler par son prénom chose qu’elle n’avait jamais fais jusqu’à maintenant utilisant la bienséance. Tout comme elle lui apprit qu’elle ne croyait pas en l’amour. Cesare eut un sourire amusé :

    « Vous m’appelez par mon prénom maintenant ? Seriez-vous en train de prendre vos aises en ma compagnie ? »

    Il n’avait pas pu s’empecher de lui en faire la remarque et de s’en amuser. Il s’attendait à ce qu’elle réplique sur la défensive avec son air habituel, il avait l’habitude. Cependant le cardinal était satisfait d’avoir continué à persisté avec la princesse, ces efforts ne menaient finalement pas à rien. Il reprit aussitôt la parole :

    « Vous dites cela parce que vous jouez les cœurs de glace ou encore parce que votre rang vous y oblige. Mais, je suis sure que si vous vous laissez aller, que vous ayez confiance aux personnes qui vous entoure et qu’il n’y avait pas votre héritage au dessus de votre tête, vous seriez dans les bras d’un charmant homme. Qui sait ? Dans les bras de ce soldat justement… »

    La dernière phrase du jeune homme fut amusé, il continuait à la taquiner. Pourtant, le reste avait été sérieux, il avait exprimé ce qu’il pensait de la danoise ou enfin de ce qui l’empêchait d’accéder à l’amour. Cesare évita de montrer sa déception vis-à-vis de son instinct, il avait oublié le coté alcoolique de ce dernier. L’avantage était encore une fois qu’il avait réussit à faire rire la princesse. Finalement, le cardinal se mit à rire melant le sien à celui de la danoise. Il riait parce qu’il s’imaginait guère la jeune femme en compagnie d’un bon vivant. Ce court instant pu les rapprocher, enfin c’était comme s’ils n’avaient jamais été ennemis. Les discussions reprirent sérieusement. Borgia avait mit au défis le fait que Valinni avait du succomber aux péchés. Si ce n’est par l’acte en lui-même cela devait être par la pensée.

    « Vous ne le connaissez que depuis votre arrivée, cela n’est pas assez pour connaître un homme. D’autant plus que le cardinal pour avoir vos bonnes grâces n’a sûrement pas du évoquer sa vie amoureuse avec vous. La plus grande majorité du collège des cardinaux a goûté à la luxure et à la corruption. Le reste des cardinaux sont des menteurs qui n’osent pas admettre qu’ils sont comme le reste du Sacré collège, soit ils sont frustrés d’avoir les mains liés et deviennent jaloux au point de passer leur vie à maudire les autres d’une vie qu’ils auraient aimé avoir. C’est le cas de Valinni et Della Rovere, ils envient mon père et souhaitent sa chute pour s’approprier le trône papal comme des vautours se délectant d’une caressasse d’animal mort. »

    Le cardinal voulait une nouvelle fois ouvrir les yeux sur Valinni que la princesse idolâtrait. Il n’était en aucun cas un homme vertu, il s’agissait d’un homme très intelligent et fin stratège. Cesare devient pensif, il cherchait un moyen de montrer à Aliénor qu’il était aussi corrompu qu’eux. Il trouva finalement la réponse en pensant à lui proposer une visite guidée des propriétés du cardinal. Elle verrait ainsi qu’il exerce ce métier par profit et richesse. Borgia ne prit nullement mal la contre attaque de la jeune femme. La différence entre sa taquinerie et la sienne, c’est que Cesare n’avait pas voulu être blessant, bien au contraire cela avait été plutôt sympathique, une autre approche pour débuter une conversation et non lancer une pique comme elle savait si bien le faire. Le jeune homme eu un sourire amusé, il s’amusait de la situation et le fait qu’elle croit qu’il est un Dom Juan le faisait sourire. Comme il avait fait jusqu’à présent, le cardinal utilisa la carte de la sincérité.

    « Pourquoi pensez-vous que j’ai eu autant d’amantes que vous le prétendez ? Je n’en ai guère eu beaucoup et je me rappelle de chaque prénom, de chaque visage mais, un homme courtois ne doit pas parler de ses choses-là à une noble dame. »



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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Sam 17 Mar - 17:32

    Le rire de la demoiselle la détendit. Le cardinal se mit à sourire et admit qu'elle avait raison sur un point: elle était toujours agressive avec lui mais, là plus que les autres fois. Vraiment ? Il avait raison mais, Aliénor n'allait pas l'admettre, il était hors de question que Borgia se mêle de ses affaires.

    « Je me défile jamais. Depuis le temps que vous me suivez, vous ne l'avez toujours pas remarquer. »

    Une erreur, elle le regretta car, Borgia la lui fit remarquer. Certes, la danoise l'avait appeler par son prénom et le sourire amusé du cardinal lui indiqua qu'il était nullement offensé. Fort heureusement car, Aliénor aurait bien eu de la peine de rattraper cet indicent diplomatique. Elle resta silencieuse et répondit:

    « Vous préférez que je vous appelle Borgia ?»

    Certes, la princesse était moins sur la défensive après la bonne rigolade mais, le reste l'irrita et elle se remit en position de défense. Elle se mit à réfléchir à ses propos. Il avait raison, Aliénor était trop méfiante. Elle voulait épouser un homme qui l'aime réellement, qui ne soit pas intéressant pas sa dot, ni son statut, elle voulait connaitre avec sa moitié amour et passion. Mais, le mariage étant incompatible avec l'amour, la danoise ne se leurrer pas.

    « Combien de fois vais-je devoir vous le dire ? Je ne ressens rien pour ce garde.»


    Pour une fois, même si son ton était sérieux, il était loin d'être aussi glacial que d'habitude. De plus, elle oublia vite tout ceci en éclatant de rire une nouvelle fois à propos du garde Raffaele. La mine de Borgia l'avait surtout fait sourire quand elle invoqua la faiblesse du soldat au sujet de l'alcool. Cesare la rejoignit dans son rire et ils échangèrent enfin, une faible complicité qui toutefois, les rapprocha. En tant normal, elle riait ainsi qu'avec Christian et Henrik voir des fois son père bien que ce soit très rare étant donner son statut de souverain. Les discussions sérieuses reprirent toutefois, au sujet son éminence Valinni. Le sourire de la princesse disparu aussi vite qu'il était apparu en écoutant le discours répugnant de Borgia. Elle était...indécise, dégoutée. La belle s'écarta de Borgia et changea de position pour tourner le dos à la cour en bas. Distraites par les paroles du cardinal, elle ne répondit rien. La Sainte Eglise était le souverain des souverains, tous même les Oldenbourg devaient se soumettre à la bonne volonté des seigneurs en soutanes. Ils accordaient leurs pardons, ils se disaient bons, croyants, purs et là...Borgia qui étaient l'un des leurs racontaient qu'ils étaient loin d'être aussi purs que leurs réputations leurs donnaient. Les rois,reines, empereurs et autres souverains étaient injustes,fourbes, impitoyables,seul les cardinaux,pape et autre pouvait les arrêtaient or, ceux-ci étaient aussi pourris si ce n'est pires que leurs sujets. Si personnes ne pouvaient les arrêtaient, ou iraient le monde, qui allait cadraient tout ses souverains assoiffés de sang, de puissance et pouvoir ? Qui allait les empêcher de verser le sang quand leurs maitres eux-même le fait ? La réponse du cardinal la rappela à la réalité.

    « En effet, allons...assez perdue de temps, on m'attend. »

    Elle reprit sa route mais, marcher plus longtemps qu'au début, puis elle attendit même le cardinal pour marcher près de lui. Toutefois, silencieuse, Aliénor était perdue dans un débat philosophique. Une fois prêt des escaliers, la princesse attendit que le cardinal passe le premier comme le voulait les règles de bienséance. La danoise releva légèrement sa robe afin de ne pas tomber une seconde fois et que le cardinal ne puisse pas voir ses chevilles. Une fois, en bas, Aliénor devant lâcha sa robe et devança son éminence pour s'adresser aux gardes.




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«Dark Prince ▬ Trust me, my name is Borgia»
Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Dim 18 Mar - 17:17

    « Si vous le dites »

    Répliqua simple Cesare. Il voyait très bien que par l’arrogance la demoiselle essayait de se défiler pour ne pas qu’il puisse déceler ses sentiments ou autre lubie de sa part. Le jeune homme qui avait pour manie d’analyser chaque parole de la part de son interlocutrice, remarqua alors que Aliénor l’avait appelé par son prénom. Quand il lui fit la remarque, celle-ci se mit à rectifier sa faute de façon agressive. Avec un sourire amusé dont il avait le secret, il répliqua alors :

    « Vous le faites déjà, cela va d’ailleurs à l’encontre de la Bienséance également…après tout je suis cardinal. »

    Cesare jouait de son statut. Après tout, il savait qu’Aliénor ne se priverait pas pour lui faire la même chose s’il avait osé l’appeler par son prénom ou son nom de famille de façon familière ou intime. Elle voulait de la distance, le cardinal lui offrait sur un plateau d’or en lui rappelant à l’ordre. Le jeune homme ne répondit rien pour le garde, il n’allait pas insister cela ne servait à rien. En revanche, il se mit à rire avec elle au sujet de la situation. Ensuite, le sérieux reprit. Cesare lui avait dit la vérité sur l’état de la Sainte Eglise. Son père n’y était pour rien, cela avait commencé depuis quelques siècles. Seuls les clercs réguliers étaient de très bons croyants selon le cardinal et encore. La jeune femme qui semblait reprendre de la distance face à ses propos, lui fit constater qu’ils fallaient qu’ils reprennent leur route. Cesare acquiesce, ils marchèrent et arrivés aux escaliers le jeune homme passa le premier et laissa passer la demoiselle comme la bienséance le demandait. Il était de nouveau silencieux. Il faut dire que le cardinal ne parlait pas inutilement, il n’était pas comme son frère Juan qui ne cessait de parler pour dire des idioties. Combien de fois le cardinal avait du prendre sa défense pour éviter que ce dernier finisse au bout d’une épée ? I laissa donc la princesse passer devant, tout en la suivant. Il détailla chaque pans de sa robe et de ses cheveux, il n’y avait rien à dire, Aliénor était une très jolie femme. Qui le serait d’ailleurs encore plus si elle n’était pas arrogante et hautaine envers la gente masculine. Cesare songea ensuite à ce qui allait arriver. Micheletto avait du tuer le cardinal comme il l’avait demandé et le danois devait être accusé. Le cardinal resta calme, il ne laisserait rien percevoir.



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Dim 18 Mar - 18:15

    Le cardinal ne chercha pas allait plus loin de la conversation toutefois, il ne se pria pas pour remettre en cause son statut face à une Aliénor rouge de confusion. Certes, certes, elle devait l'appeler votre éminence. Mais, son comportement n'avait rien d’ecclésiastique d'ou l'oublie très réguliers pour la demoiselle.

    « C'est vrai que j'ai tendance à oublier votre statut...Votre éminence et je m'en excuse amplement. »

    La conversation fut relancer mais, quand le cardinal retira le voile des secrets sur l’Église, les deux jeunes nobles se turent. Ils reprirent même leur route, en silence mais, côte à côte cette fois-ci. Chacun perdues dans leurs pensées, dans leurs secrets. Selon la galanterie, le cardinal laissa passer la demoiselle qui releva les pans de sa robe et descendit les marches en pierres avec prudence. Une fois en bas, elle se retourna et surprit le regard du cardinal posé sur elle. La regardait-il réellement ? Était-elle à son gout ou lui rappelait-elle simplement une de ses chanceuses amantes passionnées. Aliénor n'osa pas déclencher une nouvelle hostilité en posant la question. Ils étaient dans les couloirs sombres du Palais, le froid y était fortement présent et la danoise bien qu'habituée ne put s’empêcher de frissonner. L'obscurité, l'humidité tout respirer les ténèbres, la noirceur sans que cela ne gêne réellement la danoise qui à vrai dire préférer ses lieux inconnus et oubliés de tous qu'au grands couloirs éclairaient par le soleil. Enfin, ils arrivèrent vers deux gardes qui leurs barrèrent la route. Surprise, la princesse recula.

    Garde: « Sur ordre du préfet Juan Borgia, le prisonnier ne peu recevoir de visite. »

    Doublement surprise, la jeune femme se tourna vers le frère du préfet mais, celui-ci était aussi muet qu'elle.

    « Je suis Aliénor du Danemark, j'aimerai voir le prisonnier.»

    Le garde répondit que c'était impossible. Intriguée, inquiète la danoise demanda les raisons de cet isolement du danois, italianisé depuis bien longtemps.

    Garde: « Le prisonnier est accusé de meurtre envers feu son éminence Bastio et pour haute trahison envers la Sainte Église en divulguant des informations à la France. Il sera exécuté demain sur la place publique. »

    La princesse devient subitement blême. Les exécutions elle en avait horreur mais, depuis toute enfant, sa mère, son frère et elle étaient forcés de voir leur père donnait l'ordre d’exécution. Celui lui avait causé de nombreux cauchemars enfant mais, même à seize ans, elle n'aimait pas cela et devenait aussi blanche que la mort rien qu'au son exécution. La danoise tenta de se contenir et reprit la parole.

    « Mais...ou sont les preuves ? »

    Le second garde amusé de la situation répondit à la place de son collègue et exprima qu'ils n'avaient pas autorisation d'en dire plus sur ordre de...Juan Borgia. La danoise reprit des couleurs, a vrai dire, elle était devenue rouge de colère. Elle jeta un regard. Tuez des innocents, c'était contre nature. Les Borgia n'avaient vraiment aucune pitié, ils étaient impitoyables. Remontant les escaliers, elle tourna à gauche et s'assit sur le banc en bois de chêne. C'était horrible et quoique elle dise, quoiqu'elle fasse il était trop tard pour bien faire, pour éviter de verser le sang. En tout cas, elle ne resterait pas sans rien faire, ça non ! La princesse écrirait à son père puis à sa mère pour exprimer son envie de retourner au Danemark, Christian pouvait très bien rester ici, qu'importe. Lui aussi était aussi coupable que les autres ! Il était forcément au courant de cette histoire car, Juan et lui se disaient tout et puis il était là à se pavaner, sourire comme si rien n'était important. La demoiselle aurait aimé que son Lord protector soit présent, auprès d'elle qu'il puisse la rassurer sur ses vieux cauchemars, qu'il la serre dans ses bras et lui dise que tout irait bien.
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Cesare Borgia

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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Dim 18 Mar - 20:03

    « J’accepte vos excuses votre Altesse »

    Cesare lui jeta un regard sincère et la suivit ensuite. Ils se dirigèrent en direction de la prison où se trouvait le fameux danois. Le cardinal savait ce qui allait s’y produire, le garde serait condamné à mort. Pourtant, il pensait qu’ils auraient largement le temps de pouvoir le voir. Arrivé sur les lieux, les gardes de Juan empêchèrent l’entrée en expliquant que le danois allait être exécuté. Cesare même s’il ne le montrait pas, était satisfait que Micheletto n’est pas bâclé les choses. Bien évidemment, il se doutait que Aliénor les montrerait du doigt. Elle avait raison, mais le cardinal allait éviter que ce soit le cas. Après tout la princesse n’avait aucune preuve pour les accuser et elle n’en aurait jamais. Cesare jeta un regard noir au garde qui semblait s’amuser de la situation. Tout ceci n’avait rien de drôle, si la politique l’était, il n’y aurait en aucun cas toutes ses guerres. En organisant le meurtre du cardinal et celui du garde danois, la famille Borgia pouvait dormir une nouvelle nuit sans crainte. Le garde refusa de dire la vérité à la jeune femme, cela rassura le jeune homme qui ne voulait pas qu’on approfondisse sur le sujet. Cette dernière ne semblant pas apprécier le traitement de faveur du garde danois et de la réponse reçu puisqu’elle partit sur le champ. Cesare la regarda partir, trouvant judicieux de la laisser se calmer seule quelques minutes. Le cardinal profita de son absence pour s’adresser aux hommes de son frère :

    « Ne bâclez pas la besogne et faites preuve de rapidité, qu’on rende justice à ce cardinal. »

    Cesare fit demi tour pour aller rejoindre ensuite la jeune femme. Il avait un air sérieux et froid, il était prêt à écouter les nouvelles remarques et les foudres de la princesse. Elle était assisse sur un banc à l’écart de la prison, il s’approcha d’elle et s’installa à ses côtés. Le cardinal regarda devant lui sans dire un mort. Il s’attendait à une remarque qui ne vient pas. Sans pour autant chercher la petite bête. Cesare décida de prendre la parole.

    « Je suis désolé pour ce garde. »

    Le cardinal avait dit cela d’un ton sincère et neutre. Il ne s’excusait bien évidemment pas pour son meurtre, il se comportait comme un innocent qui cherche à consoler la personne en deuil. Enfin, Cesare était prêt à parier que d’ici quelques jours, la princesse s’en remettrait. Si ce n’était pas le cas, il faudrait peut-être mieux que la dame rentre chez elle au Danemark, elle semblait souffrir ici.

    « Vous devriez peut-être envisager de quitter Rome pour revenir au Danemark…vous avez raison, vous n’êtes pas heureuse ici. »



Rodrigo: « Ne laisses pas l'envie diriger ton cœur. »
Cesare : « Donc je suis le gardien de mon frère ? »
Rodrigo : « Oui, il a besoin de toi. Comme conseiller, comme soutien, comme cardinal. »


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MessageSujet: Re: « Jour de manigance » ▬ Aliénor du Danemark   Dim 18 Mar - 21:48

    Les excuses acceptèrent, ils reprirent leur marche. Arrivée vers les gardes, ceux-ci leurs barrèrent la route. Aliénor fut surprise certes mais, aussi contrariée. Rare était les personnes qui ose lui interdire le passage et encore moins rire d'elle. Certes, si l'un des gardes se montrait ferme il restait pas moins respectueux, ce qui n'était pas le cas de l'autre garde qui semblait s'amuser de la situation et du visage blême de la dame. Celle-ci après avoir reçue les maigres informations par rapport la condition du prisonnier, s'en alla avec toute la dignité qui lui rester. Le cardinal eut la bonté de ne pas la suivre. Aliénor ne partit tout de même pas très loin à cause de sa cheville. Elle s'assit sur le banc en chêne, lisse au toucher. Ses mains froides était plaqué contre le meuble. Le cardinal arriva alors, son air froid et sérieux était aussi semblable que celle de la jeune femme. Il s'assit près d'elle, le silence lourd en disant long sur les pensées et l'hostilité entres les deux personnes. La danoise ne répondit même pas. Il était désolée ?! Elle aussi ! La suite, assombrit l'humeur de la demoiselle qui se posa son regard glacial sur le cardinal.

    « Il aurait finit par mourir du façons d'une autres ce que je regrette c'est qu'il termine sa vie en traitre alors qu'il est innocent. Vous êtes désolée ? Moi aussi, de vous avoir donner une chance. »


    Elle se leva et se tourna vers le cardinal pour reprendre la parole.


    « Votre éminence... »


    La danoise se plia à une révérence et quitta le cardinal. Oui, elle retournerait au Danemark mais, pas avant avoir terminer ses affaires ici. Aliénor était plus que déterminer à aider Valinni, faire payer les Borgia et son frère. Ils croyaient qu'ils avaient à une enfant gâtée ?! Et bien non ! Bien décidée à se venger, elle réfléchissait déjà à ce qu'elle allait faire. video et taceo, je vois et je ne dis rien. Oui, l'espionnage serait un bon commencement puis, en plus elle saurait comment rejoindre Henrik et le cardinal il suffisait d'un grain de bravoure et trois grains de folie. La demoiselle marchait précipitamment pour s'enfermer dans sa chambre et renvoyer sèchement sa servante avec pour ordre qu'on ne la dérange plus, qu'on la laisse jusqu'à demain matin au moins . Surtout, qu'elle vienne la réveiller avant l’exécution, malgré le dégout, elle irait soutenir le danois, lui montrer que le Danemark, sa patrie ne l'oubliait pas et qu'il serait venger.
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